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samedi midi... | 26 février 2006

                  Le plus âne des deux n'est pas celui que l'on croit!

                  

                                   Bonne fin de week end à tous.

Publié par sas à 12:06:15 dans C'était hier | Commentaires (31) |

En vrac | 20 février 2006

Bientôt des amandes...
 
  

  

   et pour ceux chez qui il fait froid....

               
                            
                            

 ... Sur la plage abandonnée
Coquillage et crustacés
Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été
Qui depuis s'en est allé
On a rangé les vacances
Dans des valises en carton
Et c'est triste quand on pense à la saison
Du soleil et des chansons

Pourtant je sais bien l'année prochaine
Tout refleurira nous reviendrons
Mais en attendant je suis en peine
De quitter la mer et ma maison

Le mistral va s'habituer
A courir sans les voiliers
Et c'est dans ma chevelure ébouriffée
Qu'il va le plus me manquer
Le soleil mon grand copain
Ne me brulera que de loin
Croyant que nous sommes ensemble un peu fâchés
D'être tous deux séparés

Le train m'emmènera vers l'automne
Retrouver la ville sous la pluie
Mon chagrin ne sera pour personne
Je le garderai comme un ami

Mais aux premiers jours d'été
Tous les ennuis oubliés
Nous reviendrons faire la fête aux crustacés
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée
  (B.B La Madrague)

                        

        

Publié par sas à 18:35:43 dans Torrenostra beach | Commentaires (60) |

Les belles endormies... | 11 février 2006

.... de Yasunari Kawabata.         

Il trainait dans ma bibliothèque depuis un certain temps... Je viens de le terminer, il se lit d'un trait, si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le conseille vivement, c'est étonnant...





Résumé
Eguchi est un vieux bonhomme. Conseillé par un ami, il se rend dans une maison fréquentée par des "vieillards" où l'on peut dormir avec de jeunes filles sous narcotique que rien ne peut réveiller. Cette maison des Belles Endormies sera l'occasion pour Eguchi de revenir sur son passé.


Extrait:

"Et veuillez éviter, je vous en prie, les taquineries de mauvais goût ! N'essayez pas de mettre les doigts dans la bouche de la petite qui dort ! Ça ne serait pas convenable !" recommanda l'hôtesse au vieil Eguchi. Au premier étage, il n'y avait que deux pièces, celle de huit nattes ou s'entretenaient Eguchi et la femme, et celle d'à côté, une chambre à coucher probablement ; quant à l'étroit rez-de-chaussée qu'il avait vu en passant, il ne semblait pas comporter de salon, de sorte que la maison ne méritait pas le nom d'hôtel. Nulle enseigne n'indiquait du reste que ce fût une auberge. D'ailleurs, le mystère de cette maison interdisait sans doute pareille publicité. L'on n'y entendait pas le moindre bruit. Hormis la femme qui avait accueilli le vieil homme au portail verrouillé et avec qui il conversait en ce moment même, il n'avait aperçu âme qui vive ; mais Eguchi, dont c'était la première visite, n'avait pu démêler si elle était la patronne ou une employée. Quoi qu'il en fût, mieux valait sans doute que le visiteur s'abstînt de poser des questions superflues".
"Le sommeil la tenait engourdie jusqu'au bout des doigts de la main qu'Eguchi tout à l'heure avait serrée et secouée, et qui, retombée, gardait la position prise lorsqu'il l'avait lâchée. Quand le vieillard tira à lui son propre appui-tête, la main de la fille retomba. Eguchi, le coude sur l'appui-tête, contempla la main. » On dirait vraiment qu'elle est vivante », murmura-t-il. Qu'elle fût vivante, il n'en avait jamais douté, et il murmurait cela qui signifiait qu'il la trouvait charmante, mais à peine proférées, ces paroles avaient pris une résonance inquiétante. La fille, endormie sans qu'elle se doutât de rien, avait perdu conscience, mais encore que le cours de son temps vital n'en fût point suspendu, n'en était-elle pas moins plongée dans un abîme sans fond ? Cela ne faisait pas d'elle une poupée vivante, car il n'existe point de poupée vivante, mais l'on en avait fait un jouet vivant afin d'épargner tout sentiment de honte à des vieillards qui n'étaient plus des hommes. Ou mieux encore qu'un jouet, pour des vieillards de cette sorte, elle était, qui sait, la vie en soi. Une vie qui pouvait être ainsi touchée en toute sécurité. Pour les yeux presbytes d'Eguchi, la main toute proche de la fille semblait plus douce encore et plus belle. Elle était lisse au toucher, mais la finesse de sa texture échappait à la vue."
"Le vieil Eguchi, lui, s'était oublié, et comme s'il avait oublié de même qu'elle était une victime, de son pied il cherchait à tâtons la pointe du pied de la fille. Car c'était le seul endroit de son corps qu'il ne touchait pas. Les orteils étaient longs et se mouvaient gracieusement. Leurs phalanges se pliaient et se dépliaient du même mouvement que les doigts de la main, et cela seul exerçait sur Eguchi la puissante séduction qui émane de la femme fatale. Jusque dans le sommeil, cette fille était capable d'échanger des devis amoureux rien qu'au moyen de ses orteils. Le vieillard toutefois se contenta de percevoir leurs mouvements comme une musique, enfantine et imparfaite certes, mais enchanteresse, et il resta un moment à la suivre."

