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Sharkoliv

La passion du triathlon et des requins

Grosse semaine en vue et récit de course... | 30 juin 2006

Aujourd'hui, départ pour l'Oisans pour mes 2 objectifs secondaires de 2006 : La Vaujany et La Marmotte, 2 cyclosportives dignes de ce nom, dans les Alpes, avec du dénivelée. Je risque de prendre cher mais j'ai signé pour, alors en route.


Je vous poste donc le récit de ma course à Cublize, c'est un peu long (Jojo, sur ce coup-là, t'es battu !), mais comme je ne rentre que le 10 Juillet, ça vous fera de la lecture en attendant mon retour (... si vous l'attendez of course).


A+ et pensez à moi le 9 vers 12h, je devrai en ch... dans le Galibier !


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Tri Sapin 2006 – 18 Juin.


Me voici de nouveau au bord du lac des sapins, à Cublize (69) pour ma troisième édition du fameux Tri Sapin. Le temps samedi n'était pas vraiment au top (gros orage passager sur le lac) mais ce dimanche laisse présager une belle journée, bien ensoleillée et chaude... Cette troisième édition est quelque peu différente des 2 précédentes pour moi, en effet cette année voit l'arrivée d'un format très très long (l'Iron sapin de 3,8km de nat', 180kmde vélo et 42km de CàP). Et pour nous, triathlètes du format très long, les distances sont un peu changées : 1,9km en nat' (en fait plus de 2,2km !), 102km à vélo (là on ne change rien) et 21km de CàP soit 3km de plus mais avec un seul passage de la Monstress au lieu des 3 habituels...


Mes deux premières prestations (relatées sur mon blog dans Mes Courses) m'ont enthousiasmé même si très difficiles (surtout la 1ère...) et je compte bien, comme l'année dernière, améliorer nettement mon temps final, c'est pas pour rien que j'ai bossé le vélo et la CàP cette année !OK ma préparation de ces dernières 4 semaines a été quelque peu chaotique pour cause d'1 petite crève persistante et de déplacements dans le midi mais le plus gros était déjà fait alors...


8h15, je me dirige avec ma combi à moitié enfilée du parc à vélo vers le départ natation, sur la petite presqu'île du lac. Nous sommes pas loin de 700 triathlètes à nous aligner là et le public, toujours aussi nombreux et chaleureux, applaudit et encourage déjà toute cette troupe d'hommes et femmes-néoprènes. Après un traditionnel chant d'anniversaire pour 3 triathlètes (y'en a toujours !) et les applaudissements généraux pour s'encourager, la corne de brume retentit et nous nous élançons dans l'eau, sans précipitation et même plutôt tranquillement !!


Placé à gauche du pack comme à mon habitude, je trouve vite (au bout de 300m !) mon rythme, très peu gêné par les autres nageurs. Je ne peux ni ne veux pousser la machine plus fort mais malgré le nombre, je ne trouve pas vraiment de nageurs à suive dans les pieds, ou trop « rapides » ou trop « lents » (!!!), je double donc, doucement mais sûrement (pour une fois !). Mon épaule gauche me lance de temps en temps (tendinite persistante), heureusement pas trop, j'allonge le bras au maximum pour limiter la douleur et optimiser la glisse (eh oui !). J'ai l'impression de nager assez droit (ce qui me change de mes dernières natations en tri), ce qui n'est pas le cas de quelques uns qui m'entourent et qui viennent régulièrement se rabattre sur moi... peut-être le soleil levant que nous avons en pleine face les aveugle-t-il ?


Je sort de l'eau en fin de premier ¼ (178ème) ce qui n'est pas trop mal pour moi et file vers le parc à vélo, le public est là pour nous encourager, c'est le pied !Transition moyenne (vive les gravillons), 1' je pense mais ma course ne se joue pas là-dessus ! Entame du vélo, on boit un peu et roule ma poule. Le parcours je connais, faut pas s'emballer de trop mais chauffer les jambes et trouver le rythme. Les 3 premiers kils sont assez cools avant d'attaquer les choses sérieuses. Dès la première grimpette, je vois revenir derrière moi 4 gus qui encapent un rythme vraiment fort, je n'essaye pas de m'accrocher car 1- ils sont vraiment plus costauds que moi et je vais me mettre dans le rouge 2- ils croient qu'il n'y a que 40 bornes tranquilles et là, ils vont les sentir passer 3- ils ne connaissent pas le parcours et je vais les revoir en travers sous peu...


