Maman les p'tits bateaux ... | 09 mai 2008
Ici, dans le jardin des Tuileries, tout près de l'arc de triomphe du Carrousel, nos "chères têtes blondes" pourront faire une petite pause, juste le temps de donner à manger à quelque canard affamé ...
Mais nos enfants pourront aussi s'asseoir sur le rebord du grand bassin pour renouer avec les jeux de leurs ancêtres, en guidant un petit bateau ... loué sur place.
Alors, dans le grand bassin rond des Tuileries, les incontournables petits bateaux à voiles vogueront parmi les canards et les carpes et ... comme toujours, ils finiront par aller se coincer sous le jet d'eau ...
Et pour qu'ils reviennent, Maman, "ont-ils des jambes ..." ?
Billet dédié à Elisa, dite "Miss Zouzou"
Publié par barreteau à 09:22:21 dans Hommes et Métiers
|
Commentaires (2)
|
Permaliens
J'ai retrouvé le Paris perdu ... | 05 mai 2008
Ici, rue Laurence Savart, la vie s'écoule en pente douce ... Et cette rue est
propice aux rencontres, aussi belles qu'inattendues. Willy Ronis en avait l'expérience dans les années 50, lorsqu'un jour, au petit matin, en descendant la rue, il croise un vitrier avec son lot de carreaux de verre sur le dos.
Aujourd'hui, le côté résidentiel a remplacé ce qui fut populaire, qui lui même avait pris le pas sur le rural : toute une chaîne successive de prédation sociale, un écosystème historique en quelque sorte !
D'ailleurs, n'est-ce sans doute pas un hasard si les écologistes font ici - à chaque élection - leur meilleur score parisien !
Mais au final, dans la rue Laurence Savart, peu de choses ont changé ... et l'on se retrouve confronté - aujourd'hui - aux mêmes façades, aux mêmes portes de garage, aux mêmes maisonnettes ... que celles aperçues sur la célèbre photo de Ronis.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé un peu du Paris perdu ...
>> "La rue Laurence Savart", Photo: ©Willy Ronis
>> Association Willy Ronis "Pour le cadre de vie de la rue Laurence Savart ".
>> Voir aussi : "Rue Laurence Savart : Lieux retrouvés 004" de Parisperdu.
Publié par barreteau à 10:46:16 dans 75020
|
Commentaires (1)
|
Permaliens
Aux marges de la ville ... | 01 mai 2008
La Place de l'Argonne dans le 19ème arrondissement est un lieu quelque peu étrange, un lieu aux marges de la ville, à proximité des voies ferrées de la Petite-Ceinture et de la confluence du canal Saint-Denis et du canal de l'Ourcq.
Peut-être cette place insolite doit-elle son nom à sa position géographique dans Paris qui est un peu similaire à celle que tient la région de l'Argonne en France ? En effet, l'Argonne est-elle pas une région naturelle de l'Est de la France, s'étendant de la Marne aux Ardennes, donc là aussi, aux marges d'un territoire ?
Mais sommes-nous ici, toujours dans Paris ?
Oui, car "être à la marge" ne conduit pas nécessairement à l'exclusion. Et, par rapport à la norme du centre-ville, un quartier à la marge, en lisière, s'invente d'autres formes de complicité, de partages, d'autres pratiques culturelles inédites et cosmopolites, voire de nouvelles formes architecturales ...
Et c'est bien ce que l'on constate ici, place de l'Argonne, un lieu "loin de tout" mais qui a su créer une vraie vie de quartier grâce à un amalgame réussi de commerces, d'immeubles de bureaux, de logements ...
Avec son austère pont de chemin de fer, la "face Est" de la place, désormais redessinée, plantée d'arbres et rendue aux piétons, est devenue une place plus aérée, plus lumineuse ...
Le soleil ne se lève-t-il pas toujours à l'Est ... ?
