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The Game | 30 octobre 2005

"JE SENS QUE C'EST MON TOUR MAINTENANT ET JE PEUX PRENDRE LES COMMANDES"
Encore
un rappeur de la nouvelle génération directement sorti de Compton
(Californie, la ville berceau du gangsta rap)... On le surnomme "Nigga
with attitude" (le Négro avec du caractère).
The Game,
ancien membre de gang, s'est tourné vers le rap à la suite d'une
attaque au cours de laquelle il a été touché par 5 balles et laissé
pour mort. Aujourd'hui, il recherche la paix et non la guerre. Sur son
premier album, The Game travaille avec Dr. Dre
et prouve qu'il joue dans la cour des grands.
The Documentary (Aftermath / G Unit
/ Interscope / Polydor / Universal), le premier album de The Game (de
son vrai nom Jayceon Taylor), annonce l'arrivée du plus important
gangsta rappeur West Coast depuis l'arrivée de Snoop Dogg, 10 ans auparavant. The Game est épaulé par 50 Cent, Nate Dogg et beaucoup d'autres, ainsi que par des producteurs comme Dr. Dre, Kanye West, Just Blaze... Avec des titres comme "Like Father, Like Son", "Church for Thugs", "Dreams", "Where I'm From" et "Westside Story", l'album The Documentary ressuscite la vérité, l'esprit et l'espoir du rap hardcore.
"Aujourd'hui,
la plupart des morceaux de rap sont des merdes commerciales qui ne
racontent rien et ne parlent pas à ceux qui habitent dans les
quartiers." Le rappeur, orné d'un tatouage d'Eazy E (du groupe NWA) sur
son avant-bras droit poursuit : "Je ne cible le business de personne en
particulier, mais je ne peux pas m'identifier à ce qui se passe dans le
hip hop aujourd'hui. Tout le monde rappe pour ne rien dire. NWA,
Biggie, 2Pac, Snoop et Jay-Z avaient tous quelque chose à dire. Biggie, 2Pac et Eazy-E sont morts et c'est déplorable. Nous avons presque laissé le rap mourir jusqu'à ce que la Grande Sensation Blanche (Eminem)
apparaisse et sauve le hip hop. Depuis 50 (Cent) a sonné le réveil du
gangsta rap. Je sens que c'est mon tour maintenant et je peux prendre
les commandes."
Les trois rappeurs cités précédemment ont en commun
d'avoir été pris sous l'aile de Dr. Dre, natif de Compton, également un
des membres fondateurs de NWA. "Le meilleur moment que j'ai vécu en
tant que rappeur a été la rencontre avec Dre dans son studio en 2002.
Il m'a dit qu'il avait écouté une mix tape de mes freestyles et qu'il
voulait me signer", dit The Game. "J'essayais de paraître cool...
J'étais pétrifié. Je suis toujours en admiration devant Dre. Cela fait
presque 20 ans qu'il est au top. Que je puisse emmagasiner toute
l'expérience d'un génie de la musique comme lui me donne une avance de
20 ans sur tout le monde. Il est comme le père que je n'ai jamais eu.
NWA pour moi c'est comme un père qui apprend le base-ball à son fils
dans une banlieue quelconque. C'étaient les seuls modèles que j'ai eu
mis à part Michael Jordan. Eazy-E était le père du hardcore et je ne
comprends pas pourquoi les mentions à son égard ne sont pas plus
élogieuses quand on parle du rap."
La grand-mère de The Game, très
importante à ses yeux, l'a surnommé Game (jeu, en français), car il
était toujours prêt à jouer, au basket-ball, faire de l'athlétisme
(course), du deux-roues, jouer dans la rue... Des problèmes familiaux
liés à son père l'ont obligé à être placé dans un foyer d'adoption. "Ça
a bousillé mon enfance, mais c'était le cas de tous ceux qui habitaient
dans le quartier." Peu après son retour au foyer maternel, un de ses
frères aînés, Jevon, a été tué par balles.

