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Article mis à jour le 6 octobre 2006
D'autant que désormais, le surendettement des ménages n'est plus le résultat d'une accumulation de crédits mais la conséquence de la chute vertigineuse - constatée depuis plusieurs années.- de leur revenus On appelle ces nouveaux débiteurs : les "endettés passifs".Décidément nos politologues et nos économistes sont doués pour imaginer de nouveaux concepts bien pratiques à dessein évident de noyer le poisson, de minimiser la dégradation intolérable des conditions de vie dans ce pays. " Working poor " désigne ceux dont la tâche essentielle consistent à se mettre au service d'un système qui les broie et en abuse au profit d'intérêts cupides; « taux d'imposition marginal » pour désigner les réductions de la réforme fiscale entrée en vigueur en janvier 2007 en faveur du gratin capitaliste; « bouclier fiscal » pour désigner l'exonération totale des revenus au delà d'un seuil applicable en 2007; « niches fiscales » désigne aussi les privilèges dont bénéficient certaines catégories de contribuables (ne cherchez pas, vous n'y êtes pas...). Enfin "endettés passifs" pour désigner ceux qui se muent un peu plus chaque jour en débiteurs étranglés simplement en respirant l'air qu'ils respirent.
Pour couronner le tout, selon un récent rapport (2) , l'apurement du passif de ces fameux endettés demeure parfaitement illusoire. Ainsi, 27% des débiteurs "bénéficiaires" de la législation du 3 août 2003 n'ont strictement aucune capacité de remboursement, si bien que depuis sa création, sur les 1.100.100 ménages pris en otage par un système qui fonctionne exclusivement dans l'intérêt des banques et des grandes enseignes, seulement 300.000 sont sortis de la spirale infernale du surendettement complètement asphyxiés au demeurant et réduits sans espoir d'améliorations au statut social de « sous-merde ». Précisons au passage que l'état d'endettement des ménages demeure plus alarmant encore en Grande-Bretagne (3).
Pendant ce temps, une nouvelle race de capitalistes accapare les aides publiques (4), pillent les entreprises dont ils prennent le contrôle (5) avec l'audace de négocier des indemnités pharaoniennes lorsque leur turpitudes les obligent à démissionner en violation du principe d'ordre public de la révocation « ad nutum » des Pdg (6) Et nos élus s'étonnent encore de l'image négative, déplorable de l'Entreprise en France, « cette espèce de sport de combat, déshumanisant le salarié aussi détesté par les Français que leur ancêtres détestaient les nobles. » (7)
1. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-02-07-billet-288023.html
2. Il s'agit du rapport de la commission de suivi de la loi du 3 aout 2003
3 http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-02-07-billet-288023.html
4. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-04-22-billet-333992.htm
5. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-12-02-billet-251314.html
6. http://www.tpe-pme.com/article.asp?ID=141
7. « Divorce à la française » H. Landier éd. Dunod, 2006.
Publié par demos à 15:46:34 dans L'économie de guerre. | Commentaires (4) | Permaliens
26-11-2005 02:43
De Demos Sujet:
c'est quoi une entreprises...?
24-11-2005 19:47
De Tschok Sujet:
Solution d'avenir (ter de ter de ter)
19-11-2005 17:52
De demos
Sujet:
mais non... Url: [Liens]
18-11-2005 18:41
De Tschok
Sujet:
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