Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Demos, le blog...

Le modèle Français en danger

Utopie capitaliste et haine du pauvre... | 29 décembre 2005

Mes chers amis, Bush a promis de reconstruire la Nouvelle-Orléans « plus
grand et mieux ».
Déjà les entreprises privilégiées du président comme Halliburton, Shaw et
Blackwater Security, spécialisées dans le capitalisme de catastrophe,
commencent à bénéficier de cette reconstruction tout juste repus des profits
colossaux engrangés sur les rives du Tigre en Irak
Elles profitent de ce marché du malheur pour purifier la ville de sa
population noire et pauvre, la reléguant dans les bayous pour ériger
notamment à la Nouvelle-Orléans, un nouveau Disneyland du jazz.
Après avoir échoué à transformer l'Irak en « un laboratoire du
néolibéralise »,
les Étasuniens cherchent a faire jaillir des ruines de Katrina une véritable
utopie capitaliste sur le dos de millions de gens.

« Nous allons faire du littoral un pole d'attraction magnétique pour la
libre entreprise. Pas question de reconstruire une Nouvelle-Orléans dominée
par le secteur public". (J. Wilke 15092005 au Wall Sreet Journal)
« Enfin les cités de la Nouvelle-Orléans ont été nettoyées; ce que nous
n'avons pas su faire, Dieu s'en est chargé. »
Autre déclaration du célèbre républicain louisianais R. Baker qui révèle
l'égoisme de la classe politique néolibérale, quelle soit blanche ou noire
parfaitement insensible au sort de leurs conscitoyens pauvres des cités
délabrées et des zone marginales.
Elle révèle outre sa nature égoiste, une haine du pauvre qui dépasse
l'entendement car même la Bible avait au mieux pris la peine de s'émouvoir
du sort des indigents (selon la Bible les pauvres souffrent sur terre, mais
ils seront récompensés au Paradis de sorte que les riches jouissent de leur
richesse tout en enviant les pauvres pour leur félicité dans l'au-delà).

1) Une utopie de capitalisme

En réalité, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la pensée
néolibérale.
Elle n'est pas dans la logique de la philosophie libérale défendue jusqu'ici
par les philosophes materialistes.
D'abord elle trahit les fondements et les valeurs de ses défenseurs les plus
prestigieux.
Je pense à Epicure bien entendu et sa philosophie de la joie;
je pense aussi à Horace avec sa célèbre formule « Carpe Diem » et, surtout,
je pense à Spinoza qui a constamment combattu la Religion à travers nos
illusions en nous libérant, en quelque sorte, de son joug.
La philosophie néolibérale trahit le materialisme qui lui a donné le sein
car elle est devenue une religion, un idéal, une utopie capitaliste.
C'est un modèle économique qui s'impose comme un régime politique (cf feu la
constitution européenne).
Ainsi, l'économie libérale ne serait plus destinée à satisfaire des besoins
fussent-ils privilégiés favorisant au passage le sort de malheureux, elle
est devenue une façon de voir les choses, de penser l'homme, son
environnement et sa destiné.
Elle est devenue la pensée unique.
Elle demeure bien plus dangereuse que le communisme et le fascisme réunis.
C'est un dictature qui s'installe dans une pacification sociale affligeante.

2) La haine et le mépris du pauvre

Mais il y a pire encore car dans cette illusion de liberté, les néolibéraux
n'hésitent pas à employer les moyens les plus vils pour imposer leur idéal
de société, à prôner le révisionnisme historique, à favoriser la tolérance
de l'atroce, à déterrer les Hommes du passé pour leur faire dire n'importe
quoi, à manipuler les consciences pour agir sur les libertés publiques, en
infiltrant tous les secteurs, de snober la volonté du peuple, de monter les
gens les uns contre les autres, de condamner l'idéal en se comportant
finalement en intégriste de la pensée, et mentir devant l'évidence comme le
faisaient les curés sous la IIIèm république, faire exactement le contraire
de ce que l'on dit et surtout, mes cher amis, prôner avec une audace inouïe
la haine et le mépris du pauvre et des faibles.