Le revêtement est toujours aussi moyen (remarquez d'une année sur l'autre...) mais il est le même pour tous donc on réfléchit pas et on grimpe. 10km plus loin, revoilà-t-il pas 2 des 4 champions qui m'ont doublé plus bas. Je ne change pas le rythme mais observe tout en les doublant s'ils s'accrocheront ou pas. Pas beaucoup d'écart de vitesse, 1 ou 2 km/h, mais la différence est là et croyez-moi, quand ça grimpe, c'est loin d'être évident d'augmenter même de peu sa vitesse. Sur 100m ouais, s'il reste 80km, négatif. Comme de juste, ils s'accrochent, un peu, puis me lâche les basques.


Chacun est dans son trip, les descentes font du bien mais restent trop courtes ou trop encombrées pour qu'on en profite vraiment. Les bénévoles sur le parcours sont top, aussi bien pour les ravitos à la volée que pour l'aiguillage du parcours, merci à eux ! Enfin, voici le sommet de , j'attaque la dernière descente du parcours avant d'attaquer la 2ème boucle de 51km. Cette descente-là est assez cool malgré la pente peu prononcée : en bref, faut mouliner pour dépasser les 50km/h, autant dire que la récup sera pour plus tard...


2ème passage donc dans le village qui surplombe la lac des sapins, le public est monté jusqu'à nous sur le bord de la route et hurle à tout va. J'entends mon prénom et ai juste le temps d'apercevoir ma Stef avec des potes venus de Lyon pour me voir... passer (au taquet bien sûr, quand le public est là, vous gagnez facile 10km/h sur votre vitesse de pointe !). La route s'est bien écrémée en nombre de vélos, on est plus que quelques uns à rouler au même rythme, la fatigue commence à se faire sentir et se lit déjà sur les visages. Ca grimpe toujours et encore, le soleil tape fort et j'ai soif, très soif. Donc je bois mais trop. Pas trop à la fois mais trop souvent semble-t-il, une gorgée toute les 5' ne me suffit pas. Je fais bien gaffe à m'alimenter (gel puis barre) mais j'ai un mauvais pressentiment. Rien de très concret mais il y a un truc qui me dérange vraiment et je n'arrive pas à savoir quoi (je comprendrais vite en CàP...).


Ce qui me plait, c'est que je reprends régulièrement quelques triathlètes et que les sensations sont bonnes. Dernier col, dernière descente, la route nous est ouverte aux carrefours dangereux, reste 3 km de plat avant d'entrer dans Cublize et de rejoindre le parc. Je pose le vélo derrière un gus qui a laisser ses chaussures sur son bike : il court donc en chaussettes. Bien mal lui en prend car pour rejoindre le parc, c'est une courte descente en gravillon et terre suivi de 100m de terre-caillasses, mauvais plan. Je suis pas sûr que ça vaille le coup de se manger les pieds pour gagner (et encore) quelques secondes...


Transition rapide pour moi (30''), je file en courant vers le départ CàP à bonne allure, tout va bien. Petite boucle de 2,5km vallonée avant de rejoindre les berges du lac où mes admiratrices font crépiter les flashes (y'en a qu'une en fait et c'est ma Stef !). 3km de fait, reste 18. Premiers ravito en vue et là, je commence à sentir un point de côté à droite. Partit trop vite ? Je ne pense pas, j'ai l'habitude maintenant du rythme qui me va. Trop bu sur le bike. Sûr ! Et c'est pas fini. Je ralentit la cadence en soufflant à fond mais rien n'y fait. Je suis obligé de marcher et même de m'arrêter 10'' pour souffler, mon ventre me tirant de trop. Damned, c'est pas le moment, pas un point de côté en 6 mois d'entraînement et 2 triathlons sprint et CD et bingo, aujourd'hui, qui voilà ? Je repart en courrotant à 10 à l'heure (max !) en n'essayant de pas y penser mais allez essayer de ne pas penser à ce type de douleur. Autant courir avec 2 crampes aux cuisses !


Je me dit que ça va passer d'ici 1km ou 2 alors je m'accroche, non pas aux wagons de triathlètes qui me doublent, mais à cette idée que ça va aller mieux dans pas longtemps. Je vous passe les détails, on se retrouve 10km plus loin, j'ai passé le ½ tour tant attendu, et mon point de côté qui avait surgi à droite puis migrer sur la gauche semble me laisser un peu tranquille. Enfin ! J'accélère l'allure mais je sais déjà que je ne rentrerai pas dans le temps que je m'étais fixé soit 1h35-1h40. Même si je passe la Monstress en courant (tout est relatif bien sûr mais je ne marche pas), je ne peux plus vraiment accélérer, j'arrive vers le parc à vélo et je me dis « OK, reste 400m et c'es plié ». Erreur, nos G.O. ont eu l'excellente idée de nous faire refaire la petite boucle de 2,5km du début. Je décide d'accélérer encore un peu l'allure car les jambes vont pas mal mais 500m plus loin, les 2 points de côté me rappelle à l'ordre et c'est à 12 à l'heure en forçant comme une mule que je boucle les 2kils restant.


