
Musical :
Marc Lavoine & Souad Massi "Paris"
Autre Blog:
pertiNantes
Depuis le 14-11-2005 :
304461 visiteurs
Depuis le début du mois :
16320 visiteurs
Billets :
185 billets
Carrefour des rues des Envierges, des Couronnes, de la Mare et des Cascades (1997)
Dans les années 50, pendant une dizaine d'années, j'ai habité au 31 de la rue des Envierges. A l'époque les gens disaient que cet immeuble - tout en longueur - était un ancien couvent ! En effet, n'était-il pas adossé aux locaux d'une communauté qui avait compté jusqu'à une centaine de nones et dont l'entrée se trouvait rue de la Mare ? De surcroît, le portail du passage situé entre le 29 et 31, n'appartenait-il pas à ces religieuses?Publié par barreteau à 10:48:25 dans Jean Ro. un gamin de Paris ... | Commentaires (2) | Permaliens
A Belleville, le haut de la rue des Envierges - avec son panorama unique sur Paris - a de tout temps attiré les réalisateurs de films.
En 1950, j'y ai vu tourné plusieurs scènes du "Château de verre", un film de René Clément avec Jean Marais et Michelle Morgan. J'ai aussi assisté au tournage d'une séquence d'un film dont je me souviens plus du titre ... Kirk Douglas y jouait un soldat de l'armée américaine libérant Paris.
Dans le passage Botha, j'ai été époustouflé par des ouvriers du "septième art" qui ont transformé, en moins d'une heure, une cordonnerie en menuiserie : rien n'y manquait, établi, outils, copeaux, ... le décor de la devanture fut posé d'un seul morceau.
C'est là aussi, que j'ai pu voir, de très près, Serge Reggiani et Simone Signoret "en costume 1900" pour une scène de "Casque d'or". Pour ce film mythique, nous, les gamins du quartier, avons joué "à chat" et ... nous étions même ... payés pour cela !
Et c'est dans cet immeuble d'angle, au dernier étage, que fut tourné - 1959 - une séquence du film d'Henri Verneuil "Le Grand Chef", avec Fernandel et Gino Cervi en kidnappeurs d'un petit diable. Tout en haut de ce longiligne immeuble, depuis la toute dernière fenêtre, on voyait, dans l'immeuble d'en face, la boutique du marchand de vin Letourneau chez qui on allait chercher le gros rouge "à la tireuse", en se servant soi-même ...
Mr Letourneau faisait également "bar", et c'est-là qu'un jour, Raymond Pellegrin offrit un café au jeune homme que j'étais alors...
>> "Château de verre", un film de René Clément
Publié par barreteau à 16:16:18 dans Jean Ro. un gamin de Paris ... | Commentaires (2) | Permaliens
Madame Polet, était une concierge plutôt autoritaire ... elle sortait de sa loge à chaque fois que quelqu'un entrait dans l'immeuble : c'était systématique!
Publié par barreteau à 09:24:43 dans Jean Ro. un gamin de Paris ... | Commentaires (2) | Permaliens
Souvenez-vous : Jean Ro. a déjà rencontré ce « clown triste » dans le métro. Aujourd'hui, il poursuit la narration de la vie de son proche voisin.
"Un copain de classe m'apprit que son frère connaissait bien Fernand Reynaud. Il allait régulièrement chez le fantaisiste qui ainsi testait de nouveaux sketchs. C'est par ce canal que j'ai su que Fernand Reynaud, mort de trac, ne pouvait entrer sur scène quand étant légèrement pompette...
Cela n'avait pas d'incidence fâcheuse jusqu'au jour où il s'acheta sa première voiture. Car Fernand, devenu une vedette, ne prenait plus le métro ... il avait une voiture !
Pour en finir avec les explications - qu'il devait fournir à son entourage - sur les bosses qui apparaissaient fréquemment sur son automobile, Fernand décida d'en acheter une deuxième : identique à la première, sa sœur-jumelle ... Ainsi, quand l'une était au garage en réparation, il roulait avec l'autre.
Une seule fois j'ai vu les deux voitures garées l'une derrière l'autre dans la rue Piat... Deux superbes Chevrolet "Bel Air" blanches dont peu de gens savait à qui elles appartenaient. Car, bien qu'ayant débuté à la télévision dans l'émission "36 Chandelles" de Jean Nohain, Fernand n'était guère connu des gens de notre quartier, dont la majorité ne possédait pas encore de téléviseurs ...seuls quelques gens aisés, et certains commerçants avaient accès à cette innovation.
Fernand vivra dans ce quartier du haut-Belleville jusqu'a son mariage, et il ne serait pas étonnant que ce soit chez "Pompom", le crémier du coin qu'il eut l'idée de son célèbre sketch " Les œufs cassés et les pas cassés" ...
Publié par barreteau à 09:21:47 dans Jean Ro. un gamin de Paris ... | Commentaires (2) | Permaliens
Quand je l'ai vu pour la première fois, c'était près d'un café, à l'heure de l'apéro.
Il avait encore son même manteau noisette et sur la tête un drôle de "galure", un chapeau ridicule, genre madrilène. Nous nous sommes regardés. Son visage portait encore des traces de maquillage et avait quelque chose de pathétique... un clown triste!
Je regardai s'éloigner un homme fourbu par sa soirée de travail au cabaret, un artiste au début de sa carrière, ... Je regardais rentrer chez lui, dans ses habits de scène ... Fernand Raynaud.
>> Cet anonyme emprunte un escalier également ... anonyme. L'escalier qui relie la rue de l'Ermitage à la rue des Cascades était à l'époque seulement répertorié "voie U/20", jusqu'à ce qu'il prenne, en 1994, le nom de ... Rue Fernand Raynaud.
Publié par barreteau à 10:17:42 dans Jean Ro. un gamin de Paris ... | Commentaires (1) | Permaliens



Vous avez dit ...