Mes chers amis, le FSM de Caracas marque une étape décisive dans la mondialisation de la contestation alter-mondialiste. En effet, depuis 2002, deux conceptions s'affrontaient.
La première, française, est défendue par l'organisation ATTAC, (noyau à l'origine des Forums sociaux mondiaux, est-il besoin de le rappeler...), la seconde, brésilienne, siège social spirituel du FSM depuis 2001, est soutenue par le Parti des travailleurs de Lula.
D'une côté, les alter-mondialistes brésiliens estiment que le Forum doit rester un lieu de débats et de propositions totalement indépendant de tout parti politique ainsi que ses statuts le prévoient.Â
De l'autre, les alter-mondialistes français considèrent, eux, que le mouvement des Forums sociaux est parvenu au bout de sa logique associative et doit donc, s'il veut agir efficacement et éviter l'essoufflement, proposer des alternatives politiques en créant une force d'action centralisée qui agirait comme un parti politique.
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Mes chers amis, c'est la conception française qui triomphe en ce moment à Caracas car l'édition 2006, à juste titre et intelligemment, est en train de donner l'estocade à une approche anglo-saxonne des FSM consistant à agir dans un cadre communautariste, individuellement et isolé en petites sociétés civiles, par le biais de lobby, voire d'actions plus ou moins musclées, plus ou moins éthiques.
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Certes, l'édition 2006 est une tribune pour H. Chavez, au grand dam des néolibéraux qui ne manquent pas une occasion de dénoncer l'instrumentalisation de la manifestation par le Président Vénézuelien, assûremment le chef de file des contestataires Sud-américains, tandis que toute l'Amérique du Sud, continent asservi, exploité et humilié depuis des décennies par son voisin tout puissant étasunien, se socialise en même temps qu'il se radicalise pour mieux résister à une globalisation libérale imposée à coup de milliards de dollars et de menaces à peine voilées, celle-là même qui est en train de disloquer l'Europe et la France, ruiner les économies les plus fragiles et détruire l'environnement à  l'échelle de la planète.
Cette instrumentalisation par Chavez était inévitable, ou bien, il ne fallait par organiser l'édition 2006 au Venezuela; mais cela fait parti de la règle politique. C'est de la politique, et la Politique est l'art de conduire les affaires publiques.
Chavez à le courage de s'opposer à Bush. Il a besoin du FSM, par conséquent il en profite, il agit avec toute raison tandis que Chirac et la direction du PS lèchent copieusement le cul des étasuniens depuis plus de 30 ans ... ... point final...
Assez de discussions, il faut agir à présent si l'on veut être crédible...
Il existe un projet; ce projet est clairement défini depuis 2001, il est temps de se doter d'un outil pour le mettre en place. Cette outil est un parti politique.
Messieurs les syndicalistes, les humanitaires, les communistes soixante-huitards réunis en comités ou associations des anciens, les écologistes radicaux, nous vous remerçions respectueusement pour le travail énorme que vous accomplissez depuis des années. Pour vos prises de position courageuses qui  permirent l'évolution des idées et des mentalités; en un phrase : nous vous remercions pour avoir provoqué une prise de conscience des opinion publiques.
Vous avez fait de la philosophie, à présent, il est temps de faire de la Politique si vous ne voulez pas que les FSM s'essoufflent en palabres et disparaissent discrédité d'inefficacité et d'impuissance...
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