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Aux oiseaux bléssés... | 07 février 2006

Cette chanson de Bernard Lavilliers s'appelle Betty mais elle  aurait pu être pour une autre, il y a tellement semble t'il de femmes blessées...

Ce texte, comme toutes les chansons de Lavilliers d'ailleurs est beau et j'avais envie de le publier.

 Alors.... aux oiseaux bléssés...



                                     (Edward Hopper)

Tu n'as pas sommeil
Tu fumes et tu veilles
T'es toute écorchée
T'es comme un chat triste
Perdu sur la liste
Des objets trouvés
La nuit carcérale
Tombant sur les dalles
Et ce lit glacé
Aller et venir
Soleil et sourire
Sont d'l'autre coté

Ces murs, ces grillages
Ces portes et ces cages
Ces couloirs, ces clés
Cette solitude
Si dure et si rude
Qu'on peut la toucher
Ce rayon de lune
Sur le sol allume
Visage oublié
De celui que t'aimes
Qui tire sur sa chaîne
Comme un loup blessé

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'on couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Je sais, tu vas rester là
T'aimerais plus t'réveiller, plus jamais rêver

Je te dis je t'aime
Dans ce court poème
Dans ce long baiser
Tu es ma frangine
Juste une féminine
Que j'avais rimée
Je te donne ma force
Mes mots et mes notes
Pour te réchauffer
Je hais la morale
Les prisons centrales
Les maisons d'arrêt

Je n'ai pas sommeil
Je fume et je veille
Et j'ai composé
Une chanson d'amour
Une chanson secours
Pour l'autre côté
Pour ceux que l'on jette
Dans les oubliettes
Dans l'obscurité
Pendant qu'les gens dorment
Au fond du conforme
Sans se réveiller

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'ont couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Tu sais, on s'retrouvera, là
Ailleurs, en plein soleil ...

Publié par sas à 17:21:13 dans Humeurs... | Commentaires (21) |

La chambre d'hôtel... | 03 février 2006

                                  
                                                 (Edward Hopper - Hotel room)

Quel étrange moment celui de l'ouverture de la chambre que l'on ne connaît pas, une clé, la lumière et surtout le lit...
Quel destin que celui d'être le lit d'une chambre d'hôtel, tout ce que vivent ces lits, quelle épaisse et odorante histoire...

C'est chaque fois  le même refrain qui colle à la peau du nomade, du voyageur, du travailleur qui s'en va loin du nid pour quelques temps ...
Défaire pour bientôt refaire ses valises, pendre ses tailleurs bien comme il faut dans l'armoire, poser sa trousse de toilette dans la salle de bain près du gros peignoir douillet qui tente vainement de  rappeler le soleil ou la douceur du chez soi qui pourtant semble si loin... 

Partir et revenir tard,  toujours très tard pour  retrouver cet espace immense et impersonnel, ce grand lit froid, trop froid...
Penser alors à la chaleur de l'aimé pour combler le vide de l'absence et pour que se dessine un sourire sur mes lèvres...
Décidément, je hais les hôtels, surtout quand ils sont loin de toi...


Publié par sas à 17:56:08 dans C'était hier | Commentaires (17) |

Allez ... | 23 janvier 2006

... Je ne vais pas m'absenter en vous abandonnant sur les tristes réalités du post d'Hôtel Rwanda, je vous laisse ce magnifique lever de soleil de ce matin, à dans une semaine ...  Mina, Lady Louve, Roserouge, Toula, Volcane, Pat, le Schti, Sascha etc...etc...


                                           

                    

                    

Je vous embrasse tous très fort,

Sas.


Publié par sas à 18:15:54 dans Torrenostra beach | Commentaires (26) |

Hôtel Rwanda | 23 janvier 2006

Je l'ai vu hier soir, une fois de plus... 

Il est tiré d'une histoire vraie.
Le film est très romancé pour atténuer l'horrible réalité qui a eu lieu sur le terrain... pour nous sensibiliser, nous occidentaux sans trop nous choquer quand même... Il faut nous ménager...

Comme bon nombres de conflits précédents, actuels et pour ceux à venir sur ce continent, je pense notamment à la Côte d'Ivoire qui y tend, doucement...

 ... On ne peut pas passer à côté!

Les leçons à en tirer?
Malheureusement, je crois que tout est un éternel recommencement, il suffit de reprendre les pages de notre histoire pour le constater...
On ne peut que souhaiter que l'équilibre se rompe un peu, au profit d'un poids de plus dans la balance du côté de l'espoir et de la bonté ...

Allez voir ce film ...
 

