Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

parisperdu

Une certaine vision de Paris

=========================

ParisPerdu aurait pu s'appeler ParisVolé car si souvent "cette certaine vision" de l'Est de Paris s'est définitivement évanouie, c'est qu'elle a été dérobée au regard par toutes les "avancées de la modernité".

Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé. C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler, que la ville n'est pas une entité figée. La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.

Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...

"Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant." 
Pier Paolo Pasolini




Exprimez-vous: @ Contact 
Cette création est protégée
par 
Creative Commons.
Creative Commons License
Toutes les photos sont de l'auteur :    © Pierre Barreteau sauf mention particulière.
Vignette d'accueil:                          
Photo
André Kertész © Claude Even
Musical :






























Marc Lavoine & Souad Massi "Paris"



Autre Blog:
pertiNantes
 

Tags ...

Merci pour votre visite ...

Depuis le 14-11-2005 :
422464 visiteurs
Depuis le début du mois :
37117 visiteurs
Billets :
203 billets

Album : "Les lieux retrouvés de Parisperdu"

www.flickr.com
Voici un module Flickr utilisant des éléments d'un album intitulé Les lieux retrouvés de Parisperdu. Créez votre propre module ici.

Passage Goix : une voie sordide … | 11 juillet 2006


Kiné presse le pas pour rentrer chez elle. Elle habite ici, 6-8, passage Goix - avec son mari et leurs quatre enfants - au Grand Hôtel des Vosges. Un « meublé » voué à la démolition comme la plupart des autres bâtiments extrêmement dégradés de cet îlot situé au cœur du quartier Stalingrad.

De ses fenêtres le spectacle est permanent. Un terrain vague baptisé «la jungle», massif broussailleux mal défendu par des palissades en tôle, sert de « chambre de shoot ». S'aventurer au milieu de ce champ d'immondices, s'avère particulièrement dangereux tant le sol est jonché de seringues et de cuillères ... Le passage Goix, cette sinistre ruelle, est devenu une zone interdite: qu'on s'en approche, qu'on y risque un regard appuyé, et un homme s'avance, vient vous demander d'un ton rogue ce que vous voulez.

Kiné et sa famille vivent ici dans des conditions invraisemblables : l'extrême délabrement des lieux, la présence permanente de dealers, de drogués, de squatters, les intrusions incessantes dans leur immeuble, ... sans parler des rats et du saturnisme qui menace ses enfants ... tout cela devient très vite insupportable. Mais quand on est clandestin il faut tout supporter : c'est le prix à payer.

Vu du Sénégal, Paris ne ressemblait pas du tout au Passage Goix ...



>> Le nouveau passage Goix

  
>> Le quartier est aujourd'hui entièrement réhabilité





Publié par barreteau à 10:20:18 dans 75019 | Commentaires (4) |

Manu et ses copains « graffeurs » en action sur l'ancien site des Frigos dans le 13ème. | 06 juillet 2006



Manu ne veux pas être considéré comme taggeur, mais comme graffeur. 

La différence? Le tag, c'est une signature sur des murs, des garages, des camions, ... bref tout ce qui salit et détériore l'espace urbain. Le graff serait au contraire une expression artistique.

Mais écoutons plutôt Manu : "Lorsque je fais du graff avec mon groupe, je ne pense plus à rien. Je me concentre sur ce que j'ai à faire. Lorsque tu « graffes » en laissant libre cours à ton imagination c'est apaisant. Mes graffs expriment un certain mécontentement par rapport à l'imperfection de la société, mais aussi des scènes avec des brins d'espoir. On préfère peindre de jour, car nous ne sommes ni des vandales ni des délinquants : on ne choisi que des murs délabrés, des friches urbaines, des sites désaffectés ...".

Le graff est le travail sans salaire de Manu, l'artiste-Rmiste mais c'est aussi son seul loisir car le graff peut revenir cher. Une bombe de peinture coûte environ, 7 euros, et pour 25 m2 de fresque, il faut parfois jusqu'à 500 bombes: 3500 euros ... le prix d'une œuvre d'art ....

