Publié par demos à 18:23:49 dans L'économie de guerre. | Commentaires (10) | Permaliens
Article mis à jour le 1octobre 2006.
Le matérialiste-réaliste à une secrète horreur du Beau, seul l'intéresse le Succès comme les bigotes nomment parfois vulgaire la beauté qu'elles se défendent d'admirer. "Or, le peuple américain ne veut pas reconnaître ce qu'il sait parfaitement : à savoir que son mode de société ne peut pas
perdurer dans ces conditions. Son hégémonie est devenu insupportable, par la force militaire et la puissance de son économie, l'Amérique empêche les peuples ambitieux de construire la société que nos pères idéalisaient. Nous ne sommes plus chez nous, libres de choisir notre futur sauf à passer par la dictature du marché ( le débat sur le référendum européen en est un exemple affligeant). On peut dire objectivement que l'Amérique a rendu impossible la réussite d'un humanisme social européen pour l'avoir gangrené par sa puissance économique depuis 20 ans, aidé des Anglois dans une volonté commune de l'abattre. Consciemment ou inconsciemment, les USA poussent au déclin de la civilisation occidentale. La prise de conscience que cette réalité imposée n'est pas conforme à celle promise et conceptualisée par l'homme politiquement libre n'aura de cesse de grossir. Quand elle aura atteint son paroxysme, rien de pourra la stopper. C'est une guerre de l'opportunisme matérialiste contre la pensée qui est perdue d'avance pour les tenants de l'ultra-libéralisme car un système qui fabrique de la richesse en produisant de la pauvreté est voué raisonnablement à disparaître...
1. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-10-05-billet-449113.html
Publié par demos à 11:21:14 dans La décadence étasunienne | Commentaires (15) | Permaliens
Chers amis, la Démocratie Directe est l'émergence d'un nouveau type de citoyen qui ne se reconnaît pas dans le système politique actuel. C'est un citoyen responsable, intéressé par la vie de sa cité qui désire participer aux décisions. Il consent à une délégation d'application de ses décisions mais n'admet pas qu'un élu se substitue totalement à son arbitrage. Le fonctionnement actuel de la démocratie, vertueux dans son principe, cache une dérive caractérisée par la captation du pouvoir par les partis. On observe également une évidente contradiction entre les promesses des candidats de tous bords lors des campagnes électorales et les dispositions qu'ils prennent une fois parvenus au pouvoir. Depuis des années, pas seulement en France, la désertion plus ou moins importante des électeurs entraîne l'accentuation du décalage entre les citoyens et leurs représentants.
Cette abstention entraîne également la sur-expression des électeurs engagés dans une action militante et le discrédie des élus dont la légitimité est mise à mal par l'abstention. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, non sur les appareils politiques. Passons-nous de ces intermédiaires. Unissons-nous, en faisant front solidairement à nos problèmes et vous constaterez que l'intérêt individuel peut servir l'intérêt collectif et qu'inversement l'intérêt collectif peut renforcer l'intérêt individuel dans sa diversité. Une proposition de loi a été déposée en juin 1999 afin de donner un cadre juridique à la carte de vote électronique qui permettrait aux citoyens de participer directement à certains projets à l'échelle communale. Bien entendu, le domaine d'application de la carte de vote électronique n'aurait de cesse de s'étendre dans le but de donner à cette initiative une dimension nationale. Je rappelle que le projet de carte de vote électronique n'a strictement rien à voir le système en vigueur aux USA.
Publié par demos à 09:43:28 dans Car une 3ème voie existe. | Commentaires (4) | Permaliens
Chers amis, la France est en état d'urgence.
Depuis le 9 novembre 2005, nous ne devons pas perdre de vue qu'il y a dans ce pays des espaces où le gouvernement peut ordonner à la police de procéder à des arrestations massives, où il peut interdire les manifestations, censurer les médias, interdire les réunion, fermer les salles de spectacle, perquisitionner et restreindre les mouvements des personnes sans devoir fournir de preuves ou de raisons justifiant de telles actions.
Depuis les émeutes de novembre la police a procédé à 3 000 arrestations et 1 700 CRS sont postés dans les cités de banlieues.
Cette mesure extraordinaire digne d'un état policier a été pratiquement cautionnée par toute la classe politique, y compris par la direction actuelle du PS, une tête de serpent sournoise, corrompue au néo-libéralisme, traite au Socialisme et affligeante de médiocrité.
Cependant, l'état d'urgence est-il une mesure compatible avec notre droit ? Une réponse négative s'impose. Certes, la loi de 1955 ne peut pas faire l'objet d'un contrôle de constitutionnalité par le Conseil constitutionnel puisque dans ce pays, fort heureusement, la juridiction suprême n'a pas la possibilité de vérifier la constitutionnalité d'une loi déjà promulguée. Certes, Le Conseil constitutionnel a déjà décidé en 1985 que "la gestion quotidienne de l'état d'urgence appartient au pouvoir exécutif" ce qui signifie que les recours devant le Conseil d'état se font au coup par coup, contre une disposition particulière du préfet touchant un particulier et non sur la validité de la loi instaurant l'état d'urgence. Mais dans ce pays de droit jusqu'à preuve du contraire, les décisions des pouvoirs publics ne sont pas des actes discrétionnaires, elles sont soumises à des conditions. L'état d'urgence modifie le fonctionnement de l'état de droit, il n'y met pas fin !
C'est la raison pour laquelle la loi pose une exigence : il faut "UN PERIL IMMINENT".
Ce péril imminent existait le 9 novembre, date à laquelle le gouvernement a décidé par décret d'instaurer l'état d'urgence pour 12 jours seulement, mais ce péril n'existait pas le 17 novembre lorsqu'il fut décidé de le proroger pour 3 mois avec la complicité criminelle des Parlementaires puisque nous assistions à cette époque à une décrue de la violence.
Comment se fait-il qu'on est pas trouvé 60 parlementaires pour saisir le Conseil constitutionnel qui aurait assurément invalidé cette loi scélérate ...?
Chers amis, Chers futurs électeurs de 2007, le néolibéralisme nous entraîne tranquillement dans la dictature et l'état policier(1) . Ne nous y trompons pas, l'état d'urgence est moins destinée aux banlieues qu'au mouvement social dur qui pourrait se déclencher dans le pays.
Cette loi est un avertissement, une tentative d'intimidation préventive en cas de grève et de manifestations. Voyez comment se met en place insidieusement au plan économique un libéralisme effréné, et au plan politique l'instauration d'un véritable Etat policier.
Voyez comment les deux sont liés. Il s'agit d'obtenir le calme social par une politique autoritaire.
Que le Conseil constitutionnel n'est pas pu exercer son contrôle sur une loi aussi extraordinaire est le signe évident d'un affaiblissement des Libertés dans ce pays et du danger qui nous guette demain de vivre dans une société de violences, d'intimidation et de soumission totale...
1. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-12-22-billet-263294.html
Publié par demos à 14:26:06 dans Dossier "Crise des banlieues" | Commentaires (78) | Permaliens
Pour avoir des idées neuves, il faut préalablement prendre conscience de son environnement et le refuser ... une fois ce travail intellectuel achevé, les idées neuves apparaissent naturellement ...
Publié par demos à 16:25:02 dans Car une 3ème voie existe. | Commentaires (2) | Permaliens
Commentaire