J'ai pris le métro hier soir, ligne 6. Aérienne, elle permet de voir le "paysage".
Elle permet surtout d'avoir pleine vue sur le bureau de mon père.
J'ai observé le bâtiment couleur brique. J'ai visualisé les fois où je suis venue ici pour voir mon père à l'occasion, ou pour déjeuner avec lui.
Rien. J'ai réalisé que cette fois, tout était réellement terminé.
J'ai réalisé que j'ai eu une pensée pour cet homme, ni émue, ni enragée. Un pensée malgré moi, qui se rapproche plus de l'indifférence. Je ne parviens plus aujourd'hui à éprouver de l'aigreur, de l'amertume.
Tout ce qu'il me reste c'est une sorte de désillusion.
Je suis presque lavée de toutes ces années. Certaines tâches restent, incrustées, mais je suis propre.