Vélos au fond d'une cour, 18 rue de Belleville - Paris 20ème (juin 1996)
A cette époque, le vélo n'avait pratiquement pas droit de cité dans Paris. Parcourir la capitale à bicyclette n'était guère imaginable et surtout très risqué, vu le peu de cas que l'automobiliste portait au cycliste qui osait s'aventurer sur "sa" route.
Laisser son "engin" dans la rue était aussi d'une inconscience folle car alors, votre bien pouvait disparaitre en un clin d'œil.
Aussi un jour d'été, ai-je découvert ces vélos bien cachés au fond d'une cour de la rue de Belleville. Pour accéder à l'endroit où ils stationnaient, il fallait traverser pas moins de trois arrière-cours en enfilade, descendre une volée d'escaliers et atteindre une petite remise à l'extrémité d'une ultime courette.
Aujourd'hui, le phénomène Vélib' est partout. A chaque coin de rues, de places, de bouches de métro …les vélos gris sont là, exposés au vu et au su de tous, en libre service.
On en rencontre même des groupes conséquents, pédalant de concert un peu comme à Pékin en un temps pas si lointain. Maintenant ce sont plutôt des hordes de voitures rutilantes qui envahissent les rues de Shanghai ou de Pékin, alors qu'à Paris on est retourné à la bicyclette !
C'est dire si les temps ont bien changé …
>> Le vélib' déjà sur Parisperdu.
>> Vélib’ : anatomie d'un succès.
Publié par barreteau à 11:56:04 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) | Permaliens
Dans la modeste rue de Chazelle (17e), la statue de la Liberté émergeant des ateliers du fondeur Gaget-Gauthier, 1883.
Photo© : Maurice-Louis Branger/ Roger Viollet
"Paris mythique" est un beau-livre, pas trop onéreux. Il vient de sortir en librairie et nous invite, en 100 photos de légende, à une promenade poétique à travers le Paris que nous aimons.
Dans cet ouvrage, les œuvres d'anonymes côtoient les clichés légendaires de la capitale, pris au quotidien ou lors de moments historiques.
Ces photographies, toutes en noir et blanc, dévoilent la ville d'antan avec ses toits, ses bals populaires, les quais de Seine ensoleillés et les trottoirs trempés …
Tous les grands photographes qui ont aimé Paris sont là : Daguerre, Atget, Brassaï, Kertész, Doisneau, Cartier-Bresson, Boubat, Izis, Ronis, Riboud … mais aussi Horvath, William Klein et Man Ray … aucun ne manque pour cette grande rétrospective d’un Paris éternel.
>> "Paris mythique", éditions Parigramme, 144 pages, Edition bilingue français-anglais - 9,90 euros
Publié par barreteau à 10:46:46 dans Hommes et Métiers | Commentaires (4) | Permaliens
Le 9 octobre 2010, le collège Musselburg de Champigny-sur-Marne, dans le département du Val de Marne, change de nom et devient le collège Willy Ronis.
Pour célébrer le photographe, les élèves ont choisi un autoportrait de 1955, un photomontage où il brandit une association de deux appareils pour photographier simultanément en noir et blanc et en couleurs. Sous l'immense portrait du hall, les lycéens se pressent pour écouter une évocation de cet homme un peu mystérieux derrière ses appareils.
Pourtant l'homme connaît bien le secteur car, dès 1938, il prend sa première photo sur les bords de Marne. Et Ronis aura toujours une affection particulière pour cette rivière et ses guinguettes qu’il n’a cessé d’immortaliser de son œil tendre et expert .
Ecoutons le d'ailleurs à ce sujet: "Si je remonte dans le temps, j'avais eu la commande d'un reportage sur les guinguettes. C'est comme ça que je suis allé sur les bords de la Marne avec ma moto, comme ça, au hasard. Quand on ne connait pas le coin, c'est absolument ébouriffant, avec la boucle de la Marne à Champigny. Tout à coup, on traverse, on trouve la Marne, et on ne comprend pas pourquoi ... On sortait de l’Occupation. Il y avait un souffle et un enthousiasme lié à ce que nous avions retrouvé la liberté. Et cela se sentait dans la vie quotidienne, malgré les difficultés ... et en 58, ce n'était pas encore dissipé, on croyait encore à une vie sans souci majeur ".
Aujourd'hui, le Collège Willy Ronis n'a pas - lui non plus - de souci majeur, d'autant qu'il s’est impliqué entièrement dans sa nouvelle identité en s’équipant d’un labo-photo. Une dotation en moyens humains et en matériels qui permettra aux jeunes photographes de s’essayer à cette discipline dans un "atelier d’éducation à l’image" ouvert à tous les élèves du collège.
La relève est peut-être parmi eux…
>> Le collège Musselburg de Champigny-sur-Marne, devenu le collège Willy Ronis.
>> L'autoportrait de 1955, en jaquette de l'ouvrage: "Le siècle de Willy Ronis".
>> Voir aussi sur Parisperdu: "Le Collège Robert Doisneau".
Publié par barreteau à 12:46:05 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) | Permaliens
Parisperdu vient de franchir le cap des 5 millions de visiteurs uniques.
Pas mal si l’on considère que le site a été lancé dans une relative discrétion il y a tout juste 7 ans autour d’un thème qui peu à peu a fait son chemin : celui de la défense d'un certain Paris.
Depuis deux ans maintenant, Parisperdu est relayé sur les réseaux sociaux de Facebook et Twitter. Et, depuis un peu plus d'un mois, un nouveau groupe "Paris Hier, aujourd'hui …demain" a été créé sur Facebook. Vous pouvez dès aujourd'hui rejoindre ce groupe.
Ces nouveautés sont la promesse d'une fréquentation encore plus forte du blog.
D'autres évolutions sont à l'étude, aussi nous vous tiendrons régulièrement informé de la vie du blog et des nouveautés à venir.
Amical salut et remerciements à tous les amoureux de Paris …
>> Lire aussi : "7 ans, l'âge de raison ..."
Publié par barreteau à 09:55:47 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) | Permaliens
"Bonne année ! ", "Happy new year ! ", "Ein gutes neues Jahr ! ", "Migliori auguri ! " … Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2013.
Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur Parisperdu, et désormais vous pourrez aussi rejoindre le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain" animé par Parisperdu, le photo blog des amoureux de Paris.
Publié par barreteau à 17:27:29 dans Hommes et Métiers | Commentaires (3) | Permaliens
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ParisPerdu aurait pu s'appeler ParisVolé car s'il est désormais souvent impossible de porter "ce certain regard" sur l'Est de Paris , c'est que ce Paris a été dérobé par toutes les "avancées de la modernité".
Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé. C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler, que la ville n'est pas une entité figée. La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.
Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...
"Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant."
Pier Paolo Pasolini
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