Moi, je ne suis pas moi.
Moi est un autre.
Trois auteurs parmi les plus talentueux des mondes blogglandais se sont retrouvés pour écrire ici une histoire palpitante.
Le premier auteur s'appelait Decker. Il était jeune et beau, il sentait bon les oliviers. Plus tard, on l'appela l'Initiateur.
Le deuxième auteur, n'était pas un mais une. elle s'appellait Marie. Son talent était protéiforme. Plus tard on la surnomma la Muse.
Le troisième auteur pouvait se manger en Chachlik. Il avait comme idole un dénommé Saint-Cyrille qui évangélisa ces païens de Ruskoffs. Plus tard, on le connaîtra sous le nom de Continuateur...
Nous partîmes trois mais par un prompt renfort nous serons peut-être trois mille en arrivant au port.
La suite des ces aventures est ouverte jusqu'à l'infini... C'est même ça qui est le plus vertigineux.
Cyrille, Decker & Marie à vot' service !
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Parce que le Doctor C. a des insomnuits et des hauts le coeur nauséotoriques. Parce s'un sale virus lui a même bouffé les larmes...
Parce que Monsieur D. a fondu grave entre deux pages. Qu'on l'a retrouvé chez un avocat et qu'il ne sait même pas encore qu'il a rendez-vous chez lesstéticiennes du quartier avec une dénommée Juliette...
Parce que Marie Ingam a une ptite maison dans la bloguerie. Une bonne raison dans la niaiserie. Et une affaire de coeur decker aahhh nan heu d'équerre à régler... Et que la page 8 stagne...
Parce que. Because. Etc...
Vala pourquoi donc mais si bien sûr y a heu vala quoi. Bref on revient coming back soon.
Promis !
Marie/Cyrille/Decker / trois rôles de drames moi j'vous l'dis hein...
Publié par galakcie à 19:12:14 dans En coulisses... [juste pour le trio] | Commentaires (0) | Permaliens
Et cinq verres de thé, cinq !
Marie Ingam déjà à la bourre
Publié par galakcie à 19:09:40 dans En coulisses... [juste pour le trio] | Commentaires (2) | Permaliens
On doit
Dans ce dessein, il a banni tout empirisme et a pratiqué l'expérimentation. Il a forgé de toute pièce une mémoire féminine idéale. Un cerveau cybernétique qui se conçoit tout à la fois comme doté d'un fort pouvoir érotique et d'une douceur toute maternelle. Ce qui donnait alors un cerveau capricieux, exaspérant, exubérant mais aussi tendre, craquant, pacifique... Bref, une femme.
Mais l'invention de l'ingénieur Tschok a été dévoyée par nos soins. A partir de cette matrice de départ, les techniciens d'Autonome-Corp ont imaginé une mémoire virtuelle plus large que l'on pouvait implanter en remplacement de la mémoire originelle à tout un chacun (mâle et femelles confondus)... Cette mémoire de remplacement se voulait élémentaire dans ses principes. Ses traits dominant greffés sur le cerveau-base étaient l'obéissance à la puissance publique, la naïveté, la lâcheté, la cupidité et une grande capacité de travail. Ce que l'on a appelé alors par extension autant que par convention
Tschok Mémory est dès lors devenue une mémoire de contrôle sociétal.
Syndicalistes casse-pieds, associatifs gênant, journalistes fouineurs, intellectuels de gauche, bref, tous ces gens dangereux qui veulent repenser la société à l'aune de leurs chimères, ont alors été passés à la moulinette de
Pour y parvenir, rien de plus simple. Une petite visite médicale de routine. Un
anesthésiste discret... Et après quatre heures d'opération nos moutons noirs
rejoignaient le troupeau pour une transhumance apaisée. Leur souvenir n'étaient plus les leur. Ils rompaient tout lien avec leurs milieux d'origine, abandonnaient femmes et enfant et surtout ils adoraient le veau d'or qu'ils avaient conspué la veille. On a vu ainsi des marxistes sincères, des écolos intransigeants ou des américanophobes patentés se transformer du jour au lendemain en d'intraitables barons du capitalisme productiviste, chantre béat du pouvoir d'Anglosphère...
Mais toute belle idée à son revers. C'est dans cette patrie de braillards bouffeurs d'ail que les premiers signes de résistances ont commencé à apparaître. Quelques gratte-papier rebelles à toute visite médicale, des internautes méfiant, des artistes indociles se sont organisés dans le chaos propice d'un pays où les gens n'ont jamais été doués pour pratiquer la langue de Shakespeare. Au départ, ils ont instillé le doute. Puis ils ont semé les graines de la discorde. Avant de critiquer ouvertement les orientations d'Anglosphère. Surtout, ce front du refus s'est trouvé une égérie, fantasme ou réalité fantasmée, en la personne d'une dénommée Louisebee Brook A partir de là, les ennuis ont commencé à poindre sur nous comme criquets anti-bla sur une récolte de maïs BZ Novartis...
