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Description de mon etre: Crucelia



Puisqu'il faut en général commencer ainsi...

Je vais donc m'exécuter à faire une brève présentation.

Quoique... à quoi cela servirait-il?!

Bon je vais passer la présentation en fait, je vais juste dire qu'ici
ce n'est pas un endroit pour jouer, ni un journal intime ou un
défouloir.

Que ceux qui n'apprécient pas ce qui figurera là-dedans passent leur
chemin car je n'aurais que faire de leurs remarques à part peut-être les
supprimer.

Littérature, musique, art... seront de ce blog, ainsi que d'autres choses mais lesquelles je n'en sais rien.

L'ouverture d'esprit est préférable...

Sur ce, Welcome...



Brève présentation du blog:

-Des photos, sur mes amis et des connaissances
-Des textes pouvant être sur tous sujets.
-De la musique
-et diverses autres choses.

P.S: Allez dans les archives, sinon vous ne verrez pas tout.
P.S 2: Vous remarquerez que dans mes ecoutes (musique) j'ai une tres grande diversite, je passe par tous types de metal sauf le neo, par le goth, le batcave (mm si je n'en cite pas forcement ici), electro, EBM, variétés françaises, internationales et autres...

Bien amicalement, je vous souhaite une bonne visite, douce et fantaisiste...

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Victor Hugo | 30 novembre 2005

Recueil : Les contemplations
Melancholia
(extrait)


... Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu : - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !

Publié par PixieCorpse à 19:14:14 dans Poesie et autres textes... | Commentaires (0) |

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