Dans la série de visions pessimistes chères aux psychologues des foules considérant le Peuple impulsif, irritabiliste, incapable de raisonner, sans esprit critique, emprisonné dans l'exagération des sentiments, mes chers amis, nous avons assisté l'autre soir, à une comédie tragi-comique digne du meilleurs pastiche de la fonction ministérielle d'amuseur public.
Je veux parler de la présentation de la principales innovation de son plan contre le travail au noir et le chômage : le CESU, (chèque emploi-service universel) par ce triste frère Borloo en direct sur une chaîne privé.
Enthousiaste, gesticulant sur sa chaise, heureux et souriant comme un présentateur de variété, allant jusqu'à mettre en scène le journaliste du 20h, le prenant à témoin en l'appelant par son petit nom; le ministre volapuk, s'est adressé aux Français comme à de véritables débiles parfaitement convaincu qu'ils sont trop bêtes pour comprendre l'importance de sa réforme comme si nous étions assez idiots pour tomber dans un piège aussi grossier.
- Le CESU ...? Mais c'est formidable !
- Après le CPE, (l'avancée sociale la plus importante jamais proposée aux jeunes) : le CESU !
- La fourmi verte, mon cher Hugues....
- Demain, quand vous aurez besoin de quelqu'un pour porter les commissions de mémé, pour faire changer la pile du rasoir de pépé ou pour les 20 métiers qui entourent quotidiennement les ménages francais ... Eh bien il y aura la fourmi verte !
-Une véritable révolution que cette fourmi verte car tout le monde l'aura dans la poche.
- Vous verrez, ce sera comme le téléphone portable.
Hallucinant ! Proprement affligeant de débilité et vexatoire.
Ce gouvernement nous pousse à la ruine absolue; il s'abétise en même tant qu'il nous insulte.
Faire d'une réformette, sans doute intéressante, une révolution capable de juguler le chômage et la précarité engendrés par les délocalisations d'entreprises cupides c'est une chose; mais de là à se donner en spectacle, se foutre de la gueule du monde, s'adresser aux Français comme à des crétins à de quoi interpeller le sens commun . Mais ou va t on, mes chers amis, gouvernés par cette bande d'incompétents proprement liquifiés sans envergure, au fond du caniveau ...?.
Plus grave, assurément plus insidieux, l'article paru dans Libération en date du 11 courant; article rédigé par cette sotte de Vanessa Schneider au cours duquel l'on apprend que pratiquement tous les hommes politiques ont subi une opération de chirurgie esthétique.
Effectivement, dans une société où l'on vit de plus en plus vieux, mais où l'on vieillit de plus en plus vite, il se trouve que de se refaire le portrait pour paraître et pour tromper est d'une logique implacable ... Fort bien...
Mais de là à tirer la conclusion selon laquelle il faut s'attendre à ce qu'en 2007, les Français votent pour le plus beau ou si vous préférez pour celui dont l'opération aura le mieux réussi est une insulte qui dépasse la tolérance et l'entendement, indigne d'un journal d'envergure nationale.
Une analyse digne d'une cruche qui serait mieux inspirée de poursuivre sa cuisine politique à domicile et, pour le bien de tous, en contrat à temps partiel...
Mademoiselle Schneider veut tellement paraître intelligente et originale dans ses analyse qu'elle en devient ce qu'elle a sans doute toujours été pour gravir les échelons du journal qui l'embauche : une politologue de bas-étage déculottée, journaliste complaisante qui participe à une pantalonnade comme à une saison de prêt à porter, en exprimant rien d'autre qu'un discours de pseudo-savante habillé de scientisme aux fantasmes politiques des "honnêtes gentes" affolées par le socialisme.
Ces "chattering class" dont cette perruche péroxydée est l'excellente représentante n'ont, du reste, jamais aussi bien servi le pouvoir et le courant néolibéral, enlisées dans l'audimat, et la course à la productivité du futile, de l'inutile...
Vous avez donc compris, mes chers amis, pourquoi nous avons voté « non » à feu la constitution européenne... c'est la faute à Donald qui a découvert que Moustique était un petit garçon et non un jeune écureuil fougueux, il lui a troué la noisette et cassé sa cabane. Depuis c'est la guerre dans toute la forêt...