TOUS LES STYLES DU RAP, MIXÉS EN UN
The
Game a ensuite rejoint un de ses autres frères aînés, Big Fase 100
(enrôlé par le gang Bloods des Cedar Block Piru). Bien que Fase ait
tenté de l'empêcher de devenir membre d'un gang, le chemin paraissait
tellement inévitable pour Game que son frère dut lui apprendre les
ficelles pour survivre dans la rue. En 1999, un de ses frères aînés,
Charles, qui avait été adopté, est assassiné par balles. "Les gens ne
s'imaginent pas l'effet que produit ce genre de tragédie sur votre vie.
Surtout lorsque vous êtes jeune et fraîchement débarqué dans le monde".
Game, 1 mètre 90, fort d'une gloire éphémère en tant que meneur de jeu
pour le Lycée de Compton, aurait pu poursuivre ses études (on lui avait
proposé des bourses pour plusieurs universités), mais il prend un autre
chemin et entre alors sérieusement dans la vie des gangs – vols de
voitures, vente de drogues et fusillades. Ne pouvant pas supporter la
tournure que prenait sa vie, sa mère le chasse du foyer.
En 2000,
The Game et son frère déménagent dans les "cités" d'une ville voisine
et s'emparent du trafic de drogue local. Leur succès attire les
convoitises. Tard dans la nuit du 1er octobre 2001, Game se fait
braquer dans son appartement, on lui tire cinq balles dessus. "C'est
l'expérience la plus importante de ma vie. Cela peut sembler fou, mais
j'apprécie le fait que ça me soit arrivé. Vu la vie que je menais à
l'époque, à ce jour, je serai sans doute mort. Toute personne qui se
fait tirer dessus et qui s'en sort se sent chanceuse. D'un autre côté,
j'avais déjà tellement enduré que je sentais qu'on me devait quelque
chose. J'ai pris ça comme une renaissance."
Alors hospitalisé, The
Game envoie son frère acheter tous les albums de rap considérés comme
des classiques, de la East Coast comme de la West Coast – The Chronic de Dre, Ready To Die de Biggie, Reasonable Doubt de Jay-Z, Death Certificate d'Ice Cube, Doggystyle de Snoop, All Eyez On Me
de 2Pac, tous les Kool G Rap et NWA. Il les étudie avec attention
pendant les cinq mois de sa convalescence puis passe à l'acte. En
décembre 2001, il rappe pour la première fois. "J'ai mixé tous les
styles en un. C'est pour cette raison que certaines personnes trouvent
que je sonne comme si je venais de la East Coast alors que je parle de
la West Coast."
Il espère également que l'idée derrière le titre The Documentary ne
sera pas mal interprétée. "Je raconte mon histoire. Je suis là juste
pour me faire plaisir. Je ne dis pas aux gens de vendre des drogues ou
de prendre des armes. Quand je vendais de la drogue, c'était ma seule
option, car j'avais quatre sœurs et un frère aîné, et que nous mangions
des céréales pour Thanksgiving. Quand j'ai pris une arme, c'était parce
que ma vie était en jeu. Si tu ne veux pas entendre cela, alors
n'écoute pas ce que j'ai à dire. Je ne glorifie pas la vie que je
menais car je ne la souhaiterais à personne. Je suis juste un être
humain qui a grandi dans les quartiers et qui voulait plus que tout
pouvoir en sortir".
Son seul regret est que sa grand-mère soit
décédée avant qu'elle ait pu assister à son succès, pas seulement dans
le rap mais aussi dans la vie. C'était la seule personne qui avait cru
en lui.
Il y a plus que de la colère dans ce NWA de la nouvelle
génération. Il y a de la fierté et même de l'optimisme. "J'ai donné
tout ce que je pouvais pour cet album, c'est moi. Appréciez-le, car
c'est la dernière fois que je vis tout cela. Nous évoluons en tant
qu'humain et le prochain album parlera de la vie que je mène maintenant
– et en ce moment, je me régale."
Pour The Game, la partie vient juste de commencer.