Mais nous avons de la ressource... La collégiale a repris les choses en main... C'est le
principe même du capitalisme que nous avons mis en pratique. Face aux défis, nous avons été contraint d'innover. De cette contingence et dans une atmosphère de challenge est né l'expérience Ingam/D. Il n'était pas encore écrit que nous laisserions le dernier mot aux mangeurs de grenouilles et à leur affidés.
Statue en hommage de Gontran Tschok dit "l'inventeur" érigée par l'Association des femmes reconnaissantes de Moscou en l'honneur de cet immense Professeur.
Publié par galakcie à 18:51:31 dans Galak and Co | Commentaires (5) | Permaliens
Note première en vu d'un récit circonstancié à
Comme vous le savez Messieurs les Webyeurs, on m'appelle Coltovitckz. Cyrille Coltovitckz. Dans la profession, on me surnomme le Ruskof, rapport à ce patronyme qui semble tout droit sorti d'un roman de gare, tendance transsibérien...
Mais ce n'est pas mon vrai nom. Marie Ingam le croit, tout comme Mister D. Elle croit aussi connaître mon père comme étant un éminent chercheur qui aurait longtemps officié pour les plus hautes autorités d'Anglosphère. Elle croit aussi
travailler pour le Service Jardin secret. Elle croit que je peux sauver Mister D. Ah Ah, je me gausse... Parce qu'elle croit beaucoup de chose, Marie mais tout cela fait partie d'un plan concerté. Marie et Mister D vivent avec une Tschok-memory,
bref, une mémoire implantée. Marie Ingam a été révisée la semaine dernière. Mister D hier. Depuis sa révision, Mister D se figure qu'il est doté d'un bloc autonome avec une prothèse oculaire interactive... je me marre tout rouge de nouveau. Quelle bande de naïfs. Les techniciens d'Autonome-Corp ont fait du bon boulot. Non seulement ceux-là ignorent tout de leur existence réelle mais ils vivent en prime une réalité virtuelle du genre angoissante. A côté de ce qu'ils ressentent les préhistomoovie de Dario Argento, Romero ou Hooper sont de la gnognotte. En ce moment par exemple, Marie Ingam croit tout bêtement que Mister D est en train de fondre. Et Mister D pense qu'il est au plus mal.
Marie a perçu une présence, la mienne bien sûr, mais à rebours... Elle pense que la porte vient de s'ouvrir et que mes atours rassurants annoncent un plan de sauvetage pour Mister D. Je l'entend répéter comme une poupée détraquée :
« Doktor Coltovitckz, il faut sauver le soldat Decker... il faut sauver le soldat Decker »... Dans son cerveau répétitif, elle me voit avec tous les oripeaux du médecin... Ma blouse blanche de bon Sigmund Freud, mes novlectrodes de crash-Doctor, le stéthoscope en bandoulière, la meringue prête à injecter de la liqueur d'Amaryllis. Dans la conscience de Marie Ingam, seule une injection à base de liqueur d'Amaryllis peut encore sauver Mister D. La conscience Ingam
est une conscience bien surannée mais elle n'y peut pas grand-chose, là encore, tout a été programmé.
Bref, en vérité avant même que Marie ne s'imagine que la porte venait de s'ouvrir, que je venais d'arriver, j'avais déjà pénétré dans l'intimité de Mister D depuis une bonne dizaine de minutes.
Tant que je ne parle pas, ils ne peuvent me voir. Mister D, lui est dans ses angoisses, des rêves burroughiens fait de câbles et de prothèses anthropophages. Il rêve aussi de communiquer avec Marie par œil interposé. Le plus drôle, c'est qu'ils sont bel et bien en train de communiquer. Mais bizarrement, pas de la façon à laquelle on pourrait s'attendre :
En ce moment, ils... Comment dire cela sans heurter
En ce moment, ils... enfin, voilà... Ils copulent.
Cela arrive parfois quand le cocktail des drogues neuronales est trop puissant. Les yeux se croisent en un angle qualifié d'asymptométrique. Il se croisent mais ne se perçoivent pas. Bizarrement alors que les consciences sont totalement antagonistes, les corps se rapprochent dans une sorte de réflexe primal, sans doute du fait d'une réminiscence du cerveau reptilien.
Ce que je ne m'explique pas, c'est que nos deux tourtereaux sont couchés sur une sorte de lit végétal : en vérité, un gigantesque matelas de feuilles de menthe... Je me suis tétanisé. Pour la première fois, je me passe une main sur le front. Il est en sueur.
