de ses trois mots inquisiteurs
son air suffisant me donne le cafard.
ouais.
on a beau nous embelir l'encephale de jolies phrases humanistes
faudrait déjà penser à y croire soit même.
sortir d'ici , à grands pas
pour aller rejoindre tout ce qui ne me ressemble plus.
et ses semelles qui font ce bruit désagréable aux tympans
mais que j'aimes car elles amenent de pieds fermes la sinçerité et la générosité.
Je la regarde , l'oeil encore vif et les mains desesperement tremblantes.
un signe de tête qui me met les larmes aux yeux
et ces cris stridents qui etouffent mes mots.
J'sais plus trop qui je dois croire
j'sais plus trop à qui en vouloir ,
surement à moi même.
Et puis ses gestes
qui mettent du bonheur à l'espace
Ce moment là , où tout m'apparait plus simple
voir la vie du bon côté
sans être accompagné.
" machin , truc , bidule "
ouais ouais .
à partir d'un certain moments
tout se passe de mots , d'expression , d'intonation et de belles figures de style pour embelir ses douleurs.
faut être réaliste
ca fait mal là ici et là
sans personne , sans rien
devenir extremment futile
inintéressante au possible
deverser des absurdités , sur une page internet
qui n'est même pas à proprement dit réelle
Continuer à en vivre
continuer à sourire
songer à la dur réalité d'exister.
Quand ?
où ?
comment ?
être catapulté dans les méandres du ridicule , de l'imposture et du bonheur passager.
Imaginer notre avenir , sans penser au pire .
l'idée se fige , l'esprit oublie .
Et puis y'a notre coeur d'adolescent vieillissant
qui hurle à outrance , dans nos petites cages thoraciques d'abrutis heureux.
(on peut enlever le "heureux " dans certain cas )
Et puis y'a toi
qui n'existe pas .
Et puis y'a tout ça
qui s'eternise
lorsque tout défile , nous deroulant les rides.
Ouais.