   
>> Un des premiers graffs de Manu, en 1997


>> Graffiti.org : la bible des Graffeurs et des Taggeurs


 

Publié par barreteau à 09:38:46 dans Hommes et Métiers | Commentaires (2) |

Ce monde a disparu ... | 01 juillet 2006


Ce monde a disparu, il ne reste que des images et des sensations dont je doute parfois, qu'elles aient eu, un jour, une réalité.

Villa des Lyanes : il y avait là des cours cachées, des petits ateliers d'artisans : des serruriers, des ferronniers et bien d'autres métiers encore dont aujourd'hui l'économie mondialisée n'a - ici - que faire.
L'on pouvait tranquillement parcourir cette  rue où les voitures étaient rares ; son calme, en plein Paris, vous sautait au visage ... 

Bien sûr les maisons étaient plus que modestes, les murs plutôt lépreux  ... mais le quartier dégageait une grande richesse pour celui qui s'aventurait jusqu'ici ....


>> Ce qu'est devenue aujourd'hui la Villa des Lyanes ...   

 

Publié par barreteau à 10:04:15 dans 75020 | Commentaires (2) |

Rue des Cascades | 25 juin 2006


Le vingtième arrondissement de Paris possède, plus que d'autres, des lieux privilégiés où le regard peut encore capter ces images poétiques qui échappent à notre époque de pubs et de bagnoles.

Belleville et Ménilmontant nous montrent des "signes intérieurs de richesses" inconnus ailleurs dans Paris.

Malheureusement, ce qu'on appelle : "urbanisme" , (philosophie dont l'exécutant est le Promoteur), ne connaît pas de pire ennemi que l'inconnu et, faute de pouvoir le comprendre, il le détruit, afin de le remplacer par du trop-connu qui n'encourage plus que l'indifférence.

Je dédie ces quelques lignes au souvenir de ce que fut cette partie modeste et mystérieuse de la rue des Cascades.



>> Casque d'Or, le film de Jacques Becker tourné en décors naturels au 44, rue des Cascades. 

>> La rue des Cascades dans l'univers musical de Yann Tiersen

 

Publié par barreteau à 08:54:18 dans 75020 | Commentaires (5) |

Deux obélisques et un roi ... | 20 juin 2006


Ces deux obélisques, situés à 900 kilomètres l'un de l'autre, nous adressent un cruel clin d'œil de l'Histoire.

C'est tout d'abord à Port-Vendres où, en mars 1789, on inaugure un obélisque de 100 pieds de haut à la gloire de Louis XVI, bienfaiteur de la ville.

Puis c'est à Paris où, quelques cinquante ans plus tard – en 1836 - on érige l'obélisque de Louqsor sur l'ex-place de la Révolution.

Or, à cet endroit précis, Louis Capet, 39 ans, ancien roi de France sous le nom de Louis XVI, est guillotiné, le 21 janvier 1793 à 10h20.

Aujourd'hui, les deux obélisques se renvoient l'écho du destin unique d'un roi de France.

 

>> L'obélisque de Port-Vendres et son Message  

>> Voir l'érection de l'obélisque de Louqsor sur la place de la Concorde, le 25 octobre 1836

Publié par barreteau à 09:36:27 dans Paris > Extrème Sud | Commentaires (1) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| >>

Juillet

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Fils & Flux ...

RSS 2.0 Feed Partager sur Facebook Add to Technorati Favorites Add to Google Add to My Yahoo! Subscribe in NewsGator Online

Add to Netvibes
http://www.wikio.fr le site des photobloggers parisiens blogCloud pagerank
Parisperdu recommandé par:
blogs à part
logo France Inter


Une sélection "Photo" de la


Site du Jour
Coup de coeur de:
NetKulture
"un monde à part... surprenant ... insolite...
un autre regard"
Elu

Le Site du Jour


Classé "TOP" par la rédaction