Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

parisperdu

Un certain regard sur Paris

=========================


Parisperdu aurait pu s'appeler ParisVolé car si souvent "ce certain regard" sur l'Est de Paris s'est définitivement évanoui, c'est qu'il a été dérobé par les "avancées de la modernité".

Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé. C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler, que la ville n'est pas une entité figée.

La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.

Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...

"Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant." 

Pier Paolo Pasolini


Exprimez-vous:
@ Contact 

Cette création est protégée
par Creative Commons.

Toutes les photos sont de l'auteur:   
© Pierre Barreteau
sauf mention particulière.
Vignette d'accueil: 
Photo André Kertész
© Claude Even


 
Autre blog:

pertiNantes

Tags ...

ALBUM: "Les Lieux retrouvés de Parisperdu"

www.flickr.com
Voici un module Flickr utilisant des éléments d'un album intitulé Les lieux retrouvés de Parisperdu. Créez votre propre module ici.

Merci pour votre visite ...

Depuis le 14-11-2005 :
1653205 visiteurs
Depuis le début du mois :
148425 visiteurs
Billets :
313 billets

La famille Romanès, de nouveau à Paris. | 07 décembre 2009

Délia Romanès chante et danse devant son chapiteau, boulevard de Reims- Paris 17ème

 

Les Romanès sont de retour avec un nouveau spectacle intitulé "Paradis Tzigane".

A Paris, ils sont au complet, des aïeuls musiciens aux fillettes acrobates, dont l'impeccable petite trapéziste Rose-Reine … mais aussi avec la terrible et magnifique Délia "qui lit les lignes de la main … jusqu'au coude" ! Tous participeront à la fête et ce, … jusqu'au 31 janvier 2010 !

 

Chez les Romanès, ce n'est pas un énième spectacle de cirque que l'on vient voir, on y vient pour rencontrer une famille attachante, une famille où l'on partage tout avec tous, une famille où l'on "naît" artiste.

 

Sous leur chapiteau irradié de lumière et de chaleur, les Romanès font, à tout moment, surgir l'émotion et la poésie par l'agilité d'un contorsionniste, la grâce d'une funambule, la sensualité d'une ballerine ...

 

Après le spectacle, public et artistes dansent et ripaillent ensemble. Ça tombe bien, on n'avait pas envie de partir...

 

Et vous pouvez même revenir pour le 31 décembre, car pour ce dernier soir de l'année, les Romanès ont programmé un Réveillon à leur façon, où après le spectacle, avec la famille Romanès, son orchestre tzigane et des artistes invités, vous pourrez danser jusqu’à l’aube. Vous pourrez aussi partager le barbecue de côtelettes de mouton, les choux farcis et divers plats des Balkans ... avec bien sûr, champagne et boissons à volonté !

 

Réservation indispensable : 06 88 09 22 67 ou 06 99 19 49 59

Le chapiteau du Cirque Tzigane Romanès est planté au niveau du 42-44 Boulevard de Reims (à l'angle de la rue de Courcelles) dans le 17ème arrondissement (Métro : Porte de Champerret).

 

>> Le Cirque Romanès.

 

>> Déjà sur Parisperdu: " Alexandre Romanès et son cirque tzigane ... "




 

Publié par barreteau à 09:56:13 dans Hommes et Métiers | Commentaires (1) |

Au pays du matin calme ... | 03 décembre 2009

Rue Caulaincourt - 75018 Paris


A Paris, les transitions sont parfois insensibles, mais le plus souvent, elles sont brutales … surtout quand on passe derrière le décor des grandes avenues haussmanniennes.
Ainsi, en empruntant les coulisses, en se faufilant derrière la place Clichy, à travers les passages, on atteint le cimetière de Montmartre, un no man's land de verdure et de pierres taillées.

Du pont métallique qui le surplombe, on aperçoit la tombe de Sacha Guitry, et sous les arbres repose une bonne partie du Gotha du XIXème siècle.
De la tombe la plus modeste aux caveaux grandiloquents, on n'est pas au bout de ses surprises au cimetière de Montmartre, ainsi un inconnu qui répond au superbe nom d'Iffla Osiris a fait placer sur sa tombe la reproduction grandeur nature du Moïse de Michel-Ange, avec cet épitaphe: "Au premier législateur" !

Huit heures moins dix, à cette heure matinale, l'activité urbaine est encore ralentie, ce qui sied parfaitement à ce lieu calme, apaisant, moins célèbre bien sûr que le "Père-Lachaise" mais tout aussi romantique et souvent plus pittoresque …



>> L'histoire extraordinaire de Daniel IFFLA-OSIRIS  (1825-1907).