                            

 ''Témoignage bouleversant d'un drame

Parce qu'il a fait preuve de sang-froid, de diplomatie et d'humanité afin de préserver la vie de sa petite famille, Paul Rusesabagina a fini par sauver celle de 1 200 personnes.

HOTEL RWANDA, ou l'histoire d'un destin hors du commun mais réel, constitue une belle réussite cinématographique... Sa principale force ?  L'interprétation de Don Cheadle qui incarne,  avec justesse et conviction,  ce héros des temps modernes fort d'un sens de la diplomatie, d'un sang froid et d'une humanité à toute épreuve dans une barbarie généralisée. Jouer ce genre de destin est une aubaine pour tout acteur mais parvenir à l'habiter est une autre affaire.  A l'instar d'un Liam Neeson dans La Liste De Schindler,  Don Cheadle campe son personnage avec une foi inébranlable... sans pour autant éclipser la richesse des seconds rôles.

Même s'il narre une histoire personnelle,  HOTEL RWANDA n'en a pas moins le souci de donner au spectateur des éléments historiques du génocide : les dates-clefs, le rôle des différents acteurs comme la milice,  le gouvernement,  la police,  etc... souvent par le biais de la radio que les personnages écoutent en permanence.
Apre et bouleversant, le film lance également une diatribe contre l'inertie, et même l'indifférence de la communauté occidentale vis-à-vis de l'abomination. Les forces de maintien de la paix des Nations Unies réduites à peau de chagrin dans la poudrière rwandaise sont, pour leur part, à l'image du colonel Oliver (Nick Nolte),  valeureuses mais totalement impuissantes.

La caméra de 'news.infos' de Terry George, souvent sur le qui-vive,  se veut un véritable témoin du drame comme pour plonger le spectateur horrifié au cœur du conflit. La scène de l'attaque du fourgon des Nations Unies, rempli de Tutsi, par la milice hutu en est l'un des points forts. Quelquefois, elle se pose pour immortaliser des moments poignants comme le désarroi des Tutsi regroupés sous le porche de l'hôtel lorsque les armées étrangères et leurs ressortissants quittent le pays,  les laissant à la merci des assaillants. Toutefois,  la caméra ne s'attarde jamais sur des actes de cruauté mais les laisse aisément deviner.

Un film dur mais nécessaire,  témoin dix ans après d'un crime perpétué contre l'humanité auquel n'importe qui doit être sensibilisé.''

Publié par sas à 17:33:53 dans C'était hier | Commentaires (4) |

Une femme pas comme les autres... | 19 janvier 2006

Il y a des gens qui forcent l'admiration, il y en a pas mal en fait...
Certains sont sous les feux de la rampe et puis d'autres s'activent tout aussi bien, peut-être mieux même tapis dans l'ombre....

Aujourd'hui, moi, j'avais envie de parler d'elle parce qu'après ma Mère, je crois bien que c'est une des femmes que j'admire le plus...
Elle a traversé tout comme beaucoup de nos familles, une époque tourmentée ou trop d' hommes, de femmes et d'enfants ont perdu la vie dans des conditions horribles...
Passé ce drame, il y a eu des engagements et bien des années après, elle se battait encore pour nous les femmes... A ce titre et pour bien d'autres encore, je pense qu'elle mérite notre respect...

                                                            SIMONE VEIL

                                                           


 Déportée à l'âge de 17 ans à Auschwitz, Simone Weil épouse en 1946 Antoine Veil, futur collaborateur de Michel Debré et membre fondateur du Centre démocrate. Après des études de droit et de sciences politiques à l'IEP de Paris, Simone Veil devient magistrate. En 1969, elle entre en politique en rejoignant le cabinet de René Pleven, Garde des Sceaux. Mais sa véritable carrière politique démarre au début du septennat de Valéry Giscard d'Estaing ; ayant décidé de féminiser son gouvernement, il l'appelle au ministère de la Santé. Elle libéralise l'accès à la contraception et s'illustre faisant voter en 1975, la loi portant son nom sur l'interruption volontaire de grossesse. Ardente militante européenne, elle conduit la liste UDF aux premières élections européennes de 1979. Elue député, elle devient la première femme présidente du Parlement européen (1979-1982). En 1993, elle quitte ses mandats européens et rejoint le gouvernement Balladur pour s'occuper des Affaires sociales, de la Santé et de la ville, et devient la première femme ministre d'Etat. Depuis 1998, elle est membre du Conseil constitutionnel. Parallèlement, Simone Veil soutient de nombreuses associations à vocation européenne, telle que le Fonds européen pour la liberté d'expression, ou encore la Fondation de l'Europe des sciences et de la culture, dont elle est présidente d'honneur.

Publié par sas à 18:10:58 dans Des goûts et des couleurs | Commentaires (22) |

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