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3 jours après la Vaujany, on remet le couvert avec une petite cyclo de 46km pour 1600m de dénivelée (quand même) soit de la montée et de la descente et 500m de plat.
On a bien récupéré durant 2 jours, semble-t-il, en roulottant 1h30 chaque jour autour de Bourg d'Oisans. Les jambes répondent bien et le moral est au top !
Départ du parking au pied de la montée de l'Alpe d'Huez. 9h00 du mat', il commence à faire déjà bon, vivement le départ...
La course est simple. 300m de plat, la montée sur l'Alpe, redescente par les balcons de Villars-Reculas, remontée sur Vaujany pour finir 2km500 au-dessus du village, au centre de loisir. Zéro récup, va falloir être en prise tout du long.
Je prends un départ néanmoins tranquille, essayant de me mettre dans un rythme adéquat dès le début caron attaque quand même sur 3km à 11% vers le village de La Garde.
Certains sont partis fond de ballon, je devrais les revoir dans quelques kils...
Je fais une montée à ma main, super sensations, jamais dans le dur (j'aurais peut être dû un peu mais je me réservai... pour je ne sais quoi...), 59' au tunnel, 1h4' au sommet de l'Alpe.
Descente au taquet, je l'adore, il n'y a que la relance sur le balcon de Villars-Reculas qui demande un peu d'injection et d'anticipation pour pas coincer sur la plaque !
La descente qui suit est top, de longs bouts droits, virages à 180 et ça repart. Je suis un Danois qui roule comme un ouf, mais qui ne me lâchera que sur les 500m de plat qui mène au pied de Vaujany.
La montée est toujours aussi dure (quoique moins que dimanche dernier, normal, j'avais quand même 175km dans les mollets !) et surtout plus longue car une fois arrivés à Vaujany, la montée continue, du bon 8%, vers le centre de loisir 2,5km plus haut. Pas stopper l'effort sinon le redémarrage est terrible.
Au final, je passe en 2h08' et des brouettes, temps correct, 12' derrière la 1ère féminine, une certaine Jeannie ... Longo ! Elle a toujours la frite avec son gabarit de poche oh combien efficace !!! Bravo !
Publié par Sharkoliv à 22:16:35 dans 5- Mes courses | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne saurai que trop vous conseiller de lire le dernier Hors Série de l'excellent magazine Sport & Vie au titre éloquent « Tout savoir sur le triathlon ». Les passions naissent souvent ainsi...
Vous y trouverez entre autres articles traitant de tout les aspects de ce sport génialissime, un article sur les ... requins ! Eh oui, comme en triathlon, il nous arrive de nager en mer (bord de mer s'entend), les rencontres sont toujours possibles.
Oh rassurez-vous, je doute qu'un jour on lise dans les journaux locaux qu'il y ait eu un problème avec un requin sur l'Ironman de Nice (comment ça, la Méditérranée est polluée et vide de poissons sur les côtes ?....). Si danger il y a, ce serait plutôt du côté de l'Australie ou du Golfe du Mexique (comme pour ce triathon en Alabama où 2 triathlètes ont fait une rencontre pour le moins très désagréable).
De même pour les JO de Sydney, où les triathlètes devaient nager dans la baie de cette superbe ville, le comité d'organisation avait mis en place des moyens dignes d'un film de James Bond : les nageurs étaient entourés par des bateaux censés les protégés (ou les secourir au cas où ?) ainsi que 6 plongeurs équipés de POD (systèmes électriques saturant les capteurs sensitifs de ces chères créatures). Autant vous dire que pas un n'a pointé le bout de son museau...
Et dire que pour les 61 attaques (dont 7 mortelles) recensées en 2004 par la très officielle International Shark Attack Association, on dénombre pas moins de ... 100 millions (vous lisez bien !) de requins décimés chaque année, 98% de ce massacre destinés au marché asiatique (surtout chinois) pour leur soupe d'ailerons et autres conneries à 2 balles pour rendre plus fort, vigoureux, intelligent (là, c'est raté !) etc... bon, j'm'énerve mais faut dire qu'ça énerve vraiment !
Enfin, on aura bien tout gagné quand un pan entier de la pyramide alimentaire se sera cassé la gueule...
Publié par Sharkoliv à 15:47:27 dans 2- News | Commentaires (0) | Permaliens
Bon, chose promise, voici mon article sur cette superbe mais dure cyclosportive « La Vaujany ». Je vous la conseille vraiment, pour l'ambiance, le paysage, la difficulté, le plaisir... Bonne entrée en matière pour moi en tout cas avant les 2 courses qui suivirent dans la semaine.