La présence de ce tapis de menthe est un présage pour le moins étrange et inquiétant. Un élément totalement
anachronique si l'on songe que la menthe fraîche a disparu de la surface d'anglosphère depuis près de trente ans.
Hésitant entre plusieurs hypothèses, je n'ai pas entendu dans l'instant la sonnerie du Télétrakin de Mister D mais je l'ai vu se défaire de Marie et se mettre dans la position du tireur couché.
Mister D et Marie paraissaient aussi apeurés que des bêtes traquées. Je les ai calmé en leur injectant un tranquillisant à base de streptoco-strychnine.
Machinalement, je me suis précipité sur ce combiné. J'ai mis le vocal-Liser en marche.
Le timbre de la voix était celui d'une femme. Il était rauque. Il me fit défaillir. Ce n'était tout bonnement pas possible. La terreur avait pris le pas sur la raison.
A l'autre bout du trakin, j'entendais distinctement la voix de Louisebee Brook.
A suivre...
En négatif : le Docteur Colto en synthèse encépahlique tel que Marie Ingam et Mister D le perçoive après absorption de liqueur d'Amaryllis
Publié par galakcie à 18:29:44 dans Galak and Co | Commentaires (1) | Permaliens
Je me sentais complètement liquide, désintégré... J'entendais la voix de Marie, en arrière plan, me répéter qu'elle était un ange... Par moment, mon œil semblait être sujet à des interférences et je voyais la mire multicolore réapparaître, par intermittence. Quelques images, quasi subliminales, se fixaient aussi quelquefois de façon fugitive sur ma rétine artificielle.
Des dessous chics, de chez JP Gothic, une fesse galbée et ferme, un bout de toison pubienne... D'où sortaient ces images ? Y avait-il un bug dans le logiciel de mon pack autonome.
Mes forces m'abandonnaient inexorablement je le sentais, mais je m'accrochais à la vie, m'agrippant à ces images pour ne pas sombrer définitivement.
Je ne compris que plus tard ce qui se passa, à cet instant...
Mon œil et celui de Marie se croisèrent avec un angle que les techniciens de chez AUTONOME-CORP qualifièrent par la suite de asymptométrique. Le larsen logiciel qui s'ensuivit nous plongèrent, Marie et moi, dans une dimension neutronique à recombinaisons neuronale. Nous avions, en quelque sorte, quitté le monde réel et nos esprits avaient synapstiquement fusionné. Le processus ainsi initié, totalement nouveau et inconnu jusqu'alors, eut pour conséquences le débridage total de nos mécanismes d'inhibition.
Lorsque sa main se posa sur ma fesse, je me souviens en avoir éprouvé une sensation totalement inédite, que je pourrais qualifier aujourd'hui d'orgasme dermique. Je parcourai à mon tour les lignes de son cou, du revers de ma main, découvrant une texture d'une douceur abyssale. J'allai l'enlacer complètement lorsqu'une odeur infecte bouleversa mes sens...
Je ne rêvais plus, ça sentait de thé à la menthe...
A suivre
Oups (by Marie...)(vi bon ben bah ça va hein j'l'avais oublié !!)(fait chier les italiques !)(demain !!)
Cyrille Coltovickz avait raccroché. Il serait là dans moins d'une minute. Nous nous connaissions lui et moi depuis presque deux siècles. Mais il ne faisait pas son âge. En fait, j'avais débuté dans les services jardins secrets sous les ordres de son père, le Professeur Coltovickz, imminent chercheur aux services de l'Etat, en retraite depuis peu. Notre service comportait peu de personnes fiables. Nous étions, finalement, Cyrille et moi, les seuls à pouvoir sauver ce pauvre Monsieur D.
Je retournais dans le salon et constatais avec horreur que Monsieur D. était en train de... Fondre ! Je me précipitais sur lui.
- Monsieur D. !
- Marie... Sau... Sauvez-moi... S'il vous plaît...
- Oh my god ! Mais oui oui ! Tenez buvez ça ! Heu non ! Je... Le Docteur Coltovickz va arriver !
- Oh ?
- Oui... Pour la révision... Pas de panique Monsieur D.
- Vous êtes un ange Marie...
- Heu... Pas sûre mais... Oui oui si vous voulez...
- Un drôle d'ange mais un ange quand même...
- Heu... Oui oui...
Il délirait complètement le pauvre. La porte s'ouvrit et Cyrille arriva...
A suivre...
Publié par galakcie à 02:45:10 dans Galak and Co | Commentaires (2) | Permaliens
QUELQU'UN DANS LA MATRICE ?