Ce mépris du pauvre, le lutin contestataire DEmos l'a cherché dans l'histoire de la pensée et des idées car jusqu'à présent la pensée libérale tentait de nous épargner toute mauvaise conscience au sujet du pauvre, mais sans nous inciter à le détester.
Ce qui a changé, c'est cela...
J'écris ce qui a changé, mes cher amis, sans évoquer la nouveauté car cette
révulsion du miséreux est un atavisme du néolibéral (surtout aux USA) qui
tire sa lie pour ne pas dire sa goutte de pisse de funestes philosophies du
milieu du XIXème siècle, époque où le regard posé par la société sur ses
pauvres se durcit considérablement.

Ce sont le financier D. Ricardo et le Pasteur pentecotiste T.R. Malthus qui
vont semer les graines du néolibéralisme.
Selon cette théorie : Les ressources de l'humanité ne permettent pas de
subvenir aux besoins de l'homme.
Ils y en a trop sur terre; si les pauvres sont pauvres, c'est de leur faute
car ils ont une fécondité excessive.
La pauvreté ayant sa cause dans la couche, les riches ne sont pas
responsables de son existence et n'ont donc aucune obligation morale ou
juridique vis à vis des nécessiteux et de leur funeste condition.

Autre source, « le darwinisme social » ne demeure t-il pas le terreau idéal
du néolibéralisme...?
Dans la même lignée que le malthusianisme, le darwinisme social considère
que l'élimination des pauvres serait le moyen utiliser par la nature pour
améliorer la race.
La qualité de la famille humaine sortirait renforcée de la disparition des
faibles et des déshérités.
Ainsi, pour Spencer (non Darwin pour info) dans la vie économique comme dans
la biologie, la règle suprême, c'est la survie des plus aptes.
En somme, la libre concurrence serait à l'économie, ce que la sélection
naturelle est à l'amélioration des espèces.
On voit bien que dans cette théorie, le faible est complètement déshumanisé
et il apparaît parfaitement logique qu'une société qui applique un tel
système ne s'en préoccupe pas.

Enfin, évoquons les thèses de C. Coolidge et surtout H. Hoover pour le XXème siècle.
-Tout aide publique aux pauvres ferait obstacle au fonctionnement efficace
de l'économie.
Il est de l'intéret suprême de préserver la société en n'aidant pas les
pauvres, du reste aussi, dans leur propre intérêt car tout aide décourage
l'effort, entraîne le désoeuvrement du paresseux et favorise l'assistanat.
Par conséquent, un individu tombant dans la pauvreté où ne parvenant pas à
en sortir est un faible qui ne doit sa situation précaire qu'à son manque de
volonté ou sa nature rigide.

En conclusion, la recherche d'évacuer toute mauvaise conscience au sujet des
pauvres par le mépris et la haine est devenue une préoccupation majeure
des néolibéraux pendant que s'affine jour après jour leur idéologie macabre...
« Je veux une France qui bouge ! » clamait le Ministre de la France, Sarkosy...
Une France qui bouge avec Malthus et son cortège de vieilles conserves
cabossées...
Une France ratatinée que les Français refusent ...

Publié par demos à 17:29:32 dans L'autoritarisme néolibéral. | Commentaires (0) |

Etasuniens et terrorisme... | 26 décembre 2005


Mes chers amis, connaissez-vous messieurs Orlando Bosch et L.Posada Carriles...?
Ces tristes individus sont des terroristes et la justice de leur pays les a condamné à des peines infamantes de nature criminelle.
Ainsi, Bosch a été reconnu coupable de l'organisation d'un attentat à la bombe en 1976 causant le crash d'un DC-8 de la ligne cubaine et faisant 73 victimes innocentes,
Carriles, lui, arrêté en 1976 au Vénézuléa, emprisonné à San Juan de los Morros, évadé en 1985  avec l'aide de puissants "amis"; admis publiquement être responsable des attentats perpétrés à la Havane, finalement arrêté en 2000 au Venezuela alors qu'il préparait un attentat contre Fidel Castro, bénéficia de l'hospitalité de Bush en personne après une grâce pour "raisons humanitaires" accordée par la présidente du Panama 2 jours avant la fin de son mandat, rapatrié sur le champs aux USA en mars 2005, où il est aujourd'hui soumis à aucune procédure judiciaire, protégé par l'administration bush qui refuse de l'extrader vers le Venezuela demandeur d'extradition; coule ainsi des jours heureux aux USA dans la plus parfaite quiétude....
Ah elle est belle, la lutte mondiale engagée par les USA contre le terrorisme mondial...!

