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Chers amis, DEmos vous invite à sabrer une web Veuve Clicquot à la santé de la Construction française et tout particulièrement le bâtiment.
En 2005, le secteur dans son ensemble devrait enregistrer une croissance de plus de 3% de son CA; c'est à dire le double de la hausse du PIB.
C'est surtout la construction de logements neufs qui explique cette croissance (+10.3).
La mise en chantier des promoteurs privé est en hausse de 21,6%.
Il va de soit que ces résultats battent un record vieux de 25 ans.
Le chiffre d'affaires de la construction avoisinera les 141 Mds euros fin 2005 et devrait atteindre en 2006 entre 145 et 147 Mds d'euros.
La filière d'embauche a crée 45 000 emplois en 12 mois avec 1.471.000 salariés marquant une hausse pour la 9ème année consécutive.
On aura ainsi construit plus de 400 000 logements neufs dans ce pays en 2005, et l'on estime à 420 000 le nombre d'unités pour l'année 2006.
Dans la tradition du lutin contestataire DEmos dit ... et le logement social dans tout ça...? - Le logement social : peau de zebi ... Péniblement 1800 logements de plus qu'en 2004 (40 223) alors que 75% des Français déclarent subir ou connaître une personne de son entourage étant dans l'impossibilité de se loger et que l'argent coule à flots... Ou sont les 90 000 logements sociaux que frère Borloo s'était engagé à construire en août 2004 seulement ..? A t-on vu plus chafouin que ce ministre qui a l'audace de nommer "Borloo populaire" ses propositions fiscales; plus faux-jeton que lui lors de la présentation de ses condoléances aux familles des victimes des incendies;
alors qu'il n'a pas même été foutu d'atteindre la moitié de ses objectifs ..?
Publié par demos à 18:34:13 dans L'économie de guerre. | Commentaires (2) | Permaliens
Article mis à jour le 6 octobre 2006
D'autant que désormais, le surendettement des ménages n'est plus le résultat d'une accumulation de crédits mais la conséquence de la chute vertigineuse - constatée depuis plusieurs années.- de leur revenus On appelle ces nouveaux débiteurs : les "endettés passifs".Décidément nos politologues et nos économistes sont doués pour imaginer de nouveaux concepts bien pratiques à dessein évident de noyer le poisson, de minimiser la dégradation intolérable des conditions de vie dans ce pays. " Working poor " désigne ceux dont la tâche essentielle consistent à se mettre au service d'un système qui les broie et en abuse au profit d'intérêts cupides; « taux d'imposition marginal » pour désigner les réductions de la réforme fiscale entrée en vigueur en janvier 2007 en faveur du gratin capitaliste; « bouclier fiscal » pour désigner l'exonération totale des revenus au delà d'un seuil applicable en 2007; « niches fiscales » désigne aussi les privilèges dont bénéficient certaines catégories de contribuables (ne cherchez pas, vous n'y êtes pas...). Enfin "endettés passifs" pour désigner ceux qui se muent un peu plus chaque jour en débiteurs étranglés simplement en respirant l'air qu'ils respirent.
Pour couronner le tout, selon un récent rapport (2) , l'apurement du passif de ces fameux endettés demeure parfaitement illusoire. Ainsi, 27% des débiteurs "bénéficiaires" de la législation du 3 août 2003 n'ont strictement aucune capacité de remboursement, si bien que depuis sa création, sur les 1.100.100 ménages pris en otage par un système qui fonctionne exclusivement dans l'intérêt des banques et des grandes enseignes, seulement 300.000 sont sortis de la spirale infernale du surendettement complètement asphyxiés au demeurant et réduits sans espoir d'améliorations au statut social de « sous-merde ». Précisons au passage que l'état d'endettement des ménages demeure plus alarmant encore en Grande-Bretagne (3).
Pendant ce temps, une nouvelle race de capitalistes accapare les aides publiques (4), pillent les entreprises dont ils prennent le contrôle (5) avec l'audace de négocier des indemnités pharaoniennes lorsque leur turpitudes les obligent à démissionner en violation du principe d'ordre public de la révocation « ad nutum » des Pdg (6) Et nos élus s'étonnent encore de l'image négative, déplorable de l'Entreprise en France, « cette espèce de sport de combat, déshumanisant le salarié aussi détesté par les Français que leur ancêtres détestaient les nobles. » (7)
1. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-02-07-billet-288023.html
2. Il s'agit du rapport de la commission de suivi de la loi du 3 aout 2003
3 http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-02-07-billet-288023.html
4. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-04-22-billet-333992.htm
5. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-12-02-billet-251314.html
6. http://www.tpe-pme.com/article.asp?ID=141
7. « Divorce à la française » H. Landier éd. Dunod, 2006.
Publié par demos à 15:46:34 dans L'économie de guerre. | Commentaires (4) | Permaliens
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