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The Show Must Go On

I Was So Young When I Was Born

Mon moi

"Je est un autre".
Arthur Rimbaud




P.S.: Mes textes, mes photos sont sous contrat Creative Commons.


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Talk to my ass, my head is sick. (and not only my head) | 29 septembre 2006

Non, merde, maintenant j'en ai marre !
Je suis restée sagement allongée sur mon canapé depuis une semaine en me disant "allez c'est pas grave, ça va passer, il faut juste être patiente", avec les autres qui me disaient "oui c'est pas drôle mais c'est quand même pas la fin du monde, allez, un peu de patience" et mon corps qui me disait merde.
Ca suffit maintenant. Je sais très bien que c'est pas en râlant que ça va arranger les choses, et je veux bien être patiente mais j'ai des limites tout de même ! D'ailleurs maintenant la première personne qui me dit que ce n'est rien, je lui fous ma salive dessus.
Alors voilà je m'exprime publiquement pour cette catégorie de personnes, pour qu'ils comprennent que :

1) J'ai ultra mal à la gorge, et que désolée mais ça je ne peux pas faire comme si c'était rien.
2) J'ai ultra mal au ventre et ça me donne envie de vomir dès que je mange quelque chose.
3) Je me réveille quasi toutes les nuits parce que j'ai de la fièvre et que je fais des cauchemards (aujourd'hui Sean Lennon).
4) Je me fais chier chez moi à ne pouvoir faire rien que dormir ou faire la larve (même chose).
5) Je suis obligée d'attendre que ce putain de virus parte tout seul et souffrir en silence parce qu'il n'y a PAS de médicaments pour le soigner.

D'ailleurs en passant je félicite pas la médecine. Avant de trouver un vaccin contre le sida il faudrait peut-être savoir soigner la mononucléose mes chéris.
Enfin tout ça pour dire que j'en ai vraiment ras le bol.
Mais bon je serai courageuse comme toujours n'est-ce-pas ?
Juré, craché. (hihi)

Publié par Newpetitpois à 11:09:59 dans E-motions | Commentaires (3) |

Moi, grande ? | 25 septembre 2006


Rock and roll is fun but if you ever hear someone
Say you are huge, look at the moon, look at the stars, look at the sun
Look at the ocean and the desert and the mountains and the sky
Say I am just a speck of dust inside a giant's eye
I am just a speck of dust inside a giant's eye

Kimya Dawson - I like Giants

Publié par Newpetitpois à 15:57:11 dans Je suis un Fa # | Commentaires (0) |

Le petit pois au repos | 25 septembre 2006


Pff... Voilà, un petit virus attrapé on ne sait comment, et vlan, une semaine de repos à la maison.
Vous connaissez la mononucléose ? Ba c'est sûrement ça.
J'aurais enchaîné 2 prises de sang et un prélèvement de gorge pour savoir ça. Et savoir que ça se soigne pas, ça part tout seul.
Et on peut être fatigué pendant plus d'un mois...
Je me sens déjà comme une pestiférée qui va s'ennuyer à mourir, en compagnie de ses ganglions et de sa fièvre. Supers, les amis.
Et puis j'arrête pas de dormir. V'là-t-y pas que j'essaie de me plonger dans un livre qu'au bout de quelques pages déjà mes yeux se ferment. Alors je pose ma lecture, je commence à m'endormir mais le sommeil ne vient pas. Alors je reste à la lisière du pays de Morphée pendant 10 minutes, et de nouveau j'ai envie de me réveiller pour faire quelque chose, puisque dormir ça m'ennuie, sauf que je suis encore fatiguée ; donc je me remets à lire et ça recommence tout le temps comme ça.
Et mes nuits sont des cauchemards entre mes rêves hantés des personnages des Métamorphoses d'Ovide et mes tentatives de me rendormir lorsque mes draps sont trempés de sueur.
Ba oui, désolée, une fille mononucléée, c'est pas glamour.

