.... à l'aube, dehors, il faisait froid, bien trop froid ...
Le soleil déjà rougeoyant se levait sur la mer tandis que nous courions Jack et moi sur la promenade de Torrenostra.
Entre la rosée qui brillait sur l'herbe et les frissons qui parcouraient mon corps, un poème appris il y a des années sur les bancs de la classe me revint en mémoire, c'était...'Le dormeur du val', d'Arthur Rimbaud. Je viens de le retrouver via internet et ce fut un plaisir de le relire, mais, laissez moi vous le remettre en mémoire ...
C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Bien à vous et bonne journée,
Sas
Publié par sas à 12:19:18 dans C'était hier | Commentaires (4) | Permaliens
Des qualités et les défauts de ses qualités...
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