 Je franchis la ligne en 6h 04', temps amélioré par rapport à l'année dernière certes mais je pensais atteindre les 5h 45', le mal de bide en aura décidé autrement. Après coup, je suis déçu de ma course mais je ne regrette pas d'être venu : mon objectif pour cette année, c'est Embrun et mieux vaut se « planter » ici que là-bas (on croise les doigts !). Toujours les ravitos à bien gérer, me reste 1 mois et demi pour bien faire...


En tout cas, bravo et merci aux bénévoles et organisateurs pour ce moment de sport et d'efforts, et merci aux masseuses qui ont pris soin de mes jambes après course... le meilleur moment de la journée à n'en pas douter (avec le bisou de ma petite Stef)!

Publié par Sharkoliv à 09:02:16 dans 5- Mes courses | Commentaires (0) |

Un peu de lactique, s’il vous plait... | 29 juin 2006

Ce soir, 1ère course FFC de la saison pour moi : un critérium bien costaud de 40 tours de 1,8km en ville. Autant vous dire que j'ai pas vraiment brillé : je saute à l'entame du troisième tour (!!!), maintiens 50m-100m d'écart avec le peloton pendant 2 tours, j'essaye de tenir encore un peu jusqu'au 12ème kil mais comme je ne rentrerai jamais dans le peloton, je bâche.


Pourtant la course est simple : départ en trombe, on oscille entre 45 et 50 km/h avec des relances tous les 200m en sortie de virage. Les cuisses en feu, le souffle aux orties, le cœur à 250, mentalement très dur.


Dommage que je n'ai pu tenir 10 tours, le rythme s'était réduit un peu et j'aurais pu m'accrocher encore un chouïa. La prochaine fois, on fera mieux... mais j'éviterai de courir 1h le matin !

 

Et bravo aux potes Brice et surtout Jojo qui a tenu 23 tours dans le peloton : chapeau les gars !

Publié par Sharkoliv à 23:20:22 dans 5- Mes courses | Commentaires (0) |

Bonne entrée en matière... | 15 mai 2006



Triathlon Sprint de Torcy - 14 Mai 2006.

Quel rapport entre l'Embrunman (3,8km de natation, 188km de vélo en montagne et 42 km de CàP) et le triathlon Sprint de Torcy (600m de nat', 14km de vélo, 5km de CàP) ?
Pour l'un, c'est un des triathlons les plus durs au monde, pour l'autre, c'est 6 fois moins de natation, 13 fois plus court à vélo et 8 fois plus facile en CàP !!!
Et pourtant, à Torcy, y'a moyen de se faire mal quand même...

Dimanche, 6h30 du mat', j'attends mon pote Vince(pourtant ponctuel). Qui arrive à 6h47 chez moi avec son matos de course. Je me suis bien lever 20' trop tôt donc, merci qui ?...
Le temps de tout charger dans ma caisse, on file vers Torcy sous un ciel limpide: belle journée à venir !
On est parmi les premiers arrivés ce qui nous permet de prendre notre temps et d'aller reconnaître la boucle vélo sereinement.
Rituel immuable, on prépare le matos, on chambre un peu les potes et hop, direction le parc à vélo pour l'installation du vélo-casque-serviette-chaussures-combi-lunettes-dossard-gel.
On galère un peu pour comprendre comment se feront les entrées-sorties du parc, mais pour ma part, je crois que je suivrais ceux devant moi...

L'eau est fraîche (17°C) mais largement plus chaude qu'à Etampes (11,5°C !!! gla-gla), quelques longueurs et on se place derrière, heu.... devant pour la plupart, la ligne de départ. 3 minutes à se refroidir dans l'eau et l'arbitre siffle le lâcher des furieux.
Bien placé à gauche, je fais un bon départ mais finis par me faire quand même enfermer stupidement par 2 nageurs qui trouvent le moyen de se rentrer dedans une bonne dizaine de fois sur 200m, ma pomme au milieu, impossible de passer. Je finis par faire l'extérieur et parviens à mi-parcours (entre deux petites îles). Virage à droite, avec un drôle de courant qui me ralentit (?) et on repart dans l'autre sens, en allongeant au max. Autant les 300 premiers mètres m'auront bien mis dans le rouge, coups à l'appui, autant le retour est serein, je me sens (presque) glisser dans l'eau.

