Mes chers amis, on nous bassine depuis des lustres à propos d'un inconvénient majeur des politiques de relance : elles causeraient une inflation galopante source de déficits inadmissibles dans une économie saine et responsable.
On ne peut, ânonnent en coeur les futurs chômeurs des écoles de commerce et de sciences-économiques, dépenser plus qu'on ne gagne... Fort bien...
Mais alors il faudrait m'expliquer en quoi se serrer la ceinture nous récompense t-il de nos efforts ?
Sommes-nous bénéficiaires en terme économique et en éthique d'abandonner sur le chemin plusieurs millions de nos compatriotes au nom de cette sacro-sainte stabilité, au nom de l'équilibre budgétaire ? Un équilibre qui est une chimère et pour cause...
Non seulement, L'Occident croule sous le déficit, mais ce déficit est bien plus important que celui qui existait à l'époque où l'on pratiquait le Keynésianisme.
Non seulement la maîtrise de l'inflation creuse les inégalités en nourrissant l'exclusion et l'injustice (33% des salariés vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 620E par l'INSEE) mais en plus, nous ne parvenons même pas à tirer le moindre avantage individuel ou collectif de ce protestantisme idéo-économique historiquement et statistiquement erroné qui nous pourrit la vie au point de mettre notre civilisation en danger.
Il va de soit que ce constat est mondialisé tout autant que le néo-libéralisme.
A qui profite tout ce fric que l'on ne redistribue pas et qui ne vient pas même équilibrer la balance des comptes?
Publié par demos à 19:49:15 dans L'économie de guerre. | Commentaires (4) | Permaliens
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