Bon week -end et bonne lecture!

Publié par sas à 16:25:52 dans Des goûts et des couleurs | Commentaires (19) |

Un nouveau logo ... | 08 février 2006

... pour Torrewhite city et une nouvelle page web aussi.
Alors pour les amateurs d'Espagne et d'endroits restés sauvages:


                        http://www.torreblanca.es/

Bonne visite à vous!

Publié par sas à 10:28:23 dans Torrewhite city | Commentaires (17) |

Aux oiseaux bléssés... | 07 février 2006

Cette chanson de Bernard Lavilliers s'appelle Betty mais elle  aurait pu être pour une autre, il y a tellement semble t'il de femmes blessées...

Ce texte, comme toutes les chansons de Lavilliers d'ailleurs est beau et j'avais envie de le publier.

 Alors.... aux oiseaux bléssés...



                                     (Edward Hopper)

Tu n'as pas sommeil
Tu fumes et tu veilles
T'es toute écorchée
T'es comme un chat triste
Perdu sur la liste
Des objets trouvés
La nuit carcérale
Tombant sur les dalles
Et ce lit glacé
Aller et venir
Soleil et sourire
Sont d'l'autre coté

Ces murs, ces grillages
Ces portes et ces cages
Ces couloirs, ces clés
Cette solitude
Si dure et si rude
Qu'on peut la toucher
Ce rayon de lune
Sur le sol allume
Visage oublié
De celui que t'aimes
Qui tire sur sa chaîne
Comme un loup blessé

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'on couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Je sais, tu vas rester là
T'aimerais plus t'réveiller, plus jamais rêver

Je te dis je t'aime
Dans ce court poème
Dans ce long baiser
Tu es ma frangine
Juste une féminine
Que j'avais rimée
Je te donne ma force
Mes mots et mes notes
Pour te réchauffer
Je hais la morale
Les prisons centrales
Les maisons d'arrêt

Je n'ai pas sommeil
Je fume et je veille
Et j'ai composé
Une chanson d'amour
Une chanson secours
Pour l'autre côté
Pour ceux que l'on jette
Dans les oubliettes
Dans l'obscurité
Pendant qu'les gens dorment
Au fond du conforme
Sans se réveiller

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'ont couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Tu sais, on s'retrouvera, là
Ailleurs, en plein soleil ...

Publié par sas à 17:21:13 dans Humeurs... | Commentaires (21) |

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