Article mis à jour le 1octobre 2006.
La Cour suprême américaine a jugé par cinq voix contre trois, le 29 juin 2006, que le président américain George W. Bush avait outrepassé ses pouvoirs en instituant des tribunaux militaires à Guantanamo pour juger les "combattants ennemis" dans le cadre de sa guerre contre le terrorisme. Elle a, par ailleurs, rejeté l'argument du gouvernement selon lequel le «Detainee Treatment Act» (DTA) dont il est question dans cet article avait un effet rétroactif sur les affaires en cours les rendant irrecevables. Depuis l'administration Buch a soumis au Parlement étasunien un nouveau texte identique à celui rejeté par la Cour suprême et obtenu l'aval des deux assemblées. En attendant une seconde censure éventuelle de la Cour suprême, les détentions arbitraires et les tortures se poursuivent dans un vide juridique absolu. (1)
Cher amis, les USA s'enfoncent un peu plus chaque jour dans le totalitarisme et la répression aveugle...Mardi dernier, les sénateurs ont limité considérablement la faculté qu'ont les détenus de Guantanamo de s'adresser à la justice en parfaite violation des décisions de la Cour suprême qui avait consacré ce principe sur le fondement multi-centenaire de l'Habeas corpus.
Par 84 voix contre 14 seulement, le Sénat a adopté outre l'organisation de tribunaux d'exception par l'administration Bush, un texte visant à mettre fin à la possibilité de recours des prisonniers politiques y compris sur le territoire étatsunien. Dorénavant, ils ne pourront faire appel des décisions des tribunaux militaires que s'ils auront été condamnés soit à plus de 10 ans d'emprisonnement, soit à la peine de mort, étant souligné que l'appel ne pourra intervenir que devant la Cour fédérale de
Washington...! Point positif à noter toutefois sans ironie aucune, l'utilisation de chiens est en passe d'être interdite dans les interrogatoires de prisonnier à condition toutefois que la Chambre des
députés valident cet amendement ce qui semble improbable car la majorité des députés républicains ont indiqué que cet amendent était inutile puisque la torture est interdite par le droit étasunien depuis 1994 ! On croit réver...
Les États-Unis sont dans une période charnière de leur histoire comme d'ailleurs toute l'humanité en ce début de siècle. les Nations ont à faire des choix et ces choix hypothèquent irrémédiablement leur avenir. Les États-Unis imposent unilatéralement et par la force une modifications des
règles du jeu économique et politique. Nous payons tous à présent les conséquences de ses choix. Aujourd'hui, le modèle de société étatsunien ne cherche plus à convaincre, exalté qu'il est dans l'illusion du capitalisme triomphant, insensible au désastre humain qu'il provoque et encourage.
On ne combat pas une idée en lui opposant une autre idée, mais en la poussant à son paroxysme pour mieux en pointer les contradictions. La société étasunienne est au terme d'un paradoxe qu'elle refoule dans l'inconscient collectif comme nous le faisons individuellement face à nos
propres contradictions. Un petit pays comme la France n'a pas le droit de se tromper d'amis. Il est de notre devoir impérieux de nous indigner sans désespérer de voir ces crétins sortir de cette spirale obscurantiste quoiqu'il y ait lieu d'en douter fortement eu égard ces nouvelles dispositions.
Quand l'européen aspire à plus de liberté, l'américain donne l'exemple d'un citoyen satisfait de la dictature policière et du working-poor. Plutôt que d'utiliser son bulletin de vote afin de promouvoir une certaine idée du bonheur, et ainsi donner l'exemple; il choisit majoritairement la peur de l'inconnu, la cupidité et l'opportunisme. Sur le plan économique, l'état d'injustice dans lequel se trouve la société étatsunienne prouve que le capitalisme, lorsqu'il n'est pas refréné, parvient rapidement au bout de sa
logique; il ne sert plus le système qui l'engendre, il l'utilise en l'appauvrissant au profit d'une poignée.
Cette situation est à la fois une honte et un échec; une honte pour un pays développé qui abandonne en chemin la partie la plus vulnérable de ses habitants; un échec pour son modèle économique et social incapable d'assumer un bien être minimum à toute la population.Le matérialiste-réaliste à une secrète horreur du Beau, seul l'intéresse le Succès comme les bigotes nomment parfois vulgaire la beauté qu'elles se défendent d'admirer. "Or, le peuple américain ne veut pas reconnaître ce qu'il sait parfaitement : à savoir que son mode de société ne peut pas
perdurer dans ces conditions. Son hégémonie est devenu insupportable, par la force militaire et la puissance de son économie, l'Amérique empêche les peuples ambitieux de construire la société que nos pères idéalisaient. Nous ne sommes plus chez nous, libres de choisir notre futur sauf à passer par la dictature du marché ( le débat sur le référendum européen en est un exemple affligeant). On peut dire objectivement que l'Amérique a rendu impossible la réussite d'un humanisme social européen pour l'avoir gangrené par sa puissance économique depuis 20 ans, aidé des Anglois dans une volonté commune de l'abattre. Consciemment ou inconsciemment, les USA poussent au déclin de la civilisation occidentale. La prise de conscience que cette réalité imposée n'est pas conforme à celle promise et conceptualisée par l'homme politiquement libre n'aura de cesse de grossir. Quand elle aura atteint son paroxysme, rien de pourra la stopper. C'est une guerre de l'opportunisme matérialiste contre la pensée qui est perdue d'avance pour les tenants de l'ultra-libéralisme car un système qui fabrique de la richesse en produisant de la pauvreté est voué raisonnablement à disparaître...
1. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-10-05-billet-449113.html
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