Aujourd'hui, mes chers amis, quand un Député à le courage d'entamer une grève de la faim unique dans les annales de l'Assemblée nationale, on rit de son action. Et quand le visage de la conviction avec lequel ce pays devrait résister comme il le peut au néolibéralisme; quand ce visage prend les traits d'un illustre inconnu, on pouffe; on considère son combat avec une désinvolture criminelle. Plus que jamais, nous sommes devenus les artisans de notre propre malheur, celui du déshonneur que le ridicule de Jean Lassalle parvient à honorer malgré lui et que nous élevons malgré nous. Jean Lassalle, un comique, un loufoque, réduit à des pitreries pour sauver 150 malheureux emplois dans sa vallée natale, sous la risée des Français qui se régalent de son impuissance, des européens - nos partenaires, nos amis selon toute logique - qui se délectent de nos malheurs, cocus et contents d'être désinformés et manipulés par des médias à la botte des multinationales.
Jean Lassalle; on a envi de l'appeler Général Lassalle, le fameux Lassalle, héros des guerres napoléoniennes, moulte fois blessé qui finit déchiqueté par un boulet; le même qui cria un jour à Napoléon apercevant le 11è des chasseurs : "VOILA LES BONS!" Voilà un bon, mes chers amis, Jean Lassalle ...
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Publié par demos à 16:44:16 dans Le fatalisme. | Commentaires (79) | Permaliens
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