La sortie de l'eau est limite, debout dans 1 mètre d'eau, la rive 30cm au-dessus. On se hisse comme on peut, mais l'herbe humide, y'a mieux comme point d'appui...
Bon, à donf vers le parc à vélo, transition en 10" (bien, bien), je sors du parc et me prépare à sauter sur mon Scott.
Ayant bien bosser cette partie (enfiler les chaussures de vélo déjà placées sur les pédales), je pense embrayer rapidement sur la plaque. Résultat, nickel à droite, raté à gauche (c'est pourtant simple de ne pas se presser). Je pers donc 15 bonnes secondes à remettre ma pompe et à relancer mon bike. Tant pis, on roule et au max.

3 tours à vélo, une bosse costaude, un faux-plat, le reste est cool. Environ 15km. J'ai les jambes dures et les pulses à 200, le premier tour passe mais je me fais vraiment mal.
Sur les 2 suivants, j'accélère encore un peu le rythme mais avec de meilleures sensations (c'est bon signe ça !). Comme d'hab, ça drafte un peu mais pas trop (sauf devant semble-t-il...), ceux qui doublent en ligne se font reprendre dans la côte, on s'amuse quoi.

Le parcours est sympa mais relativement chaud par endroit, la circulation étant contrôlée mais non bloquée (c'est pas simple d'organiser des triathlons quand les pouvoirs publics ne suivent pas à fond). Enfin bon, suffit de faire gaffe aux voitures et aux terres-pleins centraux, de toute manière je joue pas la gagne (eh !).
Je fais une rentré au parc nickel, tout en perdant quand même 5 secondes pour avoir voulu enlever mon casque trop tôt (merci à mon ami arbitre Alex...), saute dans mes Mizuno et fonce vers le parcours CàP.

Simple, y'a 2 tours de lac. Mais quelques surprises: 1er passage avec un faux-plat de 200 m dans l'hebre humide et (très) souple, 600m de route gourdonée (yes !), 1000m plats de sentier terre-herbe-caillasses-trous-boue, 100m de sable bien souple et humide.
Je gère le premier tour, 4 gus me doublent, je n'accroche pas mais remonte bientôt sur eux à l'entâme du 2ème tour (sauf le 1er gars, qui court au même rythme que moi).
J'en profite pour doubler le coach, qu'à dû tout donner en nat' et à vélo, et qui peine un peu sur la fin (hein mon Séverin !). Je garde un bon rythme, avec un des gus que je viens de redoubler sur mes talons.

C'est là que se vérifie si les séances de CàP au seuil que nous avait concocté le coach ont été bénéfiques. Tenir le rythme OK, mais sur la longueur. Soit 10' pour moi pour ce second tour. Et je le sens bien.
Je maîtrise ma foulée, mon souffle, et le gars derrière moi que j'entends respirer, un peu trop fort semble-t-il. Et j'accélère doucement à chaque 100m, pas le faire pêter trop tôt (meuh non j'suis pas pervers !).
A mi-parcours, je mets un premier sac en forçant l'allure et commence à serrer les dents.
Passage le long du lac, je chasse toujours le premier gars qui m'a doublé mais il a également accéléré (même petit jeu).
Arrivé à 100m de la portion de sable, je mets un second sac et commence à sprinter (pas me faire reprendre à 200m de la ligne d'arrivée, enfin !).
Je finit 10m derrière ma "proie" et 50 bons mètres devant mon "chasseur", le palpitant au taquet, en 56'51". Content de ma course et surtout de ma CàP, pour une fois que je réussis à contrôler un tant sois peu...

Les potes de l'Equipe I se sont très bien débrouillés, tous dans le top 10, et avec surtout, la victoire de notre ami Greg Cheval, en 49'22" (assez facile surtout en CàP). Bravo à lui.

Et bravo aux organisateurs pour nous avoir aménager un triathlon bien sympa malgré d'évidentes difficultés avec le parcours vélo (comme toujours pour les organisations). Merci aux bénévoles pour nous avoir ouvert la route du mieux possible et motivés sur les parcours (hein mon Jackie, et bonne chance pour Hawaï...).