Publié par Jambo à 21:52:17 dans The Game | Commentaires (0) |

50Cent | 30 octobre 2005

50 Cent,
de son vrai nom Curtis Jackson, a vu le jour dans le Southside Jamaïca,
Queens (New York), le 6 juillet 1976. Très tôt, son père quitte la
maison familiale, pour laisser à sa mère, dealer de drogue, la charge
de son éducation. Malheureusement, alors qu'il n'est âgé que de 8 ans,
Curtis perd sa mère dans un mystérieux incendie qui ravagea sa maison.
Dès lors, ces grands parents décident de l'accueillir, en lui offrant
une vie davantage équilibrée. Cependant, le petit Curtis va,
progressivement, commencer à suivre le chemin de sa mère, en dealant au
sein de son quartier, lui donnant ainsi prendre le pseudo de "50 Cent"
en l'honneur du grand dealer de drogue auquel il vouait une grande
admiration, mais qui le conduira, aussi, à passer quelques fois par la
"case prison".

Ce n'est qu'au milieu des années 90, que 50
Cent va commencer à réellement s'intéresser au rap. Ce changement va se
réaliser grâce à sa rencontre avec Jam Master Jay, membre de Run DMC,
qui va lui enseigner les bases du hip hop. Ce dernier lui offrira une
cassette de beats afin qu'il se fasse la main. Surpris par le potentiel
du jeune homme, Jam Master Jay le prendra sous son aile et lui fera
signer un contrat avec son label, JMJ Records. Cette signature permit à
50 Cent de rencontrer le duo de producteurs new yorkais, les
Trackmasters (composés de Tone et Poke), qui vont lui offrir, en 1999,
la chance de signer avec Columbia Records et de travailler ensemble
pour la production de ce qui aurait du être son premier album, "Power
of the Dollar".
En deux semaines, 50 Cent va écrire 36 chansons.
Afin de faire monter progressivement le buzz autour de ce dernier et de
lui assurer une certaine promotion de son album, 3 singles sortiront.
Les morceaux "Your Life's on the line", "Thug Love" (featuring
Destiny's Child) et le sulfureux "How to Rob " seront finalement
choisi. Ce dernier titre fera un véritable carton, grâce notamment à
ses lyrics provocants, à travers lesquels, le rappeur new yorkais nous
explique comment il dévaliserait quelques grands noms du rap game.

Le
24 mai 2000, sera sans doute une date clef dans la carrière musicale,
et dans la vie de 50 Cent. En effet, ce jour là, il sera victime d'une
véritable fusillade. Installé dans une voiture, devant la maison de sa
grand mère, 161st Street Jamaica, Queens, (près de l'endroit où
quelques années plus tard, Jam Master Jay trouvera la mort) , 50 Cent
sera blaissé mortellement par 9 balles de 9 mm.et ceux quelques jours
avant la sortie de son album. Ces jambes seront touchées à 7 reprises.
Une balle atteindra sa main et une autre le touchera près de la
machoire. Conscient du mauvais coup que 50 Cent venait d'endurer, et
inquiet qu'il ne puisse plus poursuivre sa carrière et assurer ses
futurs concerts à cause d'un possible handicap, Columbia décida de le
lacher et d'annuler la sortie de son premier album.

