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Galak & Cie

Les aventures de Mister D et compagnie

NOUS ?


Moi, je ne suis pas moi.

Moi est un autre.


Trois auteurs parmi les plus talentueux des mondes blogglandais se sont retrouvés pour écrire ici une histoire palpitante.


Le premier auteur s'appelait Decker. Il était jeune et beau, il sentait bon les oliviers. Plus tard, on l'appela l'Initiateur.

Le deuxième auteur, n'était pas un mais une. elle s'appellait Marie. Son talent était protéiforme. Plus tard on la surnomma la Muse.

Le troisième auteur pouvait se manger en Chachlik. Il avait comme idole un dénommé Saint-Cyrille qui évangélisa ces païens de Ruskoffs. Plus tard, on le connaîtra sous le nom de Continuateur...

Nous partîmes trois mais par un prompt renfort nous serons peut-être trois mille en arrivant au port.


La suite des ces aventures est ouverte jusqu'à l'infini... C'est même ça qui est le plus vertigineux.

Cyrille, Decker & Marie à vot' service !


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Depuis le 13-11-2005 :
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Part VII/ Un ptit thé ? (by Marie] | 14 novembre 2005


Pour aller plus vite j'utilisais mon aspirateur téléportationnel. Il fallait d'ailleurs que j'en change mais je comptais bien sur mon pouvoir de séduction pour plutôt m'en faire offrir un... En dix secondes et demi me voilà devant chez Monsieur D. Dring dring. Deux coups. Bien que pas encore tout à fait télépathe, il saurait que c'était moi.

- Entrez Marie, je suis ravi de vous revoir...

- Bonjour Monsieur D., je suis ravie également... Je ne pensais pas vous revoir si tôt...

- Pourquoi ?

- Eh bien parce que vous m'aviez dit que vous vouliez d'abord faire tous ces changements physiques sur vous et...

- C'est fait !

- Déjà ?

- Déjà... Le Docteur Coltovickz est particulièrement doué, voyez...

- Hum... Je vois... Permettez ?

Monsieur D. me regardait d'une drôle de façon. J'ai bien reconnu une petite lumière rouge dans son œil droit et... Oh... Il était enfin muni du fameux rayon B78g ! Génial. Je me plaçais pile devant lui. Je savais qu'il pouvait voir sans effort que je portais sous ma cuirasse Jean-Paul Gothique bleu nuit un soutien-gorge rouge du même créateur [à pointes !] et un string assorti. Mais apparemment, soit Monsieur D. était aveugle d'un œil, soit le Docteur Coltovickz ne lui avait, le bougre, pas expliqué toutes les fonctions de son rayon !

- Monsieur D. ?

- Oui Marie ?

- Heu... Regardez-moi...

- Je ne fais que ça...

- Non mais pas dans les yeux ! Regardez-moi heu... Partout !

- Partout ? Comment ça partout ? Heu ?

- Que voyez-vous ?

- Eh bien je... Je vous vois vous !

- Tss mais encore ! Regardez mieux !

- Mieux ? Mais je ne comprends pas ?

- Regardez-moi... D'un SEUL ŒIL Monsieur D. !

- ... !!!!!!!!!!!!!

- Ahhhhh !

- Diantre ! Marie ! Je... ! Arghh !

Enfin il avait compris. Bon ! Eh bien c'est à ce moment-là que je me suis dit que j'en avais pour la soirée de lui faire passer des tests à celui-là...

A suivre...

Publié par galakcie à 00:51:34 dans Galak and Co | Commentaires (8) |

Part VI/ Vous avez un message... (by Marie] | 14 novembre 2005



Une sorte de flegme m'avait atteinte ce matin là... Je n'avais même pas envie d'aller lire mes messages quand la voix rocailleuse |due aux réactions chimiques de l'immeuble] de mon ordinateur me dit

Tu as un message poulette ! Et grouille-toi c'est Monsieur D. !

J'en ai lâché ma tasse de thé à la menthe tant l'odre était radical. De toute façon, j'avais trés envie d'avoir des nouvelles de Monsieur D. qui, je le savais, avait rendez-vous avec le Docteur Coltovickz pour quelques pièces de plus à rajouter assembler enlever et sûrement même une révision.

