Parisperdu aurait pu s'appeler ParisVolé car si souvent "ce certain regard" sur l'Est de Paris s'est définitivement évanoui, c'est qu'il a été dérobé par les "avancées de la modernité".
Arpenter la ville à la recherche d'espaces promis à la démolition ou de personnes dont le destin va en être bouleversé : ce n'est pas pour regretter le passé. C'est pour montrer, nous montrer, nous rappeler, que la ville n'est pas une entité figée.
La ville vit ... et comme tout être vivant, elle fait parfois des erreurs.
Ainsi va la ville, ainsi va la vie ...
"Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant."
Pier Paolo Pasolini
Exprimez-vous:
@ Contact
Cette création est protégée
par Creative Commons. ![]()
Toutes les photos sont de l'auteur:
© Pierre Barreteau
sauf mention particulière.
Vignette d'accueil:
Photo André Kertész
© Claude Even
Autre blog:
pertiNantes
Depuis le 14-11-2005 :
1431033 visiteurs
Depuis le début du mois :
32363 visiteurs
Billets :
301 billets
Le banc, Boulevard Pasteur, Photo: ©René-Jacques - 1927
Marcel Bovis, André Kertész, René-Jacques, ... tous ont vécu à Paris, tous l'ont arpentée, scrutée, façonnée comme un inépuisable matériel d'inventions visuelles.
Ainsi, de leurs déambulations, de jour comme de nuit, dans la perspective de la "trouvaille", du motif photogénique, est née, volontairement ou indirectement, une réelle "poétique de la ville".
L'attitude de ces maîtres-photographes face aux espaces urbains - que sont l'immeuble, le monument, la rue, le quartier, etc... - dessine une cartographie fragmentaire et subjective d'un Paris du XXe siècle.
L'événement et la narration restent en suspens, car pour eux - contrairement à un Robert Doisneau ou un Willy Ronis - l'homme n'est pas le sujet principal, il n'est qu'un alibi mis en image pour structurer un environnement beaucoup plus vaste : des ombres traversant une chaussée humide ; un couple vu de dos à la vitrine d'un snack ; une figure féminine prise devant le panorama de Montmartre ...
Oui, leur objectif commun est bien la structuration de l'espace, de laquelle se dégagera une création poétique.
A suivre ...
>> En savoir plus sur René-Jacques
Publié par barreteau à 09:57:08 dans Hommes et Métiers | Commentaires (3) | Permaliens
Mais nos enfants pourront aussi s'asseoir sur le rebord du grand bassin pour renouer avec les jeux de leurs ancêtres, en guidant un petit bateau ... loué sur place.
Alors, dans le grand bassin rond des Tuileries, les incontournables petits bateaux à voiles vogueront parmi les canards et les carpes et ... comme toujours, ils finiront par aller se coincer sous le jet d'eau ...
Et pour qu'ils reviennent, Maman, "ont-ils des jambes ..." ?
Billet dédié à Elisa, dite "Miss Zouzou".
Publié par barreteau à 09:22:21 dans Hommes et Métiers | Commentaires (3) | Permaliens
Ici, rue Laurence Savart, la vie s'écoule en pente douce ... Et cette rue est propice aux rencontres, aussi belles qu'inattendues. Willy Ronis en avait fait l'expérience dans les années 50, lorsqu'un jour, au petit matin, en descendant la rue, il croise un vitrier avec son lot de carreaux de verre sur le dos.
Aujourd'hui, le côté résidentiel a remplacé ce qui fut populaire, qui lui même avait pris le pas sur le rural : toute une chaîne successive de prédation sociale, un écosystème historique en quelque sorte !
D'ailleurs, n'est-ce sans doute pas un hasard si les écologistes font ici - à chaque élection - leur meilleur score parisien !
Mais au final, dans la rue Laurence Savart, peu de choses ont changé ... et l'on se retrouve confronté - aujourd'hui - aux mêmes façades, aux mêmes portes de garage, aux mêmes maisonnettes ... que celles aperçues sur la célèbre photo de Ronis.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé un peu du Paris perdu ...
>> "La rue Laurence Savart", Photo: ©Willy Ronis
>> Association Willy Ronis "Pour le cadre de vie de la rue Laurence Savart ".
>> Voir aussi : "Les hauts quartiers de l'Est parisien font de la résistance".
>> Voir aussi : "Rue Laurence Savart : Lieux retrouvés 004" de Parisperdu.
Publié par barreteau à 10:46:16 dans 75020 | Commentaires (1) | Permaliens
La Place de l'Argonne dans le 19ème arrondissement est un lieu quelque peu étrange, un lieu aux marges de la ville, à proximité des voies ferrées de la Petite-Ceinture et de la confluence du canal Saint-Denis et du canal de l'Ourcq.
Mais sommes-nous ici, toujours dans Paris ?
Oui, car "être à la marge" ne conduit pas nécessairement à l'exclusion. Et, par rapport à la norme du centre-ville, un quartier à la marge, en lisière, s'invente d'autres formes de complicité, de partages, d'autres pratiques culturelles inédites et cosmopolites, voire de nouvelles formes architecturales ...
Et c'est bien ce que l'on constate ici, place de l'Argonne, un lieu "loin de tout" mais qui a su créer une vraie vie de quartier grâce à un amalgame réussi de commerces, d'immeubles de bureaux, de logements ...
Avec son austère pont de chemin de fer, la "face Est" de la place, désormais redessinée, plantée d'arbres et rendue aux piétons, est devenue une place plus aérée, plus lumineuse ...
Le soleil ne se lève-t-il pas toujours à l'Est ... ?
>> La place de l'Argonne, aujourd'hui. (Image de synthèse: "Mairie de Paris")
Publié par barreteau à 10:40:01 dans 75019 | Commentaires (1) | Permaliens
Face à la place Martin Nadaud, entre la rue de la Bidassoa et la rue Sorbier, sur un petit promontoire se dressait-là un quartier singulier. Dans ce petit périmètre, la vie s'organisait autour de trois anciennes rues pavées.
Aujourd'hui Virginie n'est plus là, ses chats non plus. Mais, plus surprenant encore ... plus aucune trace des rues de la Cloche, de la Voulzie, et de la rue Westermann. Le quartier n'existe plus !
A sa place, on rencontre en haut d'un talus herbeux, un jardin tout récent: le square du Docteur Joseph Grancher, inauguré il y a tout juste un an.
Ici, de ces habitants d'autrefois, il ne reste rien pour évoquer un lieu de vie où des gens se sont construits, aimés, ont échangé ... Leur souvenir est maintenant effacé de nos mémoires. Or, c'est pourtant à eux que le square voudrait rend hommage.
Mais ici, tout sonne faux : des lampadaires à l'ancienne ... aux bancs double en bois ... qui voudraient recréer un certain esprit "Vieux Paris" ... Le paysagiste qui a conçu le square est même allé jusqu'à installer "des haies d'osier croisé évoquant symboliquement les murs des maisons d'autrefois" ! (... sic "La Mairie de Paris").
Tout cela "sent à plein nez" le décor, le carton-pâte ... Virginie n'oserait certainement plus y lâcher ses chats, ni sortir ici en robe de chambre ...
Aujourd'hui, je reviens d'un lieu qui n'existe plus ...
>> Le nouveau secteur Cloche-Bidassoa / Square du Dr. Joseph Grancher.
Publié par barreteau à 10:02:36 dans Portraits Incertains | Commentaires (4) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| >>
Parisperdu recommandé par:

blogs à part

![]()
Une sélection "Photo" de la





Vous avez dit ...