Publié par Newpetitpois à 15:27:21 dans Moi et moi | Commentaires (2) |

La lettre de Grace | 21 septembre 2006

C'est bizarre, Gracie m'a écrit aujourd'hui.
Grace de son vrai prénom, c'est la dernière fille de mon grand-père avec sa troisième femme, ceux qui ont divorcé récemment. La femme s'appelle Aundrea. Elle est adorable. Mais depuis la séparation, elle est allée vivre on ne sait où et elle a emporté sa fille sans laisser d'adresse. Sans penser à nous, à moi, qui l'avions côtoyé plus d'une fois. Elle m'avait amenée à Chicago en 2001, un superbe voyage.
Alors vous imaginez ma surprise en voyant la grande lettre de Gracie écrite avec de gros caractères au crayon, qui trainait sur la table.
Sur l'enveloppe, j'ai directement regardé l'adresse. J'ai été surprise et déçue à la fois. Ma "tante" est à l'école à Los Angeles. Le rêve. Sauf que l'adresse de l'enveloppe, c'était l'adresse de son école, pas la sienne.
Alors j'ai ouvert, et j'ai trouvé une lettre tapée à l'ordi, où Gracie avait écrit Dear Vickie, et Gracie en bas. C'est pour un projet de son école. Ils ont lu un livre, ont fabriqué le héros du livre en carton, l'ont colorié, et voudraient que les gens qui le reçoivent prennent des photos avec lui pour qu'ils puissent étudier les lieux et les coutumes sociales des lieux où elles ont été prises. J'imagine qu'elle a pensé à moi parce que j'habite près de Paris.
Je vais le faire avec plaisir, pour qu'elle soit fière d'avoir des photos de France. Elle est du genre à être fière de ce genre de choses. C'est une vraie petite miss pourrie gâtée mais je l'aime bien.
Enfin j'ai quand même eu l'impression de n'être plus pour elle qu'une vague relation qu'on sollicite quand on en a besoin.
Et même pas une adresse où la joindre pour de vrai.
Enfin bon... On subit toujours les histoires de famille. Surtout quand on en est pas acteur.

Publié par Newpetitpois à 17:57:08 dans E-motions | Commentaires (3) |

Je ne t'aime plus, mon amour. | 17 septembre 2006


Nathalie redescend dans son salon jonché des jouets que ses enfants ont laissé trainer.
Elle vient de les coucher, et à présent, un sentiment familier la guette : Nathalie se sent seule.
Désespérement seule.
Ce soir cela fait un an que son mari l'a quittée.
Elle se rappelle parfaitement ce soir-là.

En rentrant d'avoir déposé les trois bambins chez leurs grands-parents pour le weekend, elle avait trouvé Philippe assis dans le canapé, la tête dans les mains.
Il lui avait juste dit : "Nathalie, je ne t'aime plus."
Elle avait d'abord cru à une défaillance auditive de sa part. Elle s'était excusée et avait prié son mari de répéter.
"Je vais partir Nathalie. Je ne t'aime plus."
Et là le choc. Le froid glacial qui s'était insinué soudainement dans ses veines. Elle avait commencé à tousser. Fort.
Puis sa pensée s'était vite tournée vers Adrien, Lucien et Maximilien.
"Mais... Les enfants ?"
Et ça avait été les larmes, des larmes lentes, creuses, qui coulaient discrètement le long de ses joues rebondies.
"Tu ne te rends pas compte que tu détruis toute notre famille ?" avait-elle réussi à ajouter.
Mais rien n'y avait fait.
Il y avait eu d'abord cette période affreuse et dégradante, celle où il avait fallu informer les amis et les proches, assumer le mal qu'on lui avait fait, écouter les insultes pleuvoir sur le fantôme de son mari. Oui, c'était peut-être ça, le plus dur. Entendre tous ces gens prendre parti contre lui, tenter de le convaincre qu'il était un salaud, un irresponsable, un égoïste, alors que son coeur, lui, lui avait déjà pardonné et souhaitait ardemment qu'il revienne.
Elle qui n'avait jamais eu foi en quoi que ce soit, elle s'était mise à prier. Qui, au juste, elle n'en savait rien. Elle savait qu'elle voulait son mari, c'est tout.
Finalement, elle avait compris que ses espoirs étaient vains lorsqu'elle avait reçu dans sa boîte aux lettres les papiers de la procédure de divorce. Des papiers d'un rose écoeurant. Elle avait signé, oublié les prières et la foi, et elle avait commencé une nouvelle vie.
Depuis, elle se sentait seule dans sa maison, à la fois seule adulte et seule femme, isolée dans son statut, et devant assumer l'épanouissement personnel de ses enfants si jeunes (le dernier avait quelques mois), désolée de ne pouvoir leur offrir la vraie présence paternelle dont tout le monde a besoin.
Elle s'était posé des questions elle aussi. Avec son physique peu séduisant, sa corpulence un peu boulotte et ses trois enfants à charge, elle ne trouverait plus jamais personne. Pourtant, du soleil qu'avait été sa vie d'avant, ses enfants étaient les seuls trois rayons qui persistaient.
Et puis, difficilement, peu à peu, elle avait pris le dessus.

Nathalie sort soudain de sa rêverie, quelqu'un sonne à la porte.
Intriguée, mais un peu apeurée car il est tard, elle s'avance doucement vers la porte.
Elle l'ouvre un petit peu.
Mais sur le pavillon, point d'être humain, point de mari.
Juste un bouquet de roses.


Publié par Newpetitpois à 14:40:56 dans E-motions | Commentaires (3) |

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