J'aimais beaucoup Monsieur D. Il me faisait beaucoup rire. Il avait toujours de drôles d'idées. Et des envies assez... Assez... Comment dire ? Inexplicables ? Voilà, c'était exactement le terme ! J'aimais ses yeux surtout que je savais désormais que le Docteur Coltovickz allait lui en implanter un qui me déshabillerait du premier jet de laser. J'aimais ses mains et ses doigts et j'avais hâte de voir ce que cette nouvelle intervention du Docteur allait donner sur Monsieur D.

Je me précipitais donc sur mon ordinateur pour lire un message de cet homme mystérieux qui me troublait chaque jour un peu plus. Je me souvins au même moment de notre rencontre prés de la cage aux lions dans le Zoo central où j'étais venue prendre quelques photos pour le magazine pour lequel je bossais.

Le message était court mais clair. Monsieur D. m'avisait des changements physiques opérés sur lui par le Docteur Coltovickz et m'invitait à venir tester ses nouvelles fonctions chez lui. J'avais à peine le temps de me préparer pour être à l'heure.

Je m'habillais rapidement tout en songeant que Monsieur D. n'allait pas être tout à fait le même mais que s'il était, comme il ne le disait toujours pas, vraiment amoureux de moi, il fallait qu'il comprenne qui j'étais vraiment sous cette couverture de photographe animalière, et qu'il lui faudrait, pour me plaire encore plus, changer encore plus. Tester encore plus de changements. Devenir un autre.

Un autre que je pourrais entièrement saisir commander deviner. Un homme objet.

... A suivre...

Publié par galakcie à 00:33:32 dans Galak and Co | Commentaires (3) |

Part V / Câblé (By Decker) | 13 novembre 2005




Je suis ressorti de chez le docteur Coltovickz un peu désorienté. Cette sensation, parfaitement décrite dans la procédure d'implantation, ne devait pas m'alarmer et tout rentrerait dans l'ordre en quelques heures.

Le soudage biologique du processeur Pentium 183 sur mes cordes vocales n'avait pris que quelques minutes et la mise en place du cône auditif télescopique dans mon oreille gauche n'avait été qu'une formalité. Sur le conseil du vendeur d'AUTONOME-CORP, j'avais opté pour la pose des membranes microplastic sur les trois principaux doigts de la main droite qui me permettrait une prise en main plus rapide de mon bloc par l'accès à des fonctions tactiles virtuelles. Mais très rapidement, m'avait-il assuré, je n'utiliserais plus que les fonctions vocales à infrasons ; il suffisait de s'entraîner un peu.

Mon œil artificiel ne me posait aucun problème et je dois dire que j'étais incapable de faire la différence avec l'ancien. Seul le petit led rouge qui clignotait en haut à droite de mon champ de vision constituait une différence. Je décidais de l'essayer.

Par une contraction du larynx, j'activai les fonctions tactiles virtuelles et le Menu Principal apparut en surimpression. A l'aide des mes trois doigts, je naviguai dans les options, ouvrit la page GOOGLE sur Internet, accédai à mon carnet d'adresse. Un simple clic m'aurait mis en relation directe avec un correspondant, mais je n'étais pas sûr de maîtriser encore les fonctions vocales et auditives de l'appareil. J'étais très excité par cette nouvelle technologie.

Je fis un rapide détour sur le site de MAPPY afin connaître l'itinéraire de retour le plus ensoleillé – j'avais horreur du brouillard quasi permanent qui baignait certaines régions la ville – puis je décidai de me connecter sur mon blog. Je tapai l'adresse dans la barre : http//decker.blogg.org.

J'envoyai rapidement un petit message à Marie pour lui annoncer la nouvelle et me mis en tête de raconter aux autres mon passage au bloc autonome. Je cherchai un titre... Et le trouvai...

Histoire courte....


A suivre...