>> La place de l'Argonne, aujourd'hui. (Image de synthèse: "Mairie de Paris")
Publié par barreteau à 10:40:01 dans 75019
|
Commentaires (1)
|
Permaliens
Je reviens d'un lieu qui n'existe plus ... | 27 avril 2008
Face à la place Martin Nadaud, entre la rue de la Bidassoa et la rue Sorbier,
sur un petit promontoire se dressait-là un quartier singulier. Dans ce petit périmètre, la vie s'organisait autour de trois anciennes rues pavées.
C'est là, en cette fin d'après-midi ensoleillée, que Virginie - qui ne quitte jamais sa robe de chambre - part, dans la rue de la Cloche, à la recherche de ses chats. Elle trouvera son chat jaune, courant après les pigeons, rue de la Voulzie, et son chat noir et blanc dans la pente de la rue Westermann.
Aujourd'hui Virginie n'est plus là, ses chats non plus. Mais, plus surprenant encore ... plus aucune trace des rues de la Cloche, de la Voulzie, et de la rue Westermann. Le quartier n'existe plus !
A sa place, on rencontre en haut d'un talus herbeux, un jardin tout récent: le square du Docteur Joseph Grancher, inauguré il y a tout juste un an.
Ici, de ces habitants d'autrefois, il ne reste rien pour évoquer un lieu de vie où des gens se sont construits, aimés, ont échangé ... Leur souvenir est maintenant effacé de nos mémoires. Or, c'est pourtant à eux que le square voudrait rend hommage.
Mais ici, tout sonne faux : des lampadaires à l'ancienne ... aux bancs double en bois ... qui voudraient recréer un certain esprit "Vieux Paris" ... Le paysagiste qui a conçu le square est même allé jusqu'à installer "des haies d'osier croisé évoquant symboliquement les murs des maisons d'autrefois" ! (... sic "La Mairie de Paris").
Tout cela "sent à plein nez" le décor, le carton-pâte ... Virginie n'oserait certainement plus y lâcher ses chats, ni sortir ici en robe de chambre ...
Aujourd'hui, je reviens d'un lieu qui n'existe plus ...
>> Le nouveau secteur Cloche-Bidassoa / Square du Dr. Joseph Grancher.
Publié par barreteau à 10:02:36 dans 75020
|
Commentaires (4)
|
Permaliens
Des villages dans la ville ... | 23 avril 2008
Villa de l'Ermitage - Paris 20ème
Dans les années 20, les voies privées (dénommées villa) - souvent en impasse et bordées de petites maisons individuelles - se généralisent dans Paris ... et aujourd'hui, ces villas parisiennes sont comme des "villages dans la ville".
Bien au calme dans ces havres de paix, leurs habitants sont à la fois "dans la ville" et "hors de la ville". Loin de l'agitation d'un "monde motorisé", ils peuvent ainsi accéder à quelque chose qui n'a plus de prix dans nos métropoles modernes : le silence.
Mais ne soyons pas sont dupes, toutes les villas ne se valent pas.
Passer d'une villa du 16ème arrondissement à une villa du 19ème ou du 20ème, ce serait comme quitter un grand banquier pour aller à la rencontre d'un cadre sans fortune ...
Car, en effet, les cadres moyens et les professions intellectuelles n'ont que les moyens d'une résidence dans les quartiers populaires de Paris ... Et s'ils veulent gouter à ces fameuses villas, ils devront "faire de nécessité vertu" et trouver un charme secret à une cohabitation inévitable au sein de ces arrondissements populaires.
Pas étonnant que les bobos, grands chantres de la mixité sociale, se ruent sur les villas de l'Est parisien ...
D'autres villas parisiennes dans Parisperdu:
>> Villa Hardy - Paris 20ème
>> Villa Riberolle - Paris 20ème
>> Villa de l'Adour - Paris 19ème
>> Villa du Danube - Paris 19ème
>> Villa des Tulipes - Paris 18ème
Publié par barreteau à 10:11:29 dans 75020
|
Commentaires (2)
|
Permaliens
Vous avez dit ...