Pour quelle raison, la Constitution de la Vème République serait-elle la cause de la crise majeure que traverse notre pays ...?
Est-ce que la Constitution a favorisé le détricotage de notre législation sociale, l'injustice et la précarité... Ou bien est-ce la déréglementation, le désengagement politique et l'affaiblissement de l'Etat; le pouvoir absolue en cadeau de l'humanité au capitalisme de catastrophe qui serait la cause de tous nos problèmes ...?
Mes chers amis, la réponse a nos questions ne se trouve pas dans nos institutions et encore moins dans une VIème République qui n'aurait de République que le nom.
Car nous devons nous convaincre; le Ministre de France Sarko ne fait pas dans la dentelle avec son projet hallucinant de VIème république, sinistre Katrina pour la démocratie française.
Non seulement, ses propositions dénotent un mépris du Peuple qui dépasse l'entendement, mais surtout, une telle réforme conduirait le pays dans un cahot constitutionnel indescriptible face à la première crise politique.
Alors que la communauté réclame depuis des décennies une plus grande reconnaissance des citoyens (notamment des minorités), que l'intérêt général commande de rapprocher les citoyens de leurs représentants pour toujours plus de Démocratie et de Justice; le tirailleur Sarko propose : Il faut accroître les pouvoirs du Président de la République, lui permettre, au besoin, de s'adresser directement à l'Assemblée nationale pour lui dire ce qu'elle doit voter, faire en sorte que le Parlement ne vote plus que des « résolutions », réduire le rôle du 1er Ministre à celui de « coordinateur ».
Mes chers amis, nous sommes face à un véritable défi en cette année 2006.
Créer dans la plus parfaite légalité un véritable dictateur des temps moderne,
pied de nez ironique à ce foutre d'Aristote comme si le Droit suffisait à se protéger d'une quelconque dictature; comme si le statut des Juifs n'était pas du Droit en 1941... L'article 16 permanent.
L'accroissement du rôle du chef de l'Etat alors que la Constitution de 1958 le dote déjà de pouvoirs institutionnels exorbitants; c'est nécessairement en faire un despote.
Qu'est ce qu'un régime dans lequel le chef de l'Etat est autorisé à interpeller l'Assemblée nationale, une Assemblée qui ne rendrait plus que des « résolutions » (juridiquement des incantations sans force de loi), dans lequel le 1er Ministre serait réduit au rôle de « coordinateur »...? Un tel régime n'est rien de moins qu'une dictature politique.
On ne peut ignorer plus longtemps les risques que les néolibéraux sont disposés à nous faire prendre pour protéger et assouvir leur interets cupides.
Un capitalisme fascisant nous guête...
L'autoritarisme s'installe en France comme il s'installe partout où règne le carcan néolibéral.
Moins de pouvoir aux juges, plus à la police;
moins de pouvoir à la loi, plus à l'exécutif et de surcroît, un exécutif réduit à un homme doté de pouvoirs absolus.
Mais ou va t-on...?
La France a connu 15 constitutions en 180 ans.
Chacune de ces constitution a été rédigée pour l'éternité; 3 régimes présidentiels, le pouvoir collégial, la dictature de l'exécutif, puis celle du législatif pour finalement aboutir à un texte quasiment parfait, un texte d'une modernité incroyable qui s'est toujours adapté aux crises politiques, qui n'a jamais contrarié la volonté du Peuple, une perle qu'on ne peut modifier et encore moins transformer sans la plus grande précaution.
Gardons-nous d'oublier que la Constitution de la Vème république nous a permis de traverser toutes les crises majeures et non des moindres comme par exemple, la guerre d'Algerie, mai 1968 et 1981, et surtout les cohabitations, là où les autres constitutions ont conduit les régimes aux coups d'état.
On voit bien que l'objectif des néolibéraux est une véritable stratégie de détricotage de notre modèle.
Les néolibéraux et les hommes qui animent ou le soutiennent ce courant terroriste passe son temps à miner la confiance des citoyens dans le but évident de s'appropriéer tous les pouvoirs et d'instaurer une dictature néolibérale qui ne prend même plus la peine de cacher sa figure de pouacre...
Publié par demos à 17:57:43 dans L'autoritarisme néolibéral. | Commentaires (3) | Permaliens
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