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Description de mon etre: Crucelia



Puisqu'il faut en général commencer ainsi...

Je vais donc m'exécuter à faire une brève présentation.

Quoique... à quoi cela servirait-il?!

Bon je vais passer la présentation en fait, je vais juste dire qu'ici
ce n'est pas un endroit pour jouer, ni un journal intime ou un
défouloir.

Que ceux qui n'apprécient pas ce qui figurera là-dedans passent leur
chemin car je n'aurais que faire de leurs remarques à part peut-être les
supprimer.

Littérature, musique, art... seront de ce blog, ainsi que d'autres choses mais lesquelles je n'en sais rien.

L'ouverture d'esprit est préférable...

Sur ce, Welcome...



Brève présentation du blog:

-Des photos, sur mes amis et des connaissances
-Des textes pouvant être sur tous sujets.
-De la musique
-et diverses autres choses.

P.S: Allez dans les archives, sinon vous ne verrez pas tout.
P.S 2: Vous remarquerez que dans mes ecoutes (musique) j'ai une tres grande diversite, je passe par tous types de metal sauf le neo, par le goth, le batcave (mm si je n'en cite pas forcement ici), electro, EBM, variétés françaises, internationales et autres...

Bien amicalement, je vous souhaite une bonne visite, douce et fantaisiste...

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Esprits Des Morts - Poe | 17 décembre 2005


ESPRITS DES MORTS


par Edgar Poe

I


Ton âme se trouvera seule,
Parmi les sombres pensées de la grise pierre tombale.
Personne, dans toute la foule, pour t'épier
A ton heure de secret :


II

Garde le silence en cette solitude,
Qui n'est pas l'abandon, car alors
Les esprits des morts qui étaient
Avec toi de leur vivant sont à nouveau,
Dans la mort, autour de toi, et leur volonté
Va te couvrir de son ombre : ne bouge pas.



III

La nuit, claire pourtant, se rembrunira.
Et, de leur suprême trône céleste,
Les étoiles n'abaisseront plus sur nous
Leurs regards pleins de lumière - espérance donnée aux mortels -
Mais leurs globes rougeoyants, sans un rayon,
Paraîtront à ta lassitude
Étre un feu et une fièvre
Qui voudraient s'attacher à toi pour toujours.



IV

Voici, maintenant, des pensées que tu ne banniras pas,
Voici, maintenant des visions qui ne s'évanouiront pas,
De ton esprit elles ne s'en iront
Plus comme la goutte de rosée s'en va de l'herbe.



V

La brise - le souffle de Dieu - est au repos.
Et la brume sur la colline,
Pleine d'ombre - pleine d'ombre sans déchirure encore,
Est un symbole et un signe.
La façon dont elle s'accroche aux arbres,
Un mystère d'entre les mystères.


Publié par PixieCorpse à 10:58:17 dans Poesie et autres textes... | Commentaires (0) |

Je suis un objet... Esclave de l'amour... | 14 décembre 2005


Je méprise cette calomnie
Cet amour indécis
Qui a fait de ma vie
Une cage d'envie...

Je suis un objet
Condamner à errer.
Amoureuse effacer
Qui sent l'amour s'envoler

Je ne sais que faire
Face a cette enfer
Mon étreinte se resserre
Puisque je te perds.

Dites moi que ceci n'est que rêverie
Et que dans une ultime chance
Les circonstances seront plus jolies
Je me retrouve égarée, en transe.

Esclave de l'amour,
Je suis l'objet de ses désirs
Esclave de ton amour,
Je suis l'objet de tes élixirs...


Texte By PixieCorpse




Publié par PixieCorpse à 14:42:23 dans Poesie et autres textes... | Commentaires (0) |

Charles BAUDELAIRE; (Recueil : Les fleurs du mal) | 13 décembre 2005


Madrigal triste



I



Que m'importe que tu sois sage ?
Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs
Ajoutent un charme au visage,
Comme le fleuve au paysage ;
L'orage rajeunit les fleurs.



Je t'aime surtout quand la joie
S'enfuit de ton front terrassé ;
Quand ton coeur dans l'horreur se noie ;
Quand sur ton présent se déploie
Le nuage affreux du passé.



Je t'aime quand ton grand oeil verse
Une eau chaude comme le sang ;
Quand, malgré ma main qui te berce,
Ton angoisse, trop lourde, perce
Comme un râle d'agonisant.



J'aspire, volupté divine !
Hymne profond, délicieux !
Tous les sanglots de ta poitrine,
Et crois que ton coeur s'illumine
Des perles que versent tes yeux !