Publié par demos à 23:46:22 dans La décadence étasunienne | Commentaires (2) |

Un régime s'installe... | 22 décembre 2005

Chers amis, chers futurs électeurs, les libertés publiques sont menacées dans notre pays. L'état d'urgence n'est qu'une suite d'atteintes aux droits fondamentaux entamée depuis au moins 20 ans qui trouve son apogée depuis les bombardements de New-york. Dans la foulée du Patriot Act obésicain, la loi Vaillant de 2001, élaborée sous le gouvernement minabiliste de L. Jospin, posa les fondations d'une construction sécuritaire que le ministre de la France, N. Sarkosy, s'apprête encore à fortifier (loi Perben 2002, loi Sarkosy 2003, Perden 2 en 2004, projet de loi contre le terrorisme dès 2005 à l'Assemblée etc...)  Tous ces textes visent à augmenter le pouvoir de police et à limiter le pouvoir de la Justice. N'avons nous pas entendu, un ministre de la République conseiller aux Parlementaires de ne pas saisir le Conseil constitutionnel lors du vote de l'état d'urgence afin d'échapper à la censure de la juridiction suprême..? Affligeant...


Désormais, sans vrai débat et avec l'assentiment de presque tous, sont devenus légaux alors qu'ils ne l'étaient pas :


les contrôles d'identité sauvages,
les interrogatoires par vidéoconférence,
la création d'infractions incompatibles avec le principe constitutionnel de la légalité des délits et des peines (infraction de "criminalité organisée" par exemple),
la fouille de véhicules lors de "simple enquète préliminaire",
le fichage et la conservation de données Internet relevant de la vie privée,
l'anonymat du témoin qui transforme le citoyen en infame délateur,
les prisons pour mineurs,
les sanctions éducatives à partir de 10 ans,
la rémunérations officielles des balances,
l'étendu des cas de perquisition et d'écoutes téléphoniques,
l'étendu du délai de rétention adminitratif,
la justice privée et les milices.
etc..


On est bien loin de la loi "Sécurité et liberté" de 1981 qui avait soulevé un tolée !
Nous en sommes au point où 11 des 24 propositions du Front national en matière de justice et de policie ont déjà été mises en application par les gouvernement Raffarin et de Villepin.
C'est dire à quel point l'autoritarisme s'installe en France comme il s'installe partout où règne le carcan néolibéral.
Voilà le constat : une "chaine pénale" pour reprendre l'expression du filou Sarko.
Moins de pouvoir aux juges, plus à la police; moins de pouvoir à la loi, plus à l'exécutif.
Ces moyens cohersitifs ne sont plus encadrés par le droit pénal.Ils visent tant les mouvements sociaux que l'action syndicale, les SDF que les prostitués, les Français que les étrangers ...  ils touchent tout le monde sans ostracisme. C'est un régime qui s'installe ...


L'appel à la tolérance zéro fonctionne comme un leurre qui déplace l'intolérable injustice de nos sociétés néolibérales vers la peur d'un avenir encore plus sombre demain, menacer de plus de pire les individus pour mieux les tenir enfermer dans un carcan de concessions ...  Les néolibéraux exploitent nos peurs profondes pour nous diviser, prétendent agir dans le but de protéger le tissu social  alors que ce gouvernement de traitres le disloque, sabote notre économie, sape le moral des Français et nous prépare un XXIème siècle au fronton de  l'autoritarisme et de la vision de son prochain en un danger potentiel - Distiller la peur en détruisant la fraternité, distiller la peur pour agir sur les libertés, distiller la peur et creuser les inégalités, diviser pour régner ...

