Comme je vous l'expliquais ici, j'avais engagé une procédure judiciaire contre ce cher Rantanplan, pour 1) qu'il paie ce qu'il me devait, 2) avoir un jugement pour Patachon.
Mais rien n'est jamais si simple: Rantanplan est un artiste.
Première convocation: Rantanplan arrive tout seul comme un grand, étale sa suffisance devant le juge, toise mon avocat, tente d'exhiber un tas de documents/justificatifs de paiements/revenus établissant noir sur blanc qu'à la limite ça serait plutôt à moi de l'entretenir... et se fait remballer pour une nouvelle audience, vu que mon avocat n'a pas eu accès aux pièces en question. Os à ronger, nous obtenons cependant un jugement provisionnel.
La deuxième audience a eu lieu début juin.
Oui mais... entre-temps, il s'est passé des choses! Rantanplan a hérité, Rantanplan a revu ses enfants, Rantanplan a remboursé (presque toute) sa dette, Rantanplan a payé sa pension alimentaire... Bref, Rantanplan s'est trouvé blanc comme neige.
Ce qui fait que,
non content de se ridiculiser à la première audience...
Ce plouc n'est pas venu à la seconde! (qui était pourtant sa chance à lui de prouver sa "bonne foi"... trouvez l'erreur)
Résultat? on a eu TOUT ce qu'on demandait (et, à vrai dire, plus qu'on ne l'espérait)!
300 euros de pension alimentaire chaque mois,
L'accord de saisie sur salaire en cas de besoin,
La moitié des "frais extraordinaires" (scolarité, santé etc),
Et 200 euros pour les frais de justice!
Ce que j'aimerais voir sa tronche quand il aura pigé ce que signifie le jugement...
En plus, comme un bonheur ne vient jamais seul, j'ai buté trois moustiques ce soir!
Une journée faste, je vous dis!
Publié par Juju! à 21:38:11 dans Les méfaits et gestes de Rantanplan | Commentaires (2) | Permaliens
Aaaah! Ce bon vieux Rantanplan! Il vous manquait, avouez...
A vrai dire, il nous manquait aussi.
Enfin, "nous"... je me serais, pour ma part, contentée de voir la couleur de son argent!
Hélas, les jours et les mois passaient, et comme soeur Anne, nada! à perte de vue...
Ni fric, ni rien.
Le Néant! (allusion subtile pour les plus de 25 ans qui ont vu, revu et rerevu L'Histoire sans Fin)(pour les autres, il est pas trop tard)(mais ça a vieilli, faut bien dire)
Et les enfants qui se taisaient... et moi qui attendais qu'ils parlent... et rien, toujours rien, ils en parlaient bien sûr, mais taisaient son absence.
Jusqu'au jour où Schtroumpfette a craqué.
Ses grands yeux tout noirs se sont mis à couler, à grosses larmes roulantes, chaudes et ininterrompues, et elle meuglait "Je veux mon Papa! Il me manque!"
Alors j'ai formé le numéro, je lui ai tendu le téléphone. Il a décroché, et elle a pleuré au téléphone, elle ne voulait pas lui dire pourquoi elle pleurait, tout ce qu'elle disait c'était "Papaaa"... en pleurant.
Et il est venu.
Cinq mois sans nouvelles, sans appel, sans rien. Et là, juste le temps du trajet, et il est arrivé.
Les a emmenés faire un tour au parc (je le veux plus chez moi). Devait les ramener dans la demi-heure pour cause d'heure tardive, est revenu 15 minutes plus tard, est reparti... après m'avoir juré de me rembourser.
On était alors à la mi-mai.
Depuis ce jour, beaucoup de choses se sont produites:
Mais comme Rantanplan est incorrigible,
Mais comme Rantanplan est un imbécile,
Mais comme Rantanplan a toujours laissé passer sa chance, quelle qu'elle soit...
Rantanplan n'a plus donné signe de vie depuis 17 jours.
Retour à la case départ?
Publié par Juju! à 23:36:56 dans Les méfaits et gestes de Rantanplan | Commentaires (2) | Permaliens
La libération!!! Je vais enfin pouvoir penser à autre chose...
Très bientôt, la suite de notre grande saga de l'année "Les méfaits et gestes de Rantaplan", avec un tout nouvel épisode:
Le Phénix (tadaaa)
... et, en bonus, l'avis de notre experte, Schtroumpfette!
A ne manquer sous aucun prétexte!
Publié par Juju! à 09:24:49 dans Mes heures | Commentaires (0) | Permaliens
Le temps est étrange, passe sans passer.
Jeudi.
Je n'ai toujours rien fait ni vécu.
Ou bien?
Mécanique, de train-train en quotidien, amnésique et détachée...
Pour que le temps passe, passe vite, passe en mon absence.
En sourdine, je ne suis plus capable que d'attente.
Publié par Juju! à 14:20:39 dans Mes heures | Commentaires (0) | Permaliens
On se voit peu, ces derniers temps. Si peu.
De ci, de là, étreinte à corps perdus, à peine soulagés. Une tendresse, quelques baisers... deux heures de train...
J'en ai assez! Marre de te téléphoner, t'écrire? pour quoi faire! j'ai l'impression d'être veuve! ni accouplée, ni célibataire, pendue au cou d'un fantôme, exaspérée.
Seule hier, seule... assouvie, peut-être. Apaisée? loin de là.
Et d'autant plus seule.
J'en ai pleuré.
Publié par Juju! à 21:40:59 dans Mes heures | Commentaires (1) | Permaliens