>> Visite guidée du cimetière de Montmartre.

>> Déjà sur Parisperdu : " Paris, de Paul Valéry à Patrick Modiano ..."

 

 

 

 

 

Publié par barreteau à 10:38:45 dans 75018 | Commentaires (1) |

Qui êtes-vous Monsieur Morris ? | 29 novembre 2009



La colonne Morris est un élément du mobilier urbain parisien, présent aussi dans beaucoup de grandes villes en France et ailleurs dans le monde. De forme cylindrique, elle sert de support à la promotion des spectacles et des films. Éclairée à la nuit tombée, souvent rotative, l'espace qu'elle abrite en son sein est parfois utilisé pour entreposer le matériel de nettoyage des rues, abriter des toilettes ou des téléphones publics.

Les colonnes Morris doivent leur nom à l'imprimeur Gabriel  Morris qui en a obtenu la concession à des fins publicitaires en 1868 auprès de l'inventeur, le Berlinois Ernst Litfass. Ce dernier les avait introduits à Berlin, dès 1854, afin de lutter contre l'affichage sauvage. Ainsi, dans tous les pays de langue allemande, on parle de Litfaßsäule, "colonne de Litfass".

La colonne est en fonte verte, sa toiture est composée d’une marquise hexagonale, décorée aux angles de six mufles de lions, le tout surmonté d’un dôme bombé, décoré d’écailles et d’une flèche ornée de feuilles d’acanthe. L'ensemble est d'une rare élégance et les colonnes Morris sont devenues des objets emblématiques de l'image de Paris, au même titre que les fontaines Wallace et les entrées de métro d'Hector Guimard.

En 2006, la décision du Maire de Paris, Bertrand Delanoë, de réduire leur nombre de 773 à 550, c'est-à-dire de détruire 223 "Morris", au prétexte de "désencombrer l'espace public" a fait naitre une vive polémique. La ville de Paris estime donc que ces colonnes prennent trop de place ! Trop de place ? Ça fait rire les Berlinois : dans la capitale Allemande, des Litfasssäulen, il y en a 3000 !

A Paris, diverses associations de défense s'inquiètent de l'éventuelle disparition à terme de la totalité des colonnes Morris, au profit de supports publicitaires plus rentables.

Les colonnes que l'on voit aujourd’hui dans les rues de Paris sont en effet produites et gérées par le géant du mobilier urbain, l'entreprise JC Decaux. Ce sont des versions contemporaines assez fidèles au modèle du mobilier ancien. Mais, poussé par une logique financière, la mairie de Paris vient de revoir le contrat qui la lie à JC Decaux et a fait passer sa redevance de 8 % à plus de 40 % du chiffre d'affaires publicitaire. Decaux doit donc "se refaire de la marge", en proposant une colonne moins couteuse en investissement et aussi en exploitation. Après l'analyse de la valeur d'une colonne, c'est  l'architecte Jean-Michel Wilmotte qui a été choisi pour "re-designer" le produit  

Redessinée ou pas,  les célèbres colonnes Morris ne sont pas prêtes de changer de patronyme …



>> "Ginette", première victime de la rentabilisation du mobilier urbain parisien.


>> Wilmotte redessine la colonne Morris.



 

Publié par barreteau à 09:36:42 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) |

Cryptogrammes à Jussieu. | 25 novembre 2009



En arrivant à l’entrée principale de la Faculté des Sciences de Jussieu, par l’esplanade donnant sur la rue Linné, et après avoir gravi quelques marches, on aperçoit instantanément la tour centrale avec au premier plan, deux tours annexes identiques qui ferment
la perspective.

Ces deux blocs offrent chacun une face où l’on peut, ou plus exactement où l’on ne peut plus, lire des inscriptions datant des années soixante-dix, et dont le texte était bien dans le droit fil des apostrophes militantes qui fleurissaient un peu partout, sur les murs de la capitale au temps de la "chienlit" du Général.

Pour tracer ces inscriptions, les intervenants ont forcément dû utiliser des cordes pour descendre en "rappel". Le lendemain même, le comité directeur de Jussieu décide de recouvrir les graffitis en repeignant intégralement les deux façades en blanc. Le plus surprenant intervient alors: les inscriptions réapparaissent le jour suivant ! Les instances dirigeantes se rendent à l’évidence, mais il n’est plus question d’offrir une nouvelle page blanche à la morgue estudiantine. L’espace est tentant, vous en conviendrez. Que faire alors, sinon travestir, détourner, maquiller le cri … pour le rendre inaudible ?