Après de
long mois de rééducation et durant deux années, 50 Cent va se tourner
vers le circuit underground new yorkais. Avec ses amis d'enfance, Lloyd Banks et Tony Yayo, il fondera le crew G Unit,
avec lequel il sortira un nombre incalculable de mixtapes afin de se
relancer. Il travailla, alors avec le producteur Sha Money XL, (qui
avait signé sur le label de Jam Master Jay, à la même époque que
50Cent) et Dj Whoo Kid. Le travail de qualité du Mc du Queens lui permi
de jouir d'un certain prestige, ce qui commença à attirer l'attention
de nombreuses personnes. De nouvelles perspectives se présentèrent à
lui. 50 Cent décida finalement d'accepter la proposition d'Eminem, qui venait de fonder, avec Dr Dre, le label Shady/Aftermath,
En
rejoingnant ce label, 50 Cent savait qu'il venait de "toucher le gros
lot". Cette signature allait lui permettre de pouvoir enfin, sortir son
album et de collaborer avec deux poids lourds du rap game. Il s'enferma
durant plusieurs mois avec Dr Dre et Eminem afin d'enregistrer de
nouveaux morceaux. Quelques mois avant la sortie de son premier album,
"Get Rich or Die Tryin' ", Eminem invita 50 Cent sur la BO de son film
("8 Mile") retraçant les grandes étapes de sa vie. Le rappeur new
yorkais participeras à 3 titres, dont le fameux "Wanksta", qui fera
office de single précédant la sortie de "Get Rich or Die Tryin' ".
En
début d'année 2003, souhaitant éviter que l'album "Get Rich or Die
Tryin' " fasse l'objet d'un piratage trop important, le clan
Shady/Aftermath décidera d'avancer la date de sortie de l'album de 50
Cent. Ce dernier estimait que son album, grâce aux tubes produit par Dr
Dre et Em', pourrait se vendre autour des 5 millions d'exemplaires.
Mais, dès sa sortie, 50 Cent savait qu'il allait devoir revoir ses
objectifs à la hausse. En effet, ce premier opus allait faire tomber de
nombreux records de vente. En l'espace de 5 jours seulement, près de
872 000 copies s'étaient déjà écouler. Au jour d'aujourd'hui, on estime
que cet album a dépassé la barre des 11 millions d'exemplaires vendus...

Toutefois,
50 Cent ne se reposa pas pour autant sur ses lauriers, et fonda son
propre label, G Unit Records, sur lequel il allait sortir l'album de
son crew. Suite à la peine de prison que Tony Yayo devait purger, il
fut décidé que le rappeur sudiste, Young Buck
serait engagé afin de palier l'absence de ce dernier. Finalement,
l'album du G Unit sortit en fin d'année 2003, et reçu un bon accueil de
la part du public. Cet album se serait vendu à près de 4 millions
d'exemplaires.

En businessman averti, 50 Cent savait qu'il se devait de diversifier au mieux ses activités, un peu à la manière d'un P.Diddy
ou d'un Jay Z. En partenariat avec Reebok, il lança une collection de
sneakers (chaussures). Il créa un marque de vétément à l'effigie de son
crew (G Unit) et se lança dans le marché de la boisson énergétique.,
refusant toute offre pour les boissons alcoolisées, au motif qu'il ne
buvait pas et que son ancien entourage l'avait quelque peu marqué. Il
projeta l'idée de sortir un film retraçant, un peu à la manière
d'Emimen, sa longue carrière ("Hustler's Ambition'').

Cependant,
Curtis Jackson ne délaissa pas pour autant la musique qui l'avait élevé
au rang de star planétaire. Il se remit, avec l'aide de ses compères du
G Unit à innonder le circuit underground par le biais de mixtapes. Il
lança la série "G Unit Radio", avec l'aide de son Dj "attitré", Dj Whoo
Kid, sur lesquelles étaient invités de prestigieux "guest" (Jamie Foxx,
Eminem etc...). Il participa activement aux albums de Lloyd Banks ("The
Hunger for more") et Young Buck ("Straight Outta Cashville") qui
sortirent en 2004, et qui s'écoulèrent entre 1,5 et 2 millions
d'exemplaires. 50 Cent fit signer de nouveaux artistes sur son label.
Outre l'arrivée d'Olivia, une chanteuse de R'n'B, il accueilli le rappeur The Game,
originaire de Compton, avec lequel il collabora sur son premier album
au sein de l'écurie "G Unit/Shady/Aftremath, intitulé "The Documentary"
et qui sortit en février 2005. Malheureusement, des tensions apparurent
entre les deux hommes, et le Mc californien en fit les frais. Ce
dernier fit un cours passage sur le label, avant de se faire virer,
pour "trahison" envers 50 Cent. Et ce n'est pas leur pseudo
réconciliation , qui fit éviter à 50 Cent et The Game d'entrer dans un
nouveau beef.

