Il était une fois, un vieux machin, ridicule et médiocre, que l'on appelait Main de Fer parce qu'il s'était ruiné à la force de son poignet.
Il dirigeait un atelier de contrefaçons dans lequel une équipe de bras-cassés fabriquait de fausses mains; des mains artificielles grossièrement imitées qu'une association de malfaiteurs utilisait pour leurs carambouillages, et dont les touristes étaient les principales victimes.
Le produit de ces rapines était fourgué, en sous-main, aux honnêtes gens démagogues qui, bénéficiaires du délit de la main à la main, fermaient les yeux sur ce trafic.
On le voit parfaitement, des activités très louches sur lesquelles Main de Fer gardait un oeil bien ouvert; particulièrement sur la comptabilité de son principal receleur, un bourrin sans envergure répondant au sobriquet Trentenerfs, que Main de Fer avait dans le nez à cause de ses infirmités de cul-de-jatte et de cyclope cumulées.
En réalité, ce pauvre Trentenerfs aussi déloyal dans sa besogne délictueuse que bête comme les pieds qu'il n'avait pas, ne foutait rien de ses cinq doigts étant manchot de naissance et se déplaçait en cageot à légumes ce qui n'était pas une bonne couverture selon son complice.
Or, une nuit, pendant que trentenerfs dormait sur ses deux oreilles dans son sac de couchage, le lutin DEmos qui n'en ratait pas une, dit à ses compagnons :
- Si on allait embêter ce pauvre trentenerfs rien que pour rigoler,
- Excellente idée! Youpee! Faisons chier Trentenerfs !
En deux ou trois tours de mains, les lutins emportèrent toutes les prothèses qui traînaient dans la planque du receleur trentenerfs, y compris la fausse main du terrible parrain, puis ils s'enfuirent à pied, les mains dans les poches.
Ce pauvre Trentenerfs eut beau crier: "Aux voleurs ! Mettez les mains en l'air !". Hélas les lutins disparurent à toutes jambes en faisant main basse sur les pognes du voleur volé. Ce pauvre Trentenerfs n'eut alors pas d'autre choix que de prendre ses prothèses de bois à son cou dans l'espoir d'échapper à la vengeance de l'horrible Main de Fer.
Le lendemain matin, quand le chef maffieux apprit de la bouche d'une oreille indiscrète le barbotage de la main à laquelle il tenait comme à ses yeux, il eut une dent contre ce pauvre trentenerfs et décida de lui faire casser le nez.
Il recruta immédiatement un homme de main lorsqu'un pied bot arrivant en courant proposa de lui prêter main-forte et lui dit :
« Ne vous cassez pas la tête, Main de Fer !
On a surpris votre bras-cassés la main dans le sac, à deux doigts de fourguer votre main avant qu'on lui coupe l'herbe sous les pieds et lui fasse une grosse tête. »
- J'en aurais mis ma tête à couper ! L'avez-vous traité par dessus la jambe ?
- Tout à fait, on a réussi à lui mettre la main au panier mais c'était vide...
- Qu'on lui fasse une tête-à-queue et qu'on lui mette un doigt dans l'oeil, ça lui fera de belles jambes !
Ce pauvre Trentenerfs, pleurant la tête plonger dans son unique main, dit à son tortionnaire avec son langage:
"Que je suis malheureux, j'ai la tête dans le cul maintenant qu'on m'a mis à l'index, je m'en mords les doigts, je n'ai plus qu'une main, ce n'est pas le pied !"
Conclusion de cette lamentable histoire, dans la vie, pourvu qu'on ne soit pas trop tête en l'air, une main lave l'autre ...
Publié par demos à 16:05:08 dans Récréation. | Commentaires (23) | Permaliens
Mes chers amis, le Premier ministre, brillantiné comme un vieux-beau, vient de rendre compte de ses propositions à l'occasion de la présentation de son fameux plan social.
Lamentable ! Scandaleuse manipulation vide de sens, pommade socialasse que la coqueluche des quinquagénaires mal-baisées a étalé en grosses couches bien épaisses devant un parterre de résidus syndical, relayée par des médias fiers de s'auto-censurer...
Il n'y a rien, strictement rien...
Le gouvernement ne sait plus comment échapper au tsunami social qui se prépare ... les syndicalistes se sont discrédités, les hommes politiques sont des pitres à la botte de multinationales.
Jacques Chirac se taire dans son bureau Elyséen, fin de règne lamentable pour le président de la République le plus nul que ce pays ait jamais connu de son histoire...
Mes cher amis, en 1940, les pétainistes, les moralistes, les curés antisémites et anti-républicains ont profité de la défaite militaire pour ruiner notre pays;
aujourd'hui, dans cette guerre économique menait par les néo-libéraux à l'échelle planétaire contre notre modèle, ce gouvernement sabote l'économie, sape le moral des Français, fait voter l'état d'urgence, ordonne aux CRS de matraquer les élus ...
Non seulement l'extrême droite n'a jamais été aussi proche du pouvoir, mais de surcroît, elle s'est faite une tête d'honnête citoyenne, défenderesse des Libertés bafouées en la personne de Nicolas Sarkozy au point d'en évincer son cyclope.
La droite néo-libérale nous ruine... Ce gouvernement est lamentable.
Qui peut croire raisonnablement que Jacques Chirac se maintiendra à la tête de l'Etat jusqu'aux élections de 2007...?