II



Je sais que ton coeur, qui regorge
De vieux amours déracinés,
Flamboie encor comme une forge,
Et que tu couves sous ta gorge
Un peu de l'orgueil des damnés ;



Mais tant, ma chère, que tes rêves
N'auront pas reflété l'Enfer,
Et qu'en un cauchemar sans trêves,
Songeant de poisons et de glaives,
Eprise de poudre et de fer,



N'ouvrant à chacun qu'avec crainte,
Déchiffrant le malheur partout,
Te convulsant quand l'heure tinte,
Tu n'auras pas senti l'étreinte
De l'irrésistible Dégoût,



Tu ne pourras, esclave reine
Qui ne m'aimes qu'avec effroi,
Dans l'horreur de la nuit malsaine,

Me dire, l'âme de cris pleine :

" Je suis ton égale, Ô mon Roi ! "

Publié par PixieCorpse à 21:32:54 dans Poesie et autres textes... | Commentaires (0) |

Madame de PRESSENSE (1826-1901) | 10 décembre 2005


Titre: Ah ! Ne me dites pas...

De: Madame de Pressensé.

Ah ! ne me dites pas que la vie est un reve,
Une ombre qui s'enfuit et flotte sous mes pas ;
C'est le temps de la lutte, et si rien ne s'acheve,
L'eternel avenir a son germe ici-bas.

La vie est un combat, la vie est une arene
Ou le devoir grandit du triomphe obtenu ;
C'est le sentier qui monte, et pas a pas nous mene
Aux sommets d'ou la vue embrasse l'inconnu.

Publié par PixieCorpse à 18:14:30 dans Poesie et autres textes... | Commentaires (3) |

Robert Lamoureux | 10 décembre 2005


L'éloge de la fatigue

Robert Lamoureux

Vous me dites monsieur, que j'ai mauvaise mine,
qu'avec cette vie que je mène, je me ruine.
Qu'on ne gagne rien à trop prodiguer,
vous me dites enfin, que je suis fatigué.
Oui je suis fatigué monsieur, mais je m'en flatte,
j'ai tout de fatigué : le cœur, la voix, la rate.
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
mais grâce à Dieu, je ne m'en soucie pas.
Et quand je m'en soucie, je me ridiculise,
la fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On est jamais aussi fatigué qu'on le croit,
et quand cela serait, n'en a t-on pas le droit?
Je ne vous parle pas des tristes lassitudes,
qu'on a lorsque le corps harassé d'habitudes,
n'a plus que pour se mouvoir que de pales raisons.
lorsqu'on fait de soi son unique horizon.
Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre ou à se défendre.
Cette fatigue là est mauvaise à entendre.
Elle fait l'œil morne, le front lourd, le dos rond,
et nous donne l'aspect d'un vivant moribond.
Mais se sentir plier sous le poids formidable,
des vies dont un beau jour on s'est fait responsable.
Savoir qu'on a des joies ou des pleures dans ses mains,
savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain.
Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
aider une existence à continuer sa course.
Et pour cela se battre à s'en user le cœur,
cette fatigue là monsieur, c'est du bonheur.
Et sûr qu'à chaque pas, chaque assaut qu'on livre,
on va aider un être à vivre ou à survivre.
Et sûr qu'on est le port et la route et le guet,
où prendrait on le droit d'être fatigué?
Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
marque chaque victoire en creux sur leur figure.
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus,
parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.
La fatigue monsieur est un prix toujours juste,
c'est le prix d'une journée d'efforts et de lutte.
C'est le prix d'un laboure ou d'un mur ou d'un exploit,
non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
et c'est la preuve aussi qu'on vit avec la vie.
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
j'écoute mes sommeils et là, je me sens fort.
Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
et ma fatigue alors, c'est une récompense.
Et vous me conseillez d'aller me reposer,
mais si j'acceptais là ce que vous me proposez,
si je m'abandonnais à votre douce intrigue,
mais je mourrais monsieur, tristement de fatigue.



Commentaire: Ce poème de Robert Lamoureux est si particulier qu'à chaque fois que je le lis ou l'entend je suis emporté par cette vague envoutante.
N'est-il pas des ces mots et de ces phrase un pur bonheur, un sentiment qui nous fais revenir a la réalité? Ce poème m'émerveille tous simplement...

PixieCorpse.

Publié par PixieCorpse à 17:12:40 dans Poesie et autres textes... | Commentaires (30) |

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