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ETHS - Anima Exhalare | 14 novembre 2007

---------------------J'ai  goutté le tien, suivi les labyrinthes, courbé le néant, lacune béante, pas assez grande /
j'aurai dû  ressentir la détresse dans ta chute, ce dénuement, ton refus de la vie qui nous lia par dépit / Je comprends, ressens l'addiction qui te boit vers le fond, elle court en moi, m'attire vers toi / Sans la voix, le dialogue est plus audible et seul reste ta main ses écrits qui finalement remplaceront tes cris / Une odeur de chair se dispute au parfum, prend possession de l'air / Violemment aspiré par ce trou béant, il me regarde, atome, et me lance "maintenant ou jamais" / Tous ces mots que nous n'avons jamais pu dire s'échangèrent dans le silence par les regards de nos deux être fissurés / Doux moment, douce maman... / Sans faiblir, l'animadversion alimentait ce désir furieux de contempler enfin un spectacle commun / Maintes fois, j'i écrit un scénario implacable / Chaque soir l'habit  du malheur s'ajustait, inavouable / Le temps, son oeuvre, ne laisse de ces ombres heures que des flash intercalaires de cet enfer effrayant qui nous brisa tous / Des flots d'éthanol corrosif brûlaient, tes choix, voilà ce qu'il  me reste de toi, une lente lumière chaude d'un soleil froid, ces rares instants profonds de communion voilant l'inévitable destruction / Longtemps il n'est resté des ténèbres qu'une envie impatiente de partir, de grandir abandonner l'antre imprégnée de fumée, baignée d'alcool, briser les chaînes du passé, créer l'irréel / Mon idéal viscéral perdu dans les abysses d'une obscurité absolue ces doux accords dissonants de mélancolie, stridents exhumèrent mon cadavre de l'ennui / Nu face au monde, l'asphyxie paraît naturelle, artérielle / les âges peuvent courir, l'expérience nourrir les ressentiments pourrir, les textures atonales et le temps donnent une chance de guérir / L'insecte qui pullule, grignoteur de cellules, engraissé par l'abus, menaçant de mille somations, te dévora / Emprisonné dans ta gorge, la bête affamé se referma / Te voilà maintenant parmi les nôtres, ma mère bien vaillante apaisée aux cotés de ceux qui nous construisent / En grandissent,ceux qui nous ont appris à dominer cette   sinistre folie atavique qui nous étreint toi et moi / Nous n'aurons pu faire connaissance que sur la fin, ces dernières heures muettes avant le départ, gorgées de sourires délicats d'attention, ces souffles de compréhension ont gravé à jamais ma mémoire / Je n'ai pu goûter que si peu à tout ça c'est si dur, ça me manque.

 

[j'aime]    merci [Camille]  =]

Pix: la tres belle Candice

Publié par jeff-le-skateur à 20:41:34 dans Texte | Commentaires (0) |

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