Publié par demos à 16:55:51 dans DOSSIER ARCHIVES CPE | Commentaires (75) | Permaliens
Chers amis, le néolibéralisme favorise l'aggravation des inégalités dissimulées derrière la croissance des principaux indicateurs économiques. Le Peuple français récuse un tel système. Sommes-nous capables de définir une autre voie ? En France, près de 3.7 millions de personnes vivent dans la grande pauvreté (moins de 600 E mensuels selon l'Insee). C'est plus de 6% de nos concitoyens qui sont ainsi confrontés à la misère quotidienne, et parmi eux des million d'enfants. Cette situation est à la fois une honte et un échec. Une honte pour un pays développé qui abandonne en chemin la partie la plus vulnérables de ses habitants. Un échec pour notre modèle économique et social incapable d'assumer le bien être minimum à toute la population. Les moins performants, les moins productifs, les moins instruits, les plus fragiles, n'ont pas leur place dans un système essentiellement matérialiste et destructeur qui provoque et sanctionne l'échec sans appel. Tandis que les politiques publiques s'étiolent sous les coups de butoir du marché, et de l'utopie néolibérale, mal préparés, mal armés, mal défendus, les plus démunis sombrent dans l'indigence. Nous devons d'urgence réagir contre un système qui travestit sans vergogne le libéralisme originel et qui se nourrit en produisant de la pauvreté...
Publié par demos à 16:03:01 dans Le fatalisme. | Commentaires (30) | Permaliens
Chers amis, chers futurs électeurs, le fantôme de la réalité économique accable le pays,
neutralise la réflexion et l'action alternative. Le martinet libéral flagelle constamment l'individu de misère et de solitude, le maintien dans un état de panique permanente, l'encourage à l'égoïsme et à la prévarication à la périphérie de la barbarie dans un carcan de société où la Liberté, l'Egalité ont été jeté au sol et piétiné, ou la Fraternité est souillée de méfiance, de préjugés et de reproches ... Le fantôme de la réalité parvient à faire croire à la pensée qu'elle ne choisit pas. Il a presque gagné.
Il nous pousse au bord de la fenêtre et nous ne cessons de tomber avec lui. A cet instant de raison, la culpabilité est immense, elle a sauté dans l'autre camps car, toute critique sévère du trop plein de réalité est assimilée à une critique radicale, donc inopérante; utopiste, donc crédule... le plus souvent ridiculisée par une arrogance tranquille et une distanciation faussement mondaine...
La gauche des notables, affligeante de médiocrité, ne cesse de s'excuser à s'essuyer les pieds des beaux quartiers avant d'entrer, sans jamais oser parler à table, priée de finir son assiette en silence dans cette ripaille capitaliste, de peur de rien...? de peur de quoi..? - commettant, elle aussi, son erreur historique en préférant le risque des lâches, cette fois pour de bon, de parjurer le Socialisme et partant l'espoir d'un futur meilleurs -... La direction du parti socialiste a fondu dans un idéalisme de Champagne tiède et d'amuse-bouche rassis. Elle se croit délicate, polie, discrète et démocrate en se regardant ne pas lutter pour vivre mais en vérité, elle se bouche le nez pour ne pas sentir son odeur du fond de teint d'avec lequel les putes de luxe cachent leur laideur et leur salacité.
De l'autre côté, aux gens qui s'appauvrissent, les néo-libéraux disent qu'ils sont encore bien trop riches. Ils ne le disent pas comme ça. Ils disent "Vous vivez au dessus de vos moyens" et ce discours bien entendu les enrichit. La réalité n'est pas tant ce que les gens subissent mais le pire dont on les
menace ... Et les dominants prêchent la réalité pour accéder aux tribunes et distiller leur sape en y échappant ou en la subissant non sans de fortes compensations. Ils n'ont pas de religion; ils n'ont pas de pays; ils n'ont pas de morale, encore moins d'éthique; ils s'adonnent à un festin de réel qu'ils consomment avec avidité en s'étonnant de le trouver immangeable ...
Publié par demos à 13:58:09 dans L'injustice. | Commentaires (51) | Permaliens
Mes chers amis, on nous bassine depuis des lustres à propos d'un inconvénient majeur des politiques de relance : elles causeraient une inflation galopante source de déficits inadmissibles dans une économie saine et responsable.
On ne peut, ânonnent en coeur les futurs chômeurs des écoles de commerce et de sciences-économiques, dépenser plus qu'on ne gagne... Fort bien...
Mais alors il faudrait m'expliquer en quoi se serrer la ceinture nous récompense t-il de nos efforts ?
Sommes-nous bénéficiaires en terme économique et en éthique d'abandonner sur le chemin plusieurs millions de nos compatriotes au nom de cette sacro-sainte stabilité, au nom de l'équilibre budgétaire ? Un équilibre qui est une chimère et pour cause...
Non seulement, L'Occident croule sous le déficit, mais ce déficit est bien plus important que celui qui existait à l'époque où l'on pratiquait le Keynésianisme.
Non seulement la maîtrise de l'inflation creuse les inégalités en nourrissant l'exclusion et l'injustice (33% des salariés vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 620E par l'INSEE) mais en plus, nous ne parvenons même pas à tirer le moindre avantage individuel ou collectif de ce protestantisme idéo-économique historiquement et statistiquement erroné qui nous pourrit la vie au point de mettre notre civilisation en danger.
Il va de soit que ce constat est mondialisé tout autant que le néo-libéralisme.
A qui profite tout ce fric que l'on ne redistribue pas et qui ne vient pas même équilibrer la balance des comptes?
Publié par demos à 19:49:15 dans L'économie de guerre. | Commentaires (4) | Permaliens
Commentaire