En mars 2005, 50 Cent sorti son deuxième album
solo, intitulé "The Massacre", au style musical assez éloigné de ce qui
avait été fait sur le précédent opus, mais qui reçut de la part des
fans un accueil semblable à celui de "Get Rich or Die Tryin' ".

Publié par Jambo à 21:45:50 dans 50Cent | Commentaires (0) |

Snoop | 30 octobre 2005

Calvin Broadus alias Snoop Doggy
Dogg devenu plus simplement Snoop Dogg, naît le 20 Octobre 1971 à Long
Beach, dans la banlieue sud de Los Angeles. Il est le deuxième d'une
famille de trois enfants, et doit ce pseudonyme à ses parents qui
trouvaient que sa tête rappelait celle du chien Snoopy. Enfant, sa vie
tourne autour de l'église baptiste locale, où il joue du piano, chante
dans une chorale de jeunes et est membre de l'équipe de basket,
d'ailleurs il semblerait qu'il fut un excellent sportif et qu'il aurait
pu faire carrière.
A l'âge de 15 ans, il déménage avec sa famille
à North Long Beach et commence à donner des concerts de rap à l'école.
Mais à 18 ans, il commence à traîner avec les Crips, un des grands
gangs de Los Angeles. Et peu de temps après avoir obtenu son diplôme de
l'enseignement secondaire, il est arrêté pour possession et vente de
cocaïne ; ce qui le condamne à un an de prison. S'en suit 3 années où
il est régulièrement emprisonné et trouve alors un sens à sa vie en se
réfugiant dans la musique, en commencant par rapper les histoires de
ses co-détenus.

A sa sortie, Snoop Dogg commence par enregistrer ses premières démos sur cassettes avec ses amis de lycée Warren G et Nate Dogg
; sous le nom de groupe 213 , nom de l'ancien code postal de Long Beach
City, et les vendaient dans les bacs d'un magasin très fréquenté le
V.I.P. Records. Mais Warren G étant le demi-frère de Dr. Dre, membre du
groupe de Compton N.W.A., décida de lui faire écouter une de leur
cassette, et Dre fut très impressionné par le style de Snoop et sa voix
si particulière et décida donc de collaborer avec lui.
On est en
1992 et sa première participation discographique sera sur la B.O du
Film Deep Cover (avec Jeff Goldblum et Lawrence Fishburne) sur le
morceau « Deep Cover (187) » produit par Dr. Dre, celui-ci fera monter
un véritable buzz autour de Snoop Dogg.
Mais c'est surtout, dans cette même année, avec le premier album solo de Dr. Dre « The Chronic », sortit sur le label Death Row,
que le monde découvrira la voix traînante et inimitable du chien de
Long Beach. Il sera présent sur plusieurs chansons notamment les
légendaires « Nuthin' But a 'G' Thang » et « Fuckin' Wit' Dre Day » qui
lui permettent d'accéder à une véritable notoriété au sein du milieu
Hip Hop.

Cette reconnaissance va le motiver à enregistrer plus
tôt que prévu son premier album solo «Doggystyle » , mais en 1993 alors
qu'il est en studio il est arrêté et accusé d'être complice dans
l'assassinat d'un homme, Philip Woldemariam. Selon les accusations, le
25 Août 1993 son garde du corps, McKinley Lee, aurait tiré sur
Woldemariam pendant que Snoop conduisait le véhicule. Snoop plaide
alors la légitime défense, soutenant que la victime le poursuivait et
le traquait depuis 2 jours. Après une apparition lors des MTV Music
Awards en 1993, il se rend aux autorités.

