Sur les 200 ans d'existence des USA, les décideurs étasuniens ont fait du libéralisme quand l'Europe faisait du libéralisme et du keynésianisme quand l'Europe faisait du keynésianisme (peut importe qui l'imposait à l'autre) Il n'y a que depuis les années 80 que les étasuniens ont entraîné le monde dans le capitalisme radical. Trente années de libéralisation de l'économie crescendo pour aboutir à un désastre hilarant s'il n'entraînait derrière lui son cortège d'injustices et de victimes innocentes. En Europe, la belle idée européenne sur laquelle notre pays a constamment fondé ses espoirs, cette idée d'une Europe des Peuples put le fric. L'Afrique crève de faim. L'apocalypse règne au Moyen-Orient, la société étasunienne est en pleine décadence ... Comment espère t-elle atténuer les contradictions qui l'affaiblissent creusant un abîme en son sein à l'image de nos civilisations occidentales ..? Que les néolibéraux cessent de nous racontez leur balivernes. Tout le monde connaît, à présent, les raisons qui ont décidé l'administration Bush d'envahir l'Irak, Tout le monde a compris qu'on torture au nom de la liberté. Tout le monde a vu le traitement infligé aux pauvres de Louisiane; la violence et l'insécurité inouïe dans laquelle l'individualisme, l'égoïsme et la révolte des exclus ont entraîné cette société débile. Tout le monde s'est aperçu que les étasuniens font cavaliers seuls, et qu'ils n'offrent aucune autre alternative aux Etats indépendants que d'être leur vassaux ou leur ennemi.
Pourquoi cet acharnement ? Comment un individu tel que Bush a t-il pu parvenir à la tête de la plus grande de démocratie au monde ? Pourquoi cette montée du radicalisme religieux tant chez le musulman que le chrétien américain ? N'y a t-il pas là le signe d'une détresse tant chez l'Arabe humilié que chez le noir africain affamé ou l'étasunien isolé dans un modèle matérialiste qui ne défend plus d'autre valeur que la réussite sociale et l'argent ? Les hommes n'ont-ils pas comme point commun la nécessité de croire en quelque chose, quelque chose d'autre, quelque chose qui pourrait être différent..? Ce besoin vital échappe manifestement aux néolibéraux et nous sépare car il y a là des questions fondamentales qui transcendent de loin leur bilan de comptable poussiéreux, et sur lesquelles nous devons débattre dans l'intérêt de la pérennité de nos civilisations communes.La réalité que j'évoque est emblématique du reproche que font les néolibéraux du monde entier aux Français de trop "réfléchir" Comme si l'on pouvait impunément reprocher aux gens de trop penser !A ce sujet le lutin contestataire Demos invite ceux qui en ont encore envie à méditer sur une pensée de Shakespeare : «La réalité est faite de l'étoffe de nos songes»Toute la philosophie n'est qu'une méditation de Shakespeare a dit aussi Emmanuel Levinas avec, j'en suis profondément convaincu, beaucoup de raisonnement et de justesse....
Publié par demos à 16:29:20 dans L'économie de guerre. | Commentaires (7) | Permaliens
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