A+

Publié par Sharkoliv à 18:15:29 dans 5- Mes courses | Commentaires (0) |

Cublize 2005, on prend la même et on recommence... | 10 mai 2006



Heu, j'suis un peu en retard question mise à jour de mon blog. Mais même si je charge pas mal côté entraînement ces temps-çi, j'vous oublie pas pour autant.
Comme ce soir, j'suis un peu cuit de la séance vélo de cet aprèm puis natation de ce soir, j'vous poste un article sur ma course au Triathlon de Cublize 2005 (le Tri Sapin quoi !). Vous pourrez juger de la différence avec l'année 2004 (il faut dire que cette année-là, c'était mon 1er MD !).

Et promis, dès demain, je rattaque les mises à jour plus régulières...
A+

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Tri Sapin 2005 - 19 Juin 2005.

M'étant fait une promesse en 2004 et étant du genre à les tenir, surtout envers moi-même, me voilà à Cublize en ce début d'après-midi du 18 Juin (normal, le jour de l'appel ..... de la forêt de sapins !). Seul. Enfin, seul, avec quelques 500 autres triathlètes. Mais seul de mon club, pas un pote qui ait voulu m'accompagner. Hé oui, la monstress fait peur, et les 100km de vélo dans les monts du beaujolais calment aussi pas mal d'ardeurs.
Mais bon, un Savoyard, ça ne se dégonfle pas, pas comme ça en tout cas.

Le lac est toujours aussi apaisant dans son écrin vert de sapins sur fond de ciel bleu. Tout est parfaitement installé pour les triathlons de demain (CD & LD), la température est caniculaire et le soleil au zénith. On devrait avoir des conditions difficiles pour la course si ça se maintient comme ça...
Enfin, alea jacta est - comme on dit vulgairement - je me présente à la tente de retrait du pack dossard-puce-plaque vélo-cadeau où les charmantes bénévoles s'occupent de mon cas avec le sourire. Je suis en forme et heureux d'être là, demain sera un autre jour...

Matos vérifié, tout me semble prêt, je roulotte 20' sur mon Scott histoire de me dérouiller les jambes du voyage depuis l'Ile-de-France. Puis direction le parc à vélo pour la dépose de ma monture. Après 2 aller-retours supplémentaires à ma voiture pour oubli de casque puis de chaussures (quand on a pas de tête, faut avoir des jambes !), je laisse enfin le parc derrière moi et vais piquer une tête dans le lac, pour bien me détendre et évacuer la chaleur emmagasinée depuis ce midi. 500m de crawl, retour sur l'herbe. Je me sèche aux rayons du soleil tout en respirant profondément l'air pur de ce coin de verdure, ça change ....
Puis je reprends ma caisse direction Lyon pour une soirée tranquille en famille, avec un traditionnel plat de pasta al dente comme il faut !

6h00 dimanche matin, tout est calme, je grignote en buvant un verre d'eau. Pas un chat sur la route, je file vers Cublize, y arrivant avec 2 heures d'avance, bon timing.
Je revois tout le matos, et spécialement le ravito vélo, car mon hypo de l'année passée m'est bien restée en travers de la gorge et je ne tient pas à réitérer cet exploit... de débutant.
Il est 8h15 et il y a déjà beaucoup de monde dans le parc à vélo, chacun discute avec son voisin, l'ambiance est excellente, détendue même.
8h30, le speaker prend la parole et nous fait le traditionnel briefing d'avant-course. 10' plus tard, on a bien tout (ou presque) enregistré, on en profite alors pour se détendre un bon coup en chantant un « Joyeux anniversaire » à un des triathlètes qui fête aujourd'hui ses 41 ans et son 1er Tri Sapin !
Nous faisons également une ovation à Ravenman (Rodolphe Rocher), co-fondateur du Tri Sapin qui participe lui aussi à sa première édition en tant que concurrent.

Ce moment d'émotion passé, on se rend tous au bord de l'eau où, comme chaque année, ceux du LD encourage par leurs applaudissements ceux du CD qui partent ¼ d'heure avant.
Puis, tandis que nous nous encourageons mutuellement par les applaudissements de rigueur avant une épreuve longue, je sens la pression monter d'un coup : l'année dernière a été dure, très dure, qu'en sera-t-il cette année ? Je ne crains pas trop le vélo, si je ne merde pas mon ravito, mais plutôt la Cap, la chaleur et le parcours, même si j'attends de refaire la monstress avec impatience...