Après de nombreux
retards, « Doggystyle » est finalement lancé en Novembre 1993 sur le
label Death Row et devient le premier album de l'histoire à entrer
directement numéro un dans les charts. Malgré les quelques critiques
qui décrivent le disque comme une copie de « The Chronic », l'album
reste au sommet du palmarès pendant de longues semaines grâce aux
irrésistibles tubes « Ain't No Fun », « Gin & Juice », ou encore
l'inévitable « Who Am I (What's My Name) ? », qui sample abondamment «
Atomic Dog » de George Clinton,
et permet ainsi de faire découvrir au monde entier le G-Funk, mélange
de beats funky chargées en basses et de paroles crues évoquant la vie
de tout les jour dans les ghettos de Los Angeles.
Mais ses
péripéties ne sont pas terminés, car en 1994 lors d'une tournée
britannique les journaux locaux et un député réclament que le
gouvernement expulse le rappeur du pays à cause de ses démêlés
judiciaires. Mais Snoop en fait abstraction et s'inspire même de son
procès à venir pour faire un court-métrage basé sur une chanson de son
album « Murder Was The Case », une B.O accompagnera même ce projet. A
ce moment, les ventes de «Doggystyle» atteignent quatre millions
d'exemplaires, soit quatre fois disque de platine.

En 1995,
Snoop Dogg fit quelques collaborations notamment sur l'album du Dogg
Pound « Dogg Food », mais passa la plupart de cette année a préparer
son procès qui commença finalement début 1996. Sa défense est assurée
par Johnny Cochran, qui fit des merveilles pour l'affaire O.J. Simpson,
et récidiva donc en Février 1996 car Snoop Dogg bénéficie d'un
acquittement et se voit blanchi par la justice de toutes les
accusations. Dr. Dre aurait dut venir témoigner en faveur de Snoop pour
son procès, mais celui-ci n'est pas venu, ce qui créa une querelle
entre eux deux, de plus 2Pac critiquera également le comportement de Dr. Dre ce qui précipitera ce dernier à quitter le label Death Row.

Durant
l'année 96, Snoop pose sur le double album « All Eyez On Me » de son
ami 2Pac et peaufine son second album solo, qui se fera bien évidemment
sans la participation de Dr. Dre, et qui se déroule dans une ambiance
pesante vu que 2Pac meurt quelques semaines avant sa sortie. « Tha
Doggfather », qui est dédicassé à son ami décédé, sort finalement en
Novembre 1996, dans une période ou le gangsta rap est en déclin; les
ventes chutent et atteignent péniblement les deux millions
d'exemplaires, et valu donc à son deuxième album un succès modéré.
Snoop quitte alors en de mauvais terme Death Row et décide de
s'associer avec un autre entrepreneur mais cette fois-ci venant de la
Nouvelle-Orléan, Master P
le Boss du label No Limit Records. Il sort en 1997 son premier album No
Limit « Da Game Is To Be Sold, Not To Be Told », mais malgré les hits
comme “Snoop World”, “Woof!” , “Still A G Thang” l'album fût boudé par
les fans et la critique qui n'apprécient pas le nouveau style sudiste
de Snoop Dogg, et préféraient le son de sa voix sur fond de G-Funk.
Cependant sa côte de popularité ne faiblit pas, et on le retrouve sur
de nombreux featurings et sur de bons nombres de grandes émissions de
télé américaines.

En 1999, il sort son 4ème album solo et donc
son 2ème chez No Limit intitulé « No Limit Top Dogg ». Aussi mal
accueillis par la critique que son précédent il sera néanmoins apprécié
par les fans, et marquera le retour de la collaboration entre Dr. Dre
et Snoop Dogg qui lui produira des morceaux comme « Bitch Please », «
Just Dippin' » ou encore « Buck' Em ».
Cet album montre également
ses changements de point de vue depuis le début de sa carrière ; ce
n'est plus seulement le même gangsta rappeur de 1992, c'est également
devenu un businessman. Toujours cette même année il apparaît sur 4
chansons du magistral album deDr. Dre « Chronic 2001 » sur des tubes
comme « Next Episode » ou « Still D.R.E. ».
Snoop Dogg décide
ensuite de monter son propre label, Doggystyle Records, et les premiers
a bénéficier de ce support n'est autre que le groupe qu'il vient de
créer avec Tray Deee et Goldie Loc sous le nom de Tha Eastsidaz. Et en 2000 ils sortent sous ce même label l'album « Tha Eastsidaz » qui sera certifié disque de platine quelques mois après.
En
Novembre 2000, il signe et sort le disque d'un nouveau groupe, de trois
filles cette fois-ci, les Doggy's Angels, mais celui-ci fit un
véritable flop.