Aujourd'hui, le décryptage du message représente une véritable gageure.
Prenons, par exemple, le libellé du somment de la face droite:

QW

A/88IAI88WB

AA/RABES

BM HMW

REOT8

OPVH89

Ligne suivante nous trouvons une variante de la deuxième ligne avec:
W88W88HMFI

Reprenons la ligne 1. Le QW ne peut être (excusez le côté péremptoire de mes déductions) qu’un ON. La ligne suivante me semble lisible grâce aux quatre 8 qu’on identifie immédiatement comme des S. Les A sont terriblement mal maquillés, on en isole deux, dont un au début, on obtient donc ASSASSINE. Sous le RABES de la ligne trois, nous isolons le mot PARIS. La suite m’échappe…

Alors, à cette époque-là, on assassinait à Paris. Qui ? Quand ? Pourquoi ? Le reste de la façade nous le révèle sans doute. Mais, là, je m’incline, et … j’appelle à l’aide.
Alors, si vous savez décrypter la suite, merci d'en faire part à Parisperdu, à ce
Contact.

Reste toutefois un point intrigant: on sait que la durée moyenne de vie d’un tag, d’un bombage sauvage, est souvent très courte, surtout sur les monuments publics, car les services Techniques de la ville y remédient dare-dare à coups de détergents spéciaux.
Alors pourquoi, à votre avis, ces inscriptions défient-elles le temps et maculent-elles à jamais les colonnes métaphoriques de ce portique universitaire par ailleurs élégamment habillé des céramiques de Léon Gischia?
Parce que … personne n’est plus capable de savoir ce qu’elles signifient. Et parce que tout le monde "s’en fout un peu", si je peux me permettre. Elles ont perdu la totalité de leur sens (Assassine-t-on à Paris !?!), pour acquérir, depuis bientôt un bon quart de siècle, une autre fonction, celle bien sûr plus décorative et bien moins problématique, d’œuvre d’art.

Œuvre d’art tendance conceptuelle, évidemment, voire arte povera, dirons certains.
A l’instar du codex de Dresde, du calendrier Maya, voire du testament de Nicolas de Staël … l'énigme fera toujours rêver.



>> De chaque coté de la Tour Zamansky, que l'on voit ici, après les travaux de désamiantage et sa rénovation en février 2009, on peut découvrir les deux tours annexes aux fameux "messages cryptés".


>> Zoom sur le message de la tour de droite.


>> Jussieu : le campus nouveau est arrivé.

 

Publié par barreteau à 09:18:20 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) |

Un jeune homme ...de presque cent ans ! | 21 novembre 2009


Novembre 2008, il y a tout juste un an, Willy Ronis me fait parvenir un exemplaire de "Ce jour-là", l'un de ses ouvrages qui vient d'être réédité.  Il y ajoute une dédicace, comme toujours très touchante car je sais qu'elle vient d'un homme profondément sincère.

 

Bien sûr, je n'ai pas manqué de remarquer, que cette fois-ci, le tracé de son écriture était terriblement hésitant … mais rien d'extraordinaire, quel sera le tracé de votre écriture à 98 ans ?


Lorsque je téléphone à Willy, pour le remercier de sa délicieuse attention, je lui dis combien ses photos créent en moi des ondes de nostalgie, surtout celles captées dans ce Belleville-Ménilmontant aujourd'hui disparu et que nous aimions tant.

Comme souvent, sa réponse est emprunte de cet humour désarmant que je lui connais bien.
Et c'est avec un brin de malice qu'il me rétorque : " Non moi, je ne suis pas nostalgique … mais j'aimerais bien que ça recommence".

 

Depuis, Willy nous a quittés … et je me remémore souvent ce message d'espoir, de soif de vie … émanant d'un jeune homme de presque cent ans.

 

 

>> Voir aussi : "Au revoir et merci Monsieur Ronis".

 

 

 

Publié par barreteau à 09:19:12 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| >>

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Partager / S'abonner

Share/Save/Bookmark Subscribe
Parisperdu recommandé par:

logo France Inter

blogs à part





Une sélection "Photo" de la



Site du Jour

Paperblog

THE BOBs

le site des photobloggers parisiens photo blogs, top photoblogs photoblog-community PhotoRing coolphotoblogs

Coup de coeur de:
NetKulture
"un monde à part... surprenant ... insolite... un autre regard"

Elu

Le Site du Jour



"Un Blog nostalgique, très élégant, et parfois acide qui donne à voir la transformation de Paris"





Classé "TOP" par la rédaction


Rechercher ...

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03