Coup de trompe, c'est parti pour 2,5 km de nat dans ce beau lac. Je me place au mieux mais malgré un départ serein, ça pousse quand même pas mal et surtout je me tape pas mal de gus devant qui nage en zig-zag, pratique pour suivre ou doubler !
Le rythme est bon, mais je trouve que les bouées du bout du lac semblent loin. Retour sans soucis, sortie de l'eau avec la tête qui tourne un peu (comme d'hab), je courrotte vers le parc à vélo, 200 petits mètres. La transition est nickel, matos bien préparé... je prends mon Scott en main et grimpe la petite côte avant de pouvoir enfourcher devant les arbitres. Le départ est cool, en descente légère, on tourne à gauche et c'est la traversée en légère montée du village de Cublize. Je me fait doubler par un avion, encore un qui nage comme un caillou et qui roule sec !
Ce parcours, je le connais, faut gérer pour bien passer. Ca veut pas dire de s'économiser mais surtout pas se mettre dans le rouge pour rien, parce que sinon pour se refaire la cerise, ça peut prendre du temps...
La température est correcte mais le second tour sera chaud, le soleil étant de la partie. Je double quelque triathlètes au rythme un peu en-deça du mien, mais je me fais doubler par 2-3 gars qui montent comme Virenque : ou y pètent au second tour, ou c'est vraiment des brutes.

Le 1er tour se passe bien, 28 de moyenne, y'a pire ! S'agit de garder le rythme sur la seconde boucle. Je me sens bien mais je sais que ce peut être une fausse impression. J'ai bien fais gaffe à boire suffisamment et surtout à grignoter une barre Maxim.
Attaque du raidard du second tour, y'en a déjà qui semblent un peu scotchés, pour ma part, je passe pas mal bien qu'un chouïa moins vite qu'au premier passage. Mais y'a encore des kils à grimper alors on continue de gérer. Je redoute surtout la portion après la 1ère descente car la côte qui suit attaque sec et pendant pas mal de temps avant d'embrayer sur une succession de bosses bien casse-pattes !
Pourtant ça passe bien, je double encore quelques concurrents, certains reviennent au taquet dans les descentes mais dans les montées , y'a moins de monde.

Finalement, je boucle le vélo en 3h40 soit 20' de moins que l'année dernière, belle perf mais j'aurai dû faire mieux ! Enfin, tempérons cette légère déception, l'hiver parisien ayant été exécrable, ma prépa vélo s'est résumé à 1 000 bornes et quelques avec 2 sorties longues (85 km !) et ce depuis début Avril seulement. Pour 2006, pas de doutes, j'explose à vélo...... 3h20 ?

Arrivé à la ligne de mise à pied, descente de vélo et attention à pas se vautrer dans la petite descente qui mène au parc. Je plains ceux qui roulent en speedplay, bonjour le casse-gueule (seul défaut de ce parcours d'ailleurs), heureusement avec mes shimano et leur appuis plastiques, pas de problème, on tiendrait sur de la glace vive !!
Transition rapide (30'' je crois), prêt à souffrir sur la Cap...
Je part tranquille même si je sais que mon rythme est encore trop rapide pour tenir les 18 bornes à la même vitesse. 1er tour bien, le public est présent... au départ sous les arbres et vers l'arrivée ! Le reste du parcours, c'est surtout des pique-niqueurs qui s'intéressent plus que moyennement aux triathlètes. Passage de la digue, toujours aussi beau avec le lac à droite (ou à gauche selon le sens de la course, of course), récupération du 1er chouchou-témoin en haut de la butte (elle va faire mal celle-là), direction la monstress : 19% sur 200m, heureusement y'a de quoi lire sur la route. 1er tour bouclé en 29', honnête. En plus je pense que je peux tenir à ce rythme, ce serait bon, moins d'1h30 pour la Cap...
Finalement, le 2ème tour passe en 32', dommage pour la moyenne mais la montée de la digue, bizarrement me fait plus mal que la monstress (que je monte en marchant certes mais quand même). Je commence à ressentir la fatigue et suis un peu jaloux de ceux que je croise à l'entame de mon 3ème tour avec les 3 chouchous !
Mais je reste concentré en me jurant de me démerd.. pour améliorer cette Cap après un dur vélo. Le dernier tour est dur mais je finis assez propre et dans un état nettement plus cool que l'année dernière : j'ai gagné 32' par rapport à 2004, sympa, parions que 2006 sera dans les 5h45...

Un grand merci comme toujours aux bénévoles et aux organisateurs, sans oublier (le meilleur pour la fin !) les charmantes kinés qui nous ont massé si efficacement après la course pour faire s'envoler les douleurs.
Rendez-vous en 2006, une belle année en perspective.


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Publié par Sharkoliv à 23:25:16 dans 5- Mes courses | Commentaires (0) |

Marathon des Glières... enfin ! | 05 avril 2006


Mon blog a toujours un aspect qui ne me plaît pas mais je préfère vous poster (enfin) mon résumé sur ce petit marathon de ski de fond. La mise en page attendra...