Mais à ce moment la son ancien label Death Row
Records détenait encore tout les droits pour sortir des albums de Snoop
Dogg avec des morceaux inédits, et donc se faire de l'argent sur son
dos. Et alors qu'il allait pour sortir son 5ème album solo, Snoop se
voit devancer par son ancienne écurie qui lance dans les bacs fin 2000
l'album « Dead Man Walkin' ».
Finalement c'est en Décembre 2000
que « Tha Last Meal » voit le jour et donc que son contrat avec No
Limit s'achève, avec toujours des productions et un mixage par Dre, on
y retrouve dessus également tout le gratin de la Westcoast de Kokane à MC Ren en passant par Nate Dogg et Lady Of Rage ce qui permit à l'album de s'écouler dans les premières semaines à plus de 400 000 exemplaires.
S'en
suit de multiples sorties tel que le nouvel album du groupe Tha
Eastsidaz « Ducez ‘N Trayz : the Old-Fashioned Way » qui connu un moins
grand succès que le premier, un Best Of sortit par Death Row « Death
Row's Snoop Doggy Dogg Greatest Hits » avec quelques inédits en
supplément, et en milieu de l'année 2002 sort une compile des artistes
signés sur son label DoggyStyle Records « Doggy Style Allstars: Welcome
to tha House, Vol. 1 ». On l'aperçoit également de plus en plus sur le
grand écran ; « Bones », « Training Day », « The Wash », « Baby boy ».

En
2002, Snoop fait son come back avec “ Paid tha Cost to Be da Bo$$ ” qui
est donc son premier album solo sur son propre label où l'on retrouve
bons nombres d'invités comme Nate Dogg, Kokane, Warren G, Jay-Z, Lil
Half Dead, Goldie Loc, The Dramatics, Redman, Pharell Williams.
Un album très personnel où Snoop s'essaie à un genre différent qui
l'éloigne de plus en plus de ses débuts, laissant de coté Dre pour
travailler avec The Neptunes,
les producteurs les plus sollicités du moment qui lui confectionnent
deux tubes "From Da Chuuch To Da Palace" et "Beautiful" qui tournera en
boucle sur les ondes durant l'été 2003. Sont présents également des
producteurs de renom comme Just Blaze, FredWreck, DJ Premier,...

Pour
son 7ème album R&G (Rythm & Gangsta) : The Masterpiece sorti en
2004, Snoop continue de travailler avec The Neptunes. Bien que ce ne
soit pas du goût de ses fans il connais néanmoins depuis leur union un
immense succès commercial notamment grâce au tube "Drop It Like It's
Hot" feat Pharell, mais il y a également la collaboration d'artistes
comme Justin Timberlake, Charlie Wilson, 50 Cent, Lil Jon, Nelly,...
Après
avoir fait une tournée dans toute la France en 2005, Snoop devrait se
réunir sur scène et en studio avec Dre pour un nouveau projet, et l'on
devrait également le voir et l'entendre au cinéma prochainement dans
Coach Snoop et en doublure de la voix d'un personnage de dessin animé
dans Arthur and the Minimoys le prochain film de Luc Besson.

Publié par Jambo à 21:27:41 dans Biographie de Tupac | Commentaires (0) |

Clips Dr Dre | 30 octobre 2005

Publié par Jambo à 20:49:58 dans Clips Dr Dre | Commentaires (0) |

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Eazy-E   1963-1995

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