Moi... et les Hommes | 15 mars 2006
J'ai toujours aimé faire l'amour.
Comme tout le monde, ou presque.
De quinze à vingt ans, j'aimais le sexe comme on peut aimer faire du sport : sans plaisir physique au sens orgasmique du terme, mais j'aimais mener mon « partenaire » où bon me semblait, quand bon me semblait, et comme je le voulais ; j'aimais ma nudité, les mouvements de mon corps, j'aimais jouer de mes hanches, de mes articulations, c'était le plaisir de la danse en mieux.
Je me sentais plus belle, plus pleine, pleine d'énergie, de vitalité, rayonnante...
Le sexe, c'était ma potion magique quand quelque chose allait mal.
Et le désir alors ! Les premiers frôlements discrets d'un corps anonyme, mine de rien... ma réponse muette et tout aussi « innocente », ne rien accorder mais surtout sans rien refuser... et ensuite la surenchère, jusqu'au capot d'une voiture ou un mur dans la pénombre.
A vingt ans quelqu'un m'a appris le plaisir. Plus exactement, il a refusé de se laisser «leurrer», a fait fi de ma technique (pourtant bien rodée !), a pris son temps et le mien pour surmonter ma pudeur ; pudeur de me laisser aller au plaisir, pudeur de me laisser voir dans le plaisir... peur de perdre le contrôle.
Il m'a appris mon propre corps.
Par après, tout a été plus simple : je connaissais le chemin qui me mènerait au plaisir, et je n'hésitais plus à l'emprunter avec quelque corps que ce soit... non sans céder au plaisir de l'esbrouffe de temps à autre, c'est si bon d'en mettre « plein la vue » à un mâle haletant et étonné !
A 21 ans, j'ai rencontré celui qui allait devenir le père de mes enfants.
Un coup d'un soir... a priori !
A suivre (mais je sais pas quand!)
Publié par Juju! à 16:10:14 dans Mes heures
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