19/03/2006.

Dimanche, 6h00 du mat'. Le réveil sonne. Un coup d'œil au dehors, il fait encore un peu sombre mais on distingue quand même le ciel, bien chargé de nuages. Tant pis, on verra bien.
Petit dèj rapide, 1/3 de carbo-cake (trop cuit !), un café et basta, j'ai bien mangé la veille (des pâtes !!), alors pas besoin d'en rajouter.

Le temps de charger le matos dans la voiture, hop, direction Annecy par l'autoroute puis le plateau des Glières par une route de montagne sympa mais bien sinueuse.
Je file retirer mon dossard et reçois en prime 2 cadeaux bien cool: un bonnet de ski de fond Odlo, aux couleurs du Marathon des Glières et une serviette éponge de bain. De la bonne organisation ça. Et c'est pas fini (vous verrez plus loin...).

Retour à la voiture pour me changer et gratter un peu les skis. J'ai mis hier du fart tip top, conseillé par mon pote de Sport 2000: y'a intérêt à ce que ça marche, ou plutôt glisse, parce que 42 bornes avec du scotch aux pieds, ça craint !
Faut dire que le temps est bizarre, couvert mais on a pas froid, je dirais 2°C aux Glières (1500m) et ça devrait encore se réchauffer. Celui qui a farté froid va pleurer dans 1 heure !

Petit échauffement de 10', histoire de dire, mais cette course est un peu spéciale, en général et pour moi également: le départ se fait en 4 lignes (élite 42km, les autres du 42km, ceux du 22km, ceux du 15km), soit 1 200 coureurs ! Un faux-plat descendant sur 2 bornes, heureusement large de 200m au départ sur environ 500 m puis large de 10m par la suite: ça devrait pas bouchonner de trop.
Spéciale pour moi car c'est mon 1er marathon de ski de fond. Certes, je ne me pose pas trop le problème de savoir si je le finirai mais plutôt comment je dois gérer l'affaire.

Le gars Alain (Calonne) me dit de rester souple au début, son fils Oliv' (mon beauf !) me dit de surtout pas trop faire de skating a u départ mais de bien pousser dans l'axe, sinon adieu les bâtons !
Je me décide à "gérer" sur au moins 15km avant de lâcher un peu les gaz. Mais je redoute le coup de barre des 30-35kils. Mais bon, Alea jacta est (comme on dit vulgairement...).

Reste 5' avant le départ, on se place sur la ligne, les lignes !, le public est nombreux, faut dire que le parcours nous fait passer 4 fois par cette ligne en plus du départ et de l'arrivée: l'ambiance va être chaude, le public en aura plein les yeux...

PAN ! Le départ est donné, ça part à fond devant et derrière aussi, ceux du 22km nous doublent comme ils peuvent, quelques chutes mais je ne m'attarde pas à regarder, rester concentré, sinon c'est la gamelle assurée.
Et des gamelles, il va y en avoir sur ces premiers 500m ! Comme au cinéma, un gars fait une faute de carre ou tape le ski devant lui, il tombe et c'est l'empilade, presqu'au ralenti: si y'a pas de casse, ça repart, sinon, on plie et on revient l'année d'après, bien dégoûté ! On croise au premier ½ tour un gars avec un ½ bâton, puis plus loin un autre avec un ski réduit à 1m de long, fait pas bon tomber...

Je continue donc de gérer ce début de course, la file commence à s'étirer sur un long faux-plat montant, on peut désormais skier en skate, à l'aise. Je croise mon pote Oliv' qui prend les photos et les films, petit salut et on continue la glisse. On repasse devant le public qui nous encourage à tout rompre, quel pied, puis c'est à nouveau le faux-plat descendant, nettement moins de monde, les plus rapides sont devant, les moins rapides derrière (normal !!!) et ma pomme dans le milieu de tableau.

20 bornes plus loin, après moult courtes montées et (peu) de (vraies) descentes, les sensations sont bonnes, je ne me sens pas fatigué du tout, mais je ne veux pas mettre le turbo tout de suite, il reste plus de la moitié à faire... et pas la plus facile !
Je me ravitaille souvent (toutes les 10') avec un gorgeon de boisson énergétique qui remplit mon nouveau Camelbak, spécial CàP et ski de fond: au lieu d'être placé dans le dos, ce qui gène le mouvement des bras, il est autour de la taille, avec une ceinture élastique en tissu doux, je ne le sens pour ainsi dire pas et c'est vraiment une excellente solution, je recommande !
Nous passons une première fois au fond de la vallée, c'est la portion qui finira le parcours, je la repère bien. Pas de vraies difficultés si ce n'est les 3 derniers kils qui semblent cools mais sont en faux-plats montants avec quelques bons coups de cul, va pas falloir tout donner entre le 3ème et le 2ème, sinon on finit à la ramasse...

