Publié par demos à 16:49:50 dans Dossier "Crise des banlieues" | Commentaires (125) | Permaliens
Monsieur Jacques Chirac, Président de la République française, petit
président, très petit mais grand fossoyeur de nos valeurs.
Vous avez entraîné ce pays dans une misère sociale, intellectuelle et
politique innommable.
Votre règne est un fiasco lamentable d'une vacuité insondable, un abîme
d'inertie et de néant.
Tous les présidents ont transcendé leur région de connaissance à la fin de
leur mandat.
De Gaulle n'a pas hésité à s'élever au dessus de tout pour proposer ses
projets ambitieux (décentralisation et monocaméralisme) dont le premier fut
adopté 13 ans plus tard tandis que le deuxième reste au combien d'actualité.
Pompidou a su transformer une crise économique en mutation économique.
Giscard peut se targuer d'avoir fait le lit du socialisme en France.
Inutile de dire à quel point Mitterrand finit son mandat dans une liberté
intellectuelle absolue.
Et Vous...?
Allez-vous enfin faire mentir Mitterrand, lorsqu'il disait que vous n'aviez
aucun sens politique?
Combien de temps encore, resterez-vous cloîtré dans votre palais comme une taupe aveugle au lieu de vous rendre sur le champs au Conseil de l'Europe, à l'Onu, partout dans le monde pour porter, promouvoir et encourager notre modèle au lieu de laisser le champs libre à ses détracteurs...?
Vous disiez que les ministres exécutent votre politique fort bien...
Exécutez en qualité d'élu aux suffrages universels directs les directives du
Peuple notamment lors du référendum européen.
Contentez-vous de faire ce que l'on vous ordonne, rien que ce que nous vous ordonnons car vous n'êtes pas le Peuple, vous n'êtes que son mandataire, un sinistre mandataire au demeurant.
Vous finirez expulsé de l'Elysées sous les oeufs pourris et le crachat de
ceux que vous avez conduit à la ruine...
Publié par demos à 17:09:11 dans Car une 3ème voie existe. | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par demos à 18:54:30 dans La décadence étasunienne | Commentaires (5) | Permaliens
Mes chers amis, le néolibéralisme est un courant de pensée incompatible avec les valeurs défendues par la Démocratie car il ne respecte pas la volonté du Peuple.
Son discours cherche à gangrener les consciences en faisant du langage un outil de propagande comme l'ont déjà fait les régimes autoritaires au cours
de l'histoire de l'Humanité en général et celle de la France en particulier,
pour acceder au pouvoir et justifier leur répression .
Dans le fil continuateur des courants pessimistes et égoïstes des siècles
passés (malthusianisme, darwinisme social et hooverisme), le néolibéalisme
s'inspire de la pensée de G. Le Bon dont les thèses ont constamment
contaminé la droite conservatrice et même la gauche lorsqu'elle s'est
exprimée sur le terrain populiste.
La caractéristique de cette pensée affligeante porte sur un préjugé
lamentable vis à vis du Peuple et de ses choix politiques.
Les néolibéraux se méfient du Peuple, du sais-je me faire "traiter" de
communiste voire de stalinien, je prendrai quelques exemples tirés d'un
article du Monde diplomatique pour appuyer mon analyse.
Replaçons au soir du 29 mai 2005, qu'avons-nous entendu de la bouches
écumant de rage des néolibéraux...?
"tsunami populaire", "catastrophe", "impasse", "fiasco", "crise majeure..."
Le vote des Français analysé comme "des cris de douleurs, de peur,
d'angoisse et de colère",
"un exécutoire malsain où l'on détournera la règle du jeu référendaire pour
cracher sa bile à la face du pouvoir".
Vision pessimiste chère aux psychologues des foules considérant "le Peuple
impulsif, irritabiliste, incapable de raisonner, sans esprit critique,
emprisonné dans l'exagération des sentiments".
Les politologues de bas-étage, journalistes complaisants qui participent à
cette pantalonnade, n'ont pas exprimé autre chose qu'un discours de
pseudo-savants habillés de scientisme aux fantasmes politiques des "honnêtes gentes" affolées par le socialisme.
Ces "chattering class" 'ont, du reste, jamais aussi bien servi le pouvoir et
le courant néolibéral, enlisées dans l'audimat, et la course à la
productivité du futile, de l'inutile...
"rage protestataire" (C.Imbert) - "masochisme", "épidémie populiste" (ce
triste S. July) - "paranoïa aiguë (F.O Giesbert).
"Une abysses d'ignorance politique" d'un peuple qui doit être "éclairé" car
on lui a posé "une question trop difficile" en le prenant pour "un étudiant
en droit' (L. de Nateuil pour le Figaro du 30 avril 2005)
Préjugé de classe encore et toujours, la France d'en haut, entrepreneurs,
décideurs, diplômés, cultivés, et la France "d'en bas", nonniste qui "s'est
trompée de vote" comme si les Français n'avaient pas compris l'enjeu
historique de ce référendum où la Star Acadamia travestissant l'analyste
politique en vulgaire propagandiste sans conscience.
Plus tard, dans cette pornographie de langage, les "foules électorales" se
transforment en "foules criminelles" des banlieues.
La "jacquerie électorale", la "thrombose sociale" et "le krach de 2002",
pourrissent tandis que l'on assiste "impuissant" à la "décomposition du
corps social".
Des "Violences délirantes qui relèvent plus du psychique que du politique"
(article hallucinant de N. Baverez dans le Point de novembre 2005).
Les "Veaux se transforment parfois en taureaux" (D. Jeambar dans l'Express
du 21 mars 2005).
Dans cette orgie de mots, les "voyous" et "les racailles" remplacent les
"chiens enragés" et les "sale vermine" comme au temps des émeutiers de juin 1848.
D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que le Peuple se trompe dans ses
choix ou commet quelques crimes.
Il est donc nécessaire de réécrire l'Histoire de France.
"Faut-il réhabiliter Louis XVI ?" (couverture de la revue L'Histoire du mois
de novembre 2005)
Pire encore, "Faut-il être indulgent avec Louis XVI?" (M. Winock, profeseur
émérite à SP).
Mais si l'on est indulgent avec Louis XVI, faut-il l'être avec Pétain?
Les Allemands doivent ils être indulgents avec Hiltler?
De Louis XVI pour condamner "la résistance à la moindre réforme", le "refus
de s'adapter au cours du monde", le rejet de "la seule ouverture tangible
qui s'est offerte" transforme ce traitre en apôtre du "Oui" à la
constitution européenne.
Si Louis XVI avait voté, il aurait voté Oui !
Il n'est jamais trop tard pour dire au Peuple qu'il n'a pas le choix.
"Le légitimisme dynastique rejoint alors le légitimisme contemporain par
lequel le conservatisme se pare des mérites de la raison et se justifie par
l'ordre nécessaire des choses" (A. Garrigou le MD 01/2005).
Légitimisme, mes chers amis, on y arrive tranquillement...
Quel serait le jugement porté par un faux-pendard mais un vrai décapité
comme Louis XVI sur l'état de la France d'aujourd'hui...?
DEmos dit "Il en sortirait agréablement surpris..."
Publié par demos à 16:12:48 dans L'autoritarisme néolibéral. | Commentaires (7) | Permaliens
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