Et désolé pour ceux qui ont la flemme ou du mal à lire, mon récit est un peu long mais quand on aime...
Trophée de l'Oisans 2 au 8 Juillet 2006.
Les 2 Alpes, massif de l'Oisans, vendredi 1er Juillet. Je suis avec mon beau-frêre Olivier. On récupère un peu du voyage depuis Le Creusot dans un appart sympa loué dans cette station à 1650m d'altitude (vive les globules !).
Demain, lever 5h00 pour participer à la 1ère course du Trophée, la Vaujany. 180km et 3 cols pour finir par la grimpée à Vaujany, petit village au-dessus de Bourg d'Oisans.
Courte nuit donc, matos fin prêt. ½ heure de route et on y est.
L'échauffement sera court, le début de la course étant « neutralisé » sur 20km de faux-plat descendant vers Séchilienne, on aura le temps de chauffer la machine avant d'attaquer les hostilités.
J'ai réussi à me placer en ligne prioritaire (bien involontairement en fait !) et le départ sera plus cool que coincé dans le peloton...
7h15, ça roule, et fort malgré la voiture neutralisante. Le parcours est rêvé pour se chauffer les jambes, on descend en pente douce sur 20km. Ce qui n'empêche pas un certains nombre de frappés de doubler comme des dingues pour se caler 10m devant. Pourtant, on voit la voiture à 50-100m devant et la course va être longue, c'est prendre des risques pour rien ! Et ça manque pas, 2 gus 5m devant moi s'emplafonnent et finir dans une barrière de sécurité. Je les évite comme je peux mais on a freiné sec pour pas tous tomber.
Enfin, on tourne à main gauche et la côte attaque : 15km à 6-7%, le Col de la Morte nous attend. C'est la mise en bouche.
Je me cale sur mon rythme pour cette grimpette, ignorant les 2-3 débiles qui mettent des sacs d'entrée, sur la plaque ! Le début est un peu raide mais rapidement la pente trouve une régularité qui permet de monter au train. Comme toujours, quelques uns doublent, rythme plus fort, quelques uns se font doubler, rythme plus faible.
Je continue l'ascension en me fiant à mes sensations et gère vraiment l'affaire pour ne pas me mettre dans le rouge. L'important, c'est de ne pas forcer musculairement.
Finalement, 1 heure et quelques plus tard, je passe le sommet et entame la descente, en 2 temps, vers Valbonnais. Du plaisir, le temps est superbe, chaud mais on ne le ressent pas trop pour l'instant.
Quelques cyclistes avec moi, qui ne veulent pas prendre de relais en descente (!!!), je double et file bon train (avec des portions à 75km/h). On rejoint enfin le fond de la vallée et nous bifurquons sur la gauche pour remonter vers le Col d'Ornon. 15-20km de faux-plat montant avant une montée sèche. On est en petits groupes, les relais se font bien, j'en profite pour boire et m'alimenter.
½ heure plus tard, je passe le Col d'Ornon, me ravitaille en eau rapidos et file dans la descente vers Bourg d'Oisans.
Cette descente est superbe, rapide, très rapide, et la route un billard : le pied ! On est 3 à se tirer la bourre, j'en laisse un me doubler pour ouvrir la route et m'indiquer les trajectoires optimales. La course n'est pas finie...
On bifurque vers Allemont pour attaquer une première petite côte de 2km à 6% qui nous amène au pied de la montée vers Villars-Reculas : le gros morceau de la journée. 27kil de montée vers l'Alpe d'Huez puis le Col de Sarenne !
Et ça grimpe ! 6% en moyenne. Au bout de 5km, la pente se durcit vers 8-9%, le rythme est dur à tenir. Mais y faut tenir.
J'ai les pieds en feu, le fait d'appuyer fort sur les pédales me chauffe les appuis et fait gonfler les pieds. Comme les chaussures ne se dilatent pas, les douleurs commencent. Comme d'hab, vers 80-90 bornes...
J'ai hâte d'être au ravito intermédiaire dans quelques kils. Y trouver de l'eau fraîche.
Derniers passages à 10% environ, la chaleur est là, heureusement qu'on monte en altitude... Enfin, au détour d'un virage, voilà le ravito. De l'eau seulement, mais fraîche car directement prise à la fontaine. Je bois une ½ bouