Mes images défilent encore, toujours à un rythme plus ou moins rapide, saccadé, lent, ralenti.
Mon père. Je t'imagine. Je te sens, contre moi, ma tête dans tes mains, tes lèvres sur mon front me signifiant ta fierté et l'admiration que tu as aujourd'hui pour cette si petite chose qui a finalement traversé des déserts et survécu à toutes ses tempêtes.
Personne. La sensation qui me traverse n'est qu'hypothèse.
J'avance nue face à ces foules, sans protection, sans assurance, dans l'ignorance d'appartenir à quelque chose.
"Va, tu ne risques rien, je t'assure, lance-toi, je suis juste là, à côté".
Mais personne. 360° sur moi même, mais personne. Jamais. Je tourne, pivote, personne.
Ma confiance dans l'homme n'a d'égal que ta présence dans ma vie.
Publié par fleurette à 10:27:05 dans Mes confidences | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par fleurette à 10:42:42 dans Mes confidences | Commentaires (0) | Permaliens
Ca me rattrape, toujours, quand je m'y attends le moins.
Alors que j'ai fait le grand ménage dans ma vie, je suis à un moment ou à un autre, confrontée au même problème.
Voici le contexte. Je vois régulièrement, non fréquemment, un homme. Au début, j'ai vaguement expliqué qui j'étais sans rentrer dans les détails et en dédramatisant la situation. Une chance, il ne s'est jamais vraiment intéressé à moi donc le problème concernant mon passé n'en était pas vraiment un. Un relation longue, certes, mais sans réel intérêt vraissemblavblement, donc les questions ne fusent pas, et je n'ai pas besoin de lui présenter ma famille vu le contexte précaire de notre liaison..
Le problème aujourd'hui, à la veille de mes 28 ans, c'est que je sais que je ne pourrai pas éternellement fuir le problème. Je ne pourrai pas cacher éternellement les raisons de mon comportement.
J'ai rencontré un homme. Rien de concret. Mais son intérêt pour moi me fait peur. Il commence à me demander pourquoi je me comporte comme une prison, barricadée, cernée de verrous. Que lui répondre? Pour le moment, je parviens à eluder la question. Mais son intérêt m'effraie tellement que j'ai fait marche arrière. Je refuse totalement d'être jugée sur ce passé. Je suis quelqu'un d'autre, je suis seule, je me suis faite seule. Pourquoi les gens veulent toujours connaitre vos origines ? Pour l'instant, j'ai prétendu que je n'avais plus mes parents. Ce n'est pas un mensonge, je n'ai pas dit qu'ils étaient morts... Et effectivement, mes parents ne font plus partie de ma vie.
Je reviendrai ces prochains jours, cette esplanade de confidences sans oreilles m'apaisera.
Publié par fleurette à 22:29:34 dans Mes confidences | Commentaires (0) | Permaliens
Avant toute chose, je tiens à expliquer pourquoi cette absence prolongée.
Je suis toujours là, mais je suis partie de Paris en septembre, et sachant que je revenais en juin, je n'ai pas pris la peine de faire installer internet..
Bref.
Ces quelques mois loin de Paris ne m'ont pas réellement permis d'avancer dans ma réflexion.
Il y a quelques semaines, je suis allée la bas voir ma grand mère, et j'en ai profité pour visiter mes frère et soeur.
J'ai tenu un discours très tranché, très choquant pour les personnes qui étaient face à moi. Mon frère. je crains de lui avoir fait beaucoup de peine.
Aujourd'hui, je considère que lui et moi n'avaons plus rien en commun. Je l'ai vu évoluer, si on peut appeler ça ainsi, et je constate que finalement, je suis peut être la seule qui a réussi à s'affranchir. Il vit toujours au dépend de nos parent, c'est signe qu'il n'est toujours pas sorti de cette dépendance perverse.
Je suis donc chez lui. Il a grossi. Je suis choquée, il a vraiment grossi. Il ressemble à sa mère maintenant!
Je ne sais plus vraiment comment j'en suis arrivée à tenir de tels propos, mais j'en viens à lui dire que je reniais ma famille, qu'il fallait regarder les choses en face, il est maintenant inconcevable que j'aie pu sortir d'une chose pareil il y a 27 ans. Je n'ai rien à voir avec eux, avec cette médiocrité permanente.
Il y a quelques jours, j'applle ma soeur. je l'informe que lors de ma visite chez mon frère, j'étais finalement partie plus tôt que prévu. Elle me répond qu'il s'était confié sur ma visite et que sa crainte, c'est que je finisse par prendre le large, et ne plus donner signe de vie à quiconque.
Effectivement, c'est exactement ce que je suis en train de faire. Cela m'a d'ailleurs valu un appel pour le moins étrange.
Je suis restée quelques semaines sans donner de nouvelles ni à ma soeur, ni à mon père, ni à ma grand-mère. A personne.
Un vendredi soir, mon telephone sonne. "Papa" s'affiche. Il est très tard, et je crains que cet appel ne m'annonce une mauvaise nouvelle au sujet de ma grand-mère.
Non. C'est ma mère qui parle. Effroyable cette voix. Et là, elle me dit "tu devrais penser à donner des nouvelles à ta soeur et à ton père". Là je lui réponds que je n'ai pas besoin d'elle pour savoir ce que j'avais à faire, et que j'avais d'ailleurs appelé ma soeur dans la journée. Ensuite, elle me passe mon père. Il était saoul, me demande si je prépare bien mes examens, alors qu'il sont deja finis depuis longtemps... Misérable, je trouve ça pathétique. Je passe sur les détails de la conversation, mais je réalise soudain que pour en arriver à m'appeler, finalement, je vis mieux la situation qu'eux...
Post court, mais la suite viendra dans le courant de juin.
Publié par fleurette à 21:12:21 dans Mes confidences | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par fleurette à 15:57:30 dans Mes confidences | Commentaires (0) | Permaliens
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