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"Oh it's a mystery to me.
We have a greed, with which we have agreed...
and you think you have to want more than you need...
until you have it all, you won't be free.
Society, you're a crazy breed.
I hope you're not lonely, without me.
When you want more than you have, you think you need...
and when you think more then you want, your thoughts begin to bleed.
I think I need to find a bigger place...
cause when you have more than you think, you need more space.
Society, you're a crazy breed.
I hope you're not lonely, without me.
Society, crazy indeed...
I hope you're not lonely, without me.
There's those thinkin' more or less, less is more,
but if less is more, how you keepin' score?
It means for every point you make, your level drops.
Kinda like you're startin' from the top...
and you can't do that.
Society, you're a crazy breed.
I hope you're not lonely, without me.
..."
Belles paroles pour un film absolument magnifique et prenant. Une belle remise en question de nos valeurs et une réflexion sur le sens de notre vie. Sans tomber dans l'écologisme pur crin, force est de constater que Sean Penn (excellent acteur et non moins excellent réalisateur, de la trempe d'Eastwood) a réussi un tour de maître en adaptant le livre éponyme "Into the wild".
On est loin de Jérémiah Johnson ou d'un quelconque idéalisme angélique sur la Nature et le retour aux sources.
Un film puissant et loin d'être moralisateur. Un film qui replace ce que l'homme devrait être à mon sens pour la Nature, un contemplateur, un protecteur (ne sommes-nous pas l'Apex Predator ultime ? en attendant celui qui nous détrônera...) et un conservateur curieux de ce que la Nature pourrait nous apporter en échange de notre "protection" (car dans le cas contraire, on ne parle pas d'échange mais de vol...).
J'ai adoré, et la musique d'Eddie Vedder en envore relève le niveau si c'est encore possible. Pourtant, on est loin du cliché que "la vraie place de l'homme est dans la Nature sauvage" qui sied si bien aux névroses du citadin que nous sommes tous (ou presque), quelque soit notre pensée écologique du moment : nous sommes nés dans la société, la société nous a forgé à son image...
Le meilleur (bien que ce ne soit pas si gai) est que la fin du héros traduit bien ma pensée : la Nature nous en fera payer le prix...
Publié par Sharkoliv à 21:01:56 dans 2- News | Commentaires (0) | Permaliens