Publié par galakcie à 23:01:59 dans Galak and Co | Commentaires (0) |

Part IV/ Une délicate intervention (by Decker) | 13 novembre 2005



J'ai jeté un dernier coup d'œil au plateau sur lequel étaient disposés les éléments de mon bloc autonome puis j'ai décidé de me laisser aller. Le docteur Coltovickz s'est muni d'un instrument métallique à la forme bizarre puis m'a souri. Je pouvais observer son intervention dans le dôme panoramique qui surplombait la banquette.

Il glissa son outil entre ma paupière et mon globe oculaire puis, d'un geste précis, exorbita mon œil droit que le test avait déterminé comme étant mon œil directeur. A l'aide d'une petite pince pointue, il sectionna le nerf optique et je perdis instantanément la vue, du moins du côté droit. Il saisit le connecteur RJ 415 A, livré avec le pack, qu'il raccorda à l'extrémité du nerf grâce à une sertisseuse laser puis examina avec soin la prothèse oculaire du pack. J'avais moi-même été stupéfié par l'exactitude de cette copie. Le technicien de AUTONOME-CORP m'avait assuré qu'il était impossible de faire la différence entre cette prothèse et l'œil original. Même la texture de la cornée y était reproduite à l'identique. L'empreinte biométrique de mon iris avait été relevée sur deux millimètres et les nuances de coloration analysées et restituées avec une précision nanométrique.

Lorsqu'il enclencha la prothèse sur le connecteur, une mire multicolore apparut. Puis il replaça l'œil artificiel dans son orbite et déclara qu'il procéderait à la syntonisation tout à la fin, lorsque l'ensemble du bloc serait installé.

A suivre...



Publié par galakcie à 22:43:41 dans Galak and Co | Commentaires (0) |

Part III/ Un rassurant docteur (by Decker) | 13 novembre 2005


A son invitation, je suis entré dans le bureau du praticien. Je sentais qu'il devinait mon trouble et il se mit en quatre pour me rassurer. Il me précisa qu'il pratiquait couramment ce type d'intervention, qu'il n'y avait aucun danger, que la vie en était radicalement transformée par la suite, pour la plus grande satisfaction des patients, ...

Je n'écoutais plus vraiment. L'image de Marie flottait dans mon esprit, son sourire, sa main sur ma joue. Je l'avais rencontrée la première fois au zoo central, où l'on peut admirer les plus beaux spécimens d'animaux artificiels de la ville. Nos regards s'étaient croisés et étaient restés définitivement emmêlés. Bien sûr, notre relation était naissante, mais je savais qu'accepter la pose de ce bloc autonome constituerait pour elle une preuve évidente de mon
attachement. Bien que je ne me l'avoue pas vraiment, j'étais indéniablement amoureux de Marie, et ma présence dans le cabinet du docteur Coltovickz relevait moins de la concession à la mode technologique que de la preuve d'amour...

Le médecin m'enjoignit de me mettre torse nu et de m'asseoir sur la banquette virtuelle qu'il plaça en électroflottaison. Puis il disposa un pacth-électrode en bas de ma colonne vertébrale et un autre à la base de mon cervelet. Je sentis aussitôt après un fluide parcourir l'ensemble de mon organisme, diffusant une douce chaleur. Le docteur Coltovickz m'expliqua que cette sensation était normale bien imaginaire et qu'il avait simplement bloqué l'ensemble du système nerveux par l'induction d'un courant électromagnétique
déphasé de type 5. Je resterais donc parfaitement conscient pendant l'intervention mais paralysé et insensible à la douleur. Cet état était immédiatement réversible après l'arrêt de l'induction. Il manipula ensuite les commandes de la banquette virtuelle et je me retrouvai en position allongée.

Il déposa le pack autonome dans son four à déconditionner et l'ensemble des éléments ressortirent déballés sur un plateau en titane pur.

- Bien, je vais pouvoir commencer dit-il simplement.

Photo : le rassurant Docteur Coltowitckz quand il officiait encore à l'institut de chirurgie pédiatrique Monsanto-sur-Seine





Publié par galakcie à 22:12:24 dans Galak and Co | Commentaires (18) |

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