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Description de mon etre: Crucelia



Puisqu'il faut en général commencer ainsi...

Je vais donc m'exécuter à faire une brève présentation.

Quoique... à quoi cela servirait-il?!

Bon je vais passer la présentation en fait, je vais juste dire qu'ici
ce n'est pas un endroit pour jouer, ni un journal intime ou un
défouloir.

Que ceux qui n'apprécient pas ce qui figurera là-dedans passent leur
chemin car je n'aurais que faire de leurs remarques à part peut-être les
supprimer.

Littérature, musique, art... seront de ce blog, ainsi que d'autres choses mais lesquelles je n'en sais rien.

L'ouverture d'esprit est préférable...

Sur ce, Welcome...



Brève présentation du blog:

-Des photos, sur mes amis et des connaissances
-Des textes pouvant être sur tous sujets.
-De la musique
-et diverses autres choses.

P.S: Allez dans les archives, sinon vous ne verrez pas tout.
P.S 2: Vous remarquerez que dans mes ecoutes (musique) j'ai une tres grande diversite, je passe par tous types de metal sauf le neo, par le goth, le batcave (mm si je n'en cite pas forcement ici), electro, EBM, variétés françaises, internationales et autres...

Bien amicalement, je vous souhaite une bonne visite, douce et fantaisiste...

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C. Beaudelaire - Confession | 31 décembre 2005



(Recueil : Les fleurs du mal)


Confession:




Une fois, une seule, aimable et douce femme,
A mon bras votre bras poli
S'appuya (sur le fond ténébreux de mon âme
Ce souvenir n'est point pâli) ;


Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve
La pleine lune s'étalait,
Et la solennité de la nuit, comme un fleuve,
Sur Paris dormant ruisselait.


Et le long des maisons, sous les portes cochères,
Des chats passaient furtivement,
L'oreille au guet, ou bien, comme des ombres chères,
Nous accompagnaient lentement.


Tout à coup, au milieu de l'intimité libre
Éclose à la pâle clarté,
De vous, riche et sonore instrument où ne vibre
Que la radieuse gaieté,


De vous, claire et joyeuse ainsi qu'une fanfare
Dans le matin étincelant,
Une note plaintive, une note bizarre
S'échappa, tout en chancelant


Comme une enfant chétive, horrible, sombre, immonde,
Dont sa famille rougirait,
Et qu'elle aurait longtemps, pour la cacher au monde,
Dans un caveau mise au secret.


Pauvre ange, elle chantait, votre note criarde :
" Que rien ici-bas n'est certain,
Et que toujours, avec quelque soin qu'il se farde,
Se trahit l'égoïsme humain ;


Que c'est un dur métier que d'être belle femme,
Et que c'est le travail banal
De la danseuse folle et froide qui se pâme
Dans un sourire machinal ;


Que bâtir sur les coeurs est une chose sotte ;
Que tout craque, amour et beauté,
Jusqu'à ce que l'Oubli les jette dans sa hotte
Pour les rendre à l'Éternité ! "


J'ai souvent évoqué cette lune enchantée,
Ce silence et cette langueur,
Et cette confidence horrible chuchotée
Au confessionnal du coeur.






Publié par PixieCorpse à 00:52:08 dans Poesie et autres textes... | Commentaires (0) |