Moi, je ne suis pas moi.
Moi est un autre.
Trois auteurs parmi les plus talentueux des mondes blogglandais se sont retrouvés pour écrire ici une histoire palpitante.
Le premier auteur s'appelait Decker. Il était jeune et beau, il sentait bon les oliviers. Plus tard, on l'appela l'Initiateur.
Le deuxième auteur, n'était pas un mais une. elle s'appellait Marie. Son talent était protéiforme. Plus tard on la surnomma la Muse.
Le troisième auteur pouvait se manger en Chachlik. Il avait comme idole un dénommé Saint-Cyrille qui évangélisa ces païens de Ruskoffs. Plus tard, on le connaîtra sous le nom de Continuateur...
Nous partîmes trois mais par un prompt renfort nous serons peut-être trois mille en arrivant au port.
La suite des ces aventures est ouverte jusqu'à l'infini... C'est même ça qui est le plus vertigineux.
Cyrille, Decker & Marie à vot' service !
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<< Le Docteur Colto... | Part XI/ Virus (by Cyrille) | Part XII/ Goupil pulpe jaune (by Cyrille) >>
Je bois le thé à la menthe posé près du Trakin. Marie Ingam en a fait trois fois trop comme d'habitude, ce sont ses restes de maman gâteau, prairie, dodo. Ce thé à la menthe me fait penser à la dernière fois que j'ai revu Louisebee en chair et en os.
A l'autre bout de la machine, la voix de Louisebee Brook dans le Trakin m'était
semblable à un coup de poignard Kobun dans le cœur... Cela pourrait devenir embrouillé pour
rencontré Louisebee Brook.
Moi, Docteur Cyrille Coltovitckz, au nom de Dieu et par le Diable, par devant même
le grand Néo qui pour notre bonheur embrouille les lignes du destin, je souhaite aujourd'hui que la collégiale puisse apprécier dans toute son exactitude les rapports qui m'unirent autrefois à Louisebee Brook.
Dix ans, j'en ai été éperdument amoureux. Sans doute à un point tel que j'aurais pu
alors trahir
Nous nous sommes aimé comme au bal et nous avons filé ensemble dix ans d'un amour
exemplaire. Un amour sans partage, d'une beauté à rendre ses bras à
nos corps rêveusement sans penser même à la minute d'après. Nous consumions nos ardeurs avec une telle intensité que le ravissement se disputait à l'évanouissement. Nous n'étions jamais reposés et après s'être donné l'un à l'autre quelques heures d'éternité, il nous fallait moins de quelques minutes pour recharger les accumulateurs, et faire bouillir à nouveau la marmite de nos emportements. Nous avions l'âge de la jeunesse et son insouciance. Je sais que sur cet aspect au moins, Louisebee fut une femme comblée. Elle était même dans mes bras une femmes au paradis. Mais Louisebee Brook était une femme insatiable. Elle avait la force d'une passionnaria. La politique aussi faisait partie de son quotidien. Je l'ai suivi dans cette voie, par elle et pour elle. Dès lors, je n'ai pu imaginer l'engagement politique autrement qu'intense, sans concession, romantique. Notre détestation se tournait alors (croyez bien que je le regrette sincèrement aujourd'hui que j'ai enfin atteint l'âge du réalisme) contre la mainmise progressive d'Anglosphère sur le monde. En Juin 58, nous préparions avec quelques camarades un gros coup en forme d'happening contre les armées d'occupations Jankee.
Quelques jours avant l'évènement, nous sommes allés Louisebee et moi boire un thé à la
menthe dans l'annexe de
contaminer un jour. Au lieu de sa pâle peau bleue, elle contracterait à mon contact cette couleur violacée qui me dévore aujourd'hui le visage. Son nez achèverait de se transformer en cet infâme appendice aquilin qui me déforme désormais les traits de la face. Outre les douleurs quotidiennes, les drogues multiples dont elle devrait se gaver pour résister, le virus parachèverait un jour son entreprise de transformation en asséchant ses larmes... Un sale virus qui lui boufferait les larmes... Non, ça, je ne pouvais pas l'accepter.