Publié par demos à 16:37:54 dans L'autoritarisme néolibéral. | Commentaires (5) | Permaliens
Publié par demos à 16:04:03 dans Récréation. | Commentaires (13) | Permaliens
Les déclinologues peuvent s'époumoner, friser l'apoplexie à vouloir expliquer que nous devons; tantôt nous adapter à l'injustice fusse dans l'espoir de mieux la combattre, tantôt la subir fataliste - comportement irresponsable pour parler lucidement - en ruminant notre triste sort – ce serait un minimum - sous couvert d'une réalité objective posée à côté de nous, et sur laquelle nous n'aurions paraît-il, aucun pouvoir d'action; nous tiendrons toujours ce postulat pour faux, contraire à toute la philosophie depuis 2000 ans, à l'Histoire de notre civilisation qui ne fut que progrès jusqu'à ce jour et qui doit le rester absolument ...
Ce que DEmos vous explique, mes chers amis, est une banalité, une évidence qu'un enfant de 13 ans serait capable de comprendre...
Publié par demos à 15:18:17 dans L'injustice. | Commentaires (99) | Permaliens
Pendant ce temps, le revenus des ménages est en chute libre depuis plusieurs décennies.
En 1985, les cadres gagnaient 4 fois plus que les ouvriers, aujourd'hui ils gagnent 2,5 fois plus.
Le risque de perte d'emploi, c'est à dire la précarité, à doublé en 20 ans, chiffre qui n'est pas prêt de s'améliorer si le CPE devait être légalisé.
Un ménage sur 2 vit avec moins de 1800 E par mois alors que selon l'Insee, pour 2005, un couple avec 2 enfants jusqu'à 14 ans est considéré comme pauvre lorsqu'il gagne moins de 1613 E mensuels.
Par ailleurs, + de 3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 620E par l'INSEE dont 33% de salariés, ces Wolking-poor qui ne peuvent même pas s'offrir une location.
Les exemples pullulent d'une fracture sociale inimaginable dans un pays qui n'a jamais été aussi riche.
Pendant ce temps en Grande-Bretagne, pays de référence des néolibéraux, les ménages britanniques croulent sous les dettes.
Le nombre de faillites personnelles a augmenté de 45% en 1 an atteignant 67.580 foyers.
Ce record, lui aussi historique, s'explique par la facilité avec laquelle les Anglais accèdent au crédit; richesse de façade, économie virtuelle, les magasins débordent de propositions de prêts de sorte que l'endettement des ménages atteint 1645 milliards avec les conséquences que l'on imagine lorsque les revenus ne suffisent plus à couvrir les intérêts des emprunts (1).
A qui profite tout ce fric que l'on ne redistribue pas et qui ne vient pas même équilibrer la balance des comptes?
Combien de temps allons-nous accepter de se faire plumer purement et simplement, de se faire manipuler par le capitalisme de catastrophe.
Mes chers amis, ce qui se passe en France comme partout en Occident est le résultat de nos choix de société et les conséquences de ces choix n'ont rien d'illogique.
C'est cela le capitalisme sauvage : l'aggravation des inégalités dissimulée derrière la croissance des principaux indicateurs économiques... point final
Sommes-nous capables d'inverser la tendance ?
En avons-nous vraiment la volonté?
Mes chers amis, cette situation est à la fois une honte et un échec.
Une honte pour un pays développé qui abandonne en chemin la partie la plus vulnérable de ses habitants.
Un échec pour notre modèle économique et social incapable d'assumer le bien être minimum à toute la population.
Les moins performants, les moins productifs, les moins instruits, les plus fragiles, n'ont pas leur place dans un système essentiellement matérialiste et destructeur qui sanctionne l'échec sans appel.
Tandis que les politiques publiques s'étiolent sous le coups de butoir du marché et de l'idéologie budgétaire libérale, mal préparés, mal armés, mal défendus, les plus démunis sombrent dans l'indigence.
Nous devons d'urgence réagir contre un système qui n'a de libéral que le nom et qui fabrique de la richesse en produisant de la pauvreté...
1. Sur l'état de l'endettement des ménages français http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-16-billet-241758.html
Publié par demos à 18:04:07 dans L'économie de guerre. | Commentaires (17) | Permaliens
Il est peu de dire que cette semaine, de Villepin joue gros, obligé de déformer la vérité pour imposer son utopie capitaliste avec la bénédiction de ce pitre de Chirac, « un exemple à suivre » selon ses propres termes.
A t-on déjà vu plus chafouin que cet individu qui a n'a pas hésité hier à considérer son projet comme « le plus social jamais élaboré pour les jeunes »..?