Publié par demos à 18:01:05 dans Dossier "Crise des banlieues" | Commentaires (2) |

Réalité ou rêve...? | 19 décembre 2005

Mes cher amis, voici un extrait des "Orientales" que j'ai tirées d'un cours de 3ème intitulé "Réalité et imagination"

Je vous rappelle que Victor Hugo n'a jamais mis les pieds en Orient.
Qui mieux que lui pouvait répondre à la question de la réalité...?



Oh! laissez-moi ! c'est l'heure où l'horizon qui fume
Cache un front inégal sous un cercle de brume,
L'heure où l'astre géant rougit et disparaît.
Le grand bois jaunissant dore seul la colline.
On dirait qu'en ces jours où l'automne décline,
Le soleil et la pluie ont rouillé la fôret.

Oh! qui fera surgir soudain, qui fera naître,
Las-bas, - tandis que seul je rêve à la fenêtre
Et que l'ombre s'amasse au fond du corridor,-
Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,
Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,
Déchire ce brouillard avec ses flèches d'or !


Qu'elle vienne inspirer, ranimer, ô génies,
Mes chansons, comme un ciel d'automne rembrunies,
Et jeter dans mes yeux son magique reflet,
Et longtemps, s'éteignant en rumeurs étouffées,
Avec les mille tours de ses palais de fées,
Brumeuse, denteler l'horizon violet !

Publié par demos à 19:43:57 dans Récréation. | Commentaires (94) |

Les Français innovent... | 17 décembre 2005

Mes chers amis, un sondage réalisé par Ifop pour le compte du salon des entrepreneurs à l'échelle européenne a donné des résultats édifiants.
Les Français se situent dans le peloton de tête européen des créateurs d'entreprise.
25% des personnes interrogées expriment l'intention de créer leur entreprise à 8 points au dessus des Allemands, 6 des Italiens et 13 des Espagnols (28%pour les Anglais).

Par ailleurs, 36% se déclarent prêts à le faire dans les 2 prochaines années, plaçant ainsi les Français en première position des Européens cultivant l'esprit d'initiative (29% pour les Anglais, 27% les Italiens, 33% les Allemands et 32% les Espagnols).
Le lutin contestataire Demos entends d'ici les perturbateurs prétextant qu'il ne s'agit que d'un sondage.
Certes, mais il faudra alors nous expliquer la formidable explosion des créations d'entreprise enregistrées en France en 2004 (224.000 entreprises crées soit une hausse de 12% par rapport à 2003 qui était déjà une année record). L'explosion des introductions d'entreprises à la bourse de Paris cette année (+58%).
La proliférations des cabinets d'avocats d'affaires étasuniens sur la place de Paris (+180%) depuis le début de l'année etc...

On est donc loin de l'image d'assistés socialisants et de fainéants bon à rien que le Medef avec la complicité d'un gouvernement archi-menteur et archi-manipulateur tentent de nous inculquer à coups de  couvre-feu et d'incantations alarmistes.
Sachant que le salarié français est en plus le plus productif parmi tous nos partenaires économiques y compris les USA, (rapport de l'OCDE) il serait temps que l'on comprenne que toutes ces balivernes sur une prétendue catastrophe économique latente et la nécessité de mettre un terme d'urgence  à l'exception française sont de sinistres manipulations destinées à asseoir le néo-libéralisme dans nos têtes.

Le français cultive l'esprit d'entreprise, innove et demeure le plus productif. Les chiffres sont là pour le démontrer alors que nous sommes assommés de travail, qu'on nous demande toujours plus pour toujours moins.
A qui profite le fruit de cette productivité ?
A qui profite les milliards d'euros que la classe moyenne, l'artisanat et les PME payent chaque année pour compenser les cadeaux que fait la droite à cette poignée de capitalistes cupides ?
A qui profite tout ce fric alors que toutes les études font état d'une paupérisation croissance des ménages et d'un démantèlement historique de notre protection sociale?
Pendant combien de temps allons-nous nier l'évidence qui est là, sous nos yeux?
Ils nous bananent sans la moindre pudeur...

Publié par demos à 16:34:23 dans L'économie de guerre. | Commentaires (3) |

1| 2| 3| >>