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S'appellent-elles Eleonora et Virginia ? Oui peut-être, car sur la butte Bergeyre, nous ne serions pas étonnés de croiser .... les héroïnes de l'une de ses "Histoires extraordinaires" !
Car enfin, nous sommes bien ici dans un lieu extraordinaire, un endroit isolé et tout à la fois urbain, un quartier unique à l'environnement singulier, un espace à l'écart de la ville, tout en étant dans la ville.
Ici, nous sommes dans l'arrière-cour de Paris.
>> La tranquillité des sommets.
>> La rue Barrelet-de-Ricou et ses escaliers dévalant vers l'avenue Simon Bolivar (© Willy Ronis)
>> Jean-Jacques Rousseau, un promeneur solitaire et rêveur sur la butte Bergeyre.
Publié par barreteau à 10:39:27 dans 75019 | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par barreteau à 11:08:49 dans 75020 | Commentaires (2) | Permaliens
Paris, monstrueuse métropole où "le Nouveau" :de gigantesques buildings de métal et de verre, gagne inexorablement sur "l'Ancien", sur ses rues et ses immeubles traditionnels où ne survivent plus que des pauvres ou des vieux, comme ce couple, Germaine et Albert, que la rénovation de leur quartier va chasser vers la banlieue.
Publié par barreteau à 09:02:42 dans Hommes et Métiers | Commentaires (1) | Permaliens
De Belleville, de Ménilmontant, et de Charonne, maintes représentations ont été données, mais toutes soulignent le côté typiquement "populaire" de ces hauts quartiers de l'Est parisien.
Des hommes aussi différents qu'Edgar Morin, Raoul Girardet ou Mouloudji ont vécu sur ces hauteurs ... et tous en ont en vanté l'esprit singulier. Tous ont attesté de cette personnalité radicale et indépendante qui s'exprime dans la "vue" que l'on prend ici de la capitale et de la société. Les gens de Belleville contemplent - en effet - la capitale de loin, depuis le "rebord" du plateau de la rue Piat. Edgar Morin parle même "d'une culture de la rue de Ménilmontant".
Henri Calet dans ses textes (Le tout sur le tout, Acteur et témoin, Les deux bouts) met en valeur la stabilité, la permanence des stéréotypes, des expressions employées pour caractériser l'Est parisien que l'on évoque volontiers par le panorama et par des lieux-souvenirs, comme le Mur des Fédérés.
Willy Ronis et René-Jacques contribuent par leurs images à mettre en valeur ces "traits urbains", tout comme le fait l'œuvre d'un autre photographe moins connu, Henri Guérard qui a réalisé - en cinquante ans - 24 000 photographies de Belleville !
Les années 1960 sont des années de mutation au terme desquelles se met en place la rénovation de ces quartiers. Une rénovation souvent brutale et qui introduit une rupture dans l'urbanisme. Des protestations - dans lesquelles la nostalgie n'est pas absente - s'élèvent contre la destruction de Belleville, voire même contre sa simple rénovation. Ainsi, en 1975, Christine Rochefort publie un "Requiem pour Belleville" et la même année, Georges Perec publie "W ou le souvenir d'enfance" où il évoque la mémoire douloureuse de la rue Vilin. Puis les récits, les souvenirs du passé se multiplient: ainsi, jusqu'à sa disparition en 1997, l'écrivain "local" Clément Lépidis dénoncera sans cesse la destruction du cadre de son enfance.
L'évocation du passé rebelle bellevillois, de son modèle de métissage, de la tolérance, du bien-vivre devient finalement un argument politique.
Le 20ème arrondissement est celui qui, à Paris, compte en effet la plus forte densité d'associations (600). Les projets de rénovation du bas Belleville se sont toujours heurtés à la volonté conservatrice de ces associations qui cherchent à préserver la convivialité de ce "belvédère populaire".
Oui décidément, Belleville, Ménilmontant, et Charonne, ces hauts quartiers de l'Est sont bien les "conservatoires du Paris populaire".
Mais pourront-ils le rester encore longtemps ?
>> Evelyne Cohen, "Jean El Gammal, Les hauts quartiers de l'est parisien, Paris, Publisud, 1998"
>> Voir aussi : Revue d'histoire (1999-19).
Publié par barreteau à 15:47:01 dans 75020 | Commentaires (1) | Permaliens
Démolitions dans le quartier de la Réunion- Paris 20ème.
"Quelque part quelqu'un", derrière ce titre emprunté à Henri Michaux se tient le premier long métrage de Yannick Bellon, réalisé en 1972. Une histoire qui mêle la fiction et le reportage. Une histoire lyrique. Une déchirante plongée dans les plis sinueux d'une ville, Paris.
La rue, les vieux immeubles que l'on détruit, les nouveaux qui se dressent fièrement, "immobilièrement". Et puis la foule. Le mouvement de la foule. La houle. Le ressac. Marée humaine. Le chant de la foule. Un opéra, porté par la musique unique, "expérimentale" de Georges Delerue, tout concourt à donner à cette fable sur la déshumanisation de la société contemporaine un aspect fantastique et étrange. Paris se démolit, Paris se reconstruit. Entre les ruines des immeubles anciens et les constructions "flambant-neuf" se presse une foule partout présente, dans les gares, la rue, les magasins. A toutes les heures du jour et de la nuit.Quelques personnages isolés dans cette ville de Paris, représentant chacun une génération, se croisent mais jamais ne se rencontrent. Pas d'histoires, pas de stars, ici, le thème de la ville revient comme un leitmotiv.
Si vous appréciez Parisperdu, vous aimez sûrement "Quelque part quelqu'un".
A suivre ...
>> La musique unique, "expérimentale" de Georges Delerue (extrait Real Audio)
Publié par barreteau à 12:32:28 dans Hommes et Métiers | Commentaires (1) | Permaliens
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