Feignant la colère en s'insurgeant contre « des informations erronées », promettant que « les droits sociaux fondamentaux seront respectés », assurant aussi qu'aucun titulaire de CPE ne pourra être « limogé » en raison de son cas particulier : femme enceinte, noir ou beur auquel il convient d'ajouter ceux qui devront subir l'aléa des affaires comme si c'était aux salariés et non aux chefs d'entreprise d'assumer seuls de tels risques, (lire "Les chefs d'entreprise sont-ils des assistés" http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-16-billet-241758.html ou "Les bateaux ivre de la finance" http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-10-22-billet-460988.html), alors que tout le monde sait que les politiciens sont totalement incapables de tenir ce genre de promesse.
Alors que le CPE a précisément pour objectif de légaliser le « turn over » de la main d'oeuvre non qualifiée au sein de l'entreprise; ces « working-poor » dont la tâche essentielle consistent à se mettre au service d'un système qui les broie et en abuse au profit d'intérêts cupides...
Vous ne devez vous convaincre, mes chers amis, que nous vivons dans un monde virtuel.
Il suffit de diffuser en boucle le même mensonge éhonté sur les chaînes commerciales d'information pour en faire une vérité et un argument politique : Le CPE, vous ne le saviez pas, c'est un progrès social.
Tout démontre le contraire mais il l'est point final.
Les déclinologues qui contestent n'ont rien compris.
Les chefs d'entreprise ne mettrons pas un terme aux CPE pour des raisons autres qu'objectives...
Les bailleurs loueront leurs logements à des gens licenciables du jour au lendemain, et les banques tiendront compte des revenus de CPE dans l'octroi de prêts...
Le Premier ministre l'a promis; pourquoi craindre la précarité?
Les déclinologues ont des revendications archaïques dans ce pays à constamment refuser des réformes aussi progressistes que le CPE. Qu'on se le dise...
Par ailleurs, tenez vous bien, Le chef du gouvernement a également affirmé sans rougir que « l'immense majorité des Français comprennaient le sens et soutennaient son projet » ce qui est faux nom d'une pipe !
L'immense majorité des Français soutiendrait son projet alors qu'il vient de perdre 5 points au baromètre LH2 paru aujourd'hui dans Libé, alors que 52% des Français se disent « opposés » au CPE dont 65% de jeunes bien évidemment puisqu'ils sont, pour le moment, les premiers concernés.
Voilà où nous en sommes, mes chers amis, parvenus aux pratiques de la propagande la plus abjecte.
Affirmez sans broncher des contre-vérités, stratégie néolibérale à l'image d'une administration buhs-chienne matraquant l'opinion publique quant à la présence d'ADM en Irak alors que tout, absolument tout, prouvait le contraire.
On affirme sans la moindre explication pourvu que le discours soit relayé par les médias et ça marche !
Les néolibérauxs travaillent sur les apparences en spéculant sur le virtuel, en créant une économie de façade, en fabricant un monde artificiel pendant que les institutions européennes et les gouvernements de l'Union méprisent les Peuples qui résistent en poursuivant leur réformes néolibérales à n'importe quel prix.
Il va de soi que de régresser de 50 ans en supprimant la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, c'est aussi un progrès.
Un progrès d'envoyer au labeur (j'appelle chat un chat) des millions d'enfants dès l'age de 14 ans. Franchement !
Est-ce que les richesses exceptionnelles crées par nos société capitalistes nécessitent que l'on revienne sur des avancée sociétales aussi fondamentales quand on pense que la Sécurité Sociale a été instaurée en 1945 quand notre pays était à genoux, ruiné, tout à reconstruire...?
Quant à l'Europe mes chers amis, au même titre que notre gouvernement, elle pue le fric.
L'Europe que l'on nous propose est une chimère de démocratie et de vie meilleure.
Nous devons d'urgence dénoncer cette mascarade, non pour vivre en autarcie
repliés sur nous mêmes, mais bien au contraire pour proposer et entamer avec
les Peuples européens et toutes les bonnes volontés de nouvelles négociations fondatrices d'un nouveau traité fort de l'expérience du traité de Rome et des traités successifs.
Nous devons le faire avec force et conviction si nous voulons parvenir
demain à construire l'Europe qui vaille le coup de sacrifier une partie de
notre Souveraineté : l'Europe des Peuples, pour la Paix et la prospérité
dans un capitalisme social et humain et non dans une mascarade de démocratie
et de Justice à l'image de la globalisation libérale dans laquelle se fourvoit le gouvernement français...
Publié par demos à 16:22:59 dans DOSSIER ARCHIVES CPE | Commentaires (150) | Permaliens
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