Alors ? Alors, j'ai fuit dans l'instant sans me retourner, sans rien lui dire même de mon état. J'ai fuit sans tenter de la revoir une seule seconde. J'ai fuit et c'est la première fois aujourd'hui depuis quinze ans que sa gracieuse voix se rappelle à mon bon souvenir. J'ai
fuit en Anglosphère. Je savais que la recherche sur le virus Bola D avançait là-bas à grands pas. Cette affection était inguérissable mais on pouvait au moins en enrayer les effets. C'est là, en Anglosphère que j'ai rencontré le Professeur Phylmots Abkarian qui à défaut de soigner mes escarres a su au moins apaiser mon être intérieur. C'est là que j'ai brillamment obtenu mon doctorat en médecine électro-nucléaire. C'est là que j'ai commencé à me passionner pour l'invention du Professeur Tschok. Avec cette mémoire de substitution que l'on pouvait implanter dans les consciences, je me persuadais que si je ne retrouverais plus jamais le visage de ma jeunesse au moins pouvais-je trafiquer les consciences humaines, et, dès lors inspirer à mon amour de jeunesse une modification de la perception : bref, lui apparaître tel que je l'avais toujours été : beau. La suite, chers
maîtres, vous la connaissez. Dans les cercles autorisés mes recherches ont commencé à intriguer. Et un jour, Maîtresse Colline, grande prêtresse de la collégiale est venue me trouver. Elle avait une proposition à me faire : entrer au service de notre noble assemblée.
Lentement, j'ai émergé de l'histoire et j'ai repris contact avec la voix dans le combiné du Trakin. C'était une voix haineuse, une voix qui n'avait rien pardonné. Nul doute, c'était bien Louisebee :
sentez montez en vous la froide putréfaction de vos renoncements ?
- Il n'y a aucune méprise Docteur Coltovitckz, ou peut-être devrais-je dire, Cyrille Prince
Chachlik des Pommiers... Alors comme ça, après avoir fuit comme un rat, tu es
entré au service d'Anglosphère ?
- Trop tard pour les explications, la menthe était piégée... Nos amis ici-présent vont pouvoir t'emmener à moi."
Pris d'une soudaine bouffée de terreur, je me suis retournée et j'ai vu Mister D et Marie Ingam qui me regardait avec un drôle d'air bizarre. C'est à ce moment-là que les feuilles
de menthes sans doute anesthésiantes ont commencé à pleuvoir sur moi. J'ai compris que j'allais sombrer dans les vapes. J'étais tombé dans un piège. Avant de rejoindre Morphée, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. J'allais bientôt revoir Louisebee Brook.
A suivre
Photo : Cyrille, Prince Chachlik des Pommiers en 48, quelques semaines après que son visage ne soit impitoyablement attaqué par les déficiences bolaesques (ndlr : déficiences dues aux attaques en règle du virus Bola D sur les Monocytes E9)
Publié par galakcie à 05:29:38 dans Galak and Co | Commentaires (17) | Permaliens
28-11-2005 13:05
De Chachlik
Sujet:
On passe Url: [Liens]
28-11-2005 06:57
De macolline
Sujet:
Hun hun Url: [Liens]
27-11-2005 21:04
De Mister D. Sujet:
passons
27-11-2005 17:59
De galakcie
Sujet:
ou alors, on peut faire une Emotion (vote à main levée) Url: [Liens]
27-11-2005 15:01
De EMOTION
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Chris Url: [Liens]
27-11-2005 14:56
De lune66
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Je me fais un... Url: [Liens]
27-11-2005 14:18
De Eva...
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Où je découvre effrayée... Url: [Liens]
27-11-2005 13:35
De Chachlik
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Non mais, je Url: [Liens]
27-11-2005 13:31
De EMOTION
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27-11-2005 13:22
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27-11-2005 12:31
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27-11-2005 09:31
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27-11-2005 05:52
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27-11-2005 05:50
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