Pour l'instant, nouveau passage devant la ligne d'arrivée où les encouragements fusent, direction la fameuse montée des Mouilles. 2km bien sentis qui commencent cools pour finir beaucoup moins cools. Je gère le bas de la côte en suivant une italienne qui m'a l'air bien motivée, et 2 gus qui, quant à eux, ont l'air bien décidés à ne pas me laisser passer (???). Pas mauvais bougre, je reste derrière et observe. Au bout de 800m, le rythme devant faiblit un peu, je décide, étant vraiment à l'aise, d'embrayer la machine et double tout ce petit monde sur un coup de cul un peu plus sévère que les autres.
J'arrive au panneau 500m qui signale donc la distance avant le sommet (commme me l'a dit Alain, tu relâche pas avant que ça descende, dans les Mouilles, on récupère pas !). Et là, la pente se durcit un chouilla, mais ça me plait (même si j'attends le sommet avec impatience quand même). Les cuissots chauffent, le souffle peine mais le plaisir est là, avec le soleil qui perce les nuages, trop bon. Au sommet, 3 spectateurs nous applaudissent et nous crient bravo, sympas à eux d'être montés si haut à pied pour nous.

La descente est là. Et c'est pas vraiment celle de Kitzbuhel en Autriche, mais ça permet de récupérer un peu avant de tout lâcher pour les 8 derniers km. Je rattrape trois gars qui descendent devant moi mais pas trop en confiance semble-t-il. A l'approche d'un virage serré, je compte les doubler et choisis de passer à leur gauche. Dommage pour moi, le premier se gauffre magistralement dans le virage et je ne peux l'éviter: je tombe sur le c... postérieur (!!!) et me prends par dessus le marché un des gus sur la tronche, merci pour le coup de bâton ! Heureusement, je suis resté assis sur mes skis et peux me relever dans l'élan de la descente, laissant les autres derrière: ça m'a bien gavé, j'avais pas vraiment prévu de chuter (!!!).

Reste donc un peu plus de 8 bornes, ce coup-ci, je me donne à donf et skie en appuyant ferme sur les bras. Je rattrape pas mal de monde (en tout une trentaine de skieurs sur ces derniers kils) dont certains qui m'avaient tenu au départ puis laché sur la deuxième boucle, je sentais bien que j'allais les revoir, la différence de niveau n'était pas flagrante (comme quoi, faut pas partir trop fort..., à moins d'être spécialiste).
Je saute tous les ravitos, y me reste assez dans ma musette (camelbak) pour finir et me concentre sur les dernières difficultés à savoir, une courte descente avec un angle droit bien technique (et une rivière pour ceux qui loupent le virage !), une montée de 200m pénible à souhait juste avant le dernier ravito et ces trois derniers km bien traîtres tout en montées-descentes courtes et usantes.

Je donne tout ce que j'ai mais je sens bien que mon entraînement d'une sema ine à Bessans à la Noël est loin, et ce sont pas les deux sorties de la semaine dernière qui suffisent à me donner un bon niveau.
Je franchis néanmoins la ligne d'arrivée au sprint (y'en avait un, 10 mètres derrière, qui me chauffait un peu !) en 2h34', pas trop mal pour un premier marathon, avec une bonne glisse au départ mais quand même moins performante sur la deuxième partie. 284ème sur 560 participants. Résultat qui me va bien, sachant que le niveau en ski de fond est vraiment énorme (sans me vanter !), le gagnant Mister Passeron bouclant l'affaire en 1h45'.
Avec un entraînement adéquat (j'entends en ski de fond), je pense que les 2h15' sont jouables, dans les mêmes conditions, of course.
On verra ça l'année prochaine, en tout cas, superbe course, ambiance de folie tant chez les courreurs que dans le public.
Et pour 17Euros, outre les cadeaux (bonnet + serviette), vous avez droit à un plateau-repas phénoménal: salade de lentilles, diots au vin blanc, polenta et tarte au pomme ! Le tout à déguster en plein soleil, dans la neige, avec les montagnes autour: que demander de plus ?

On se voit là-bas l'année prochaine alors ?......

Publié par Sharkoliv à 23:12:03 dans 5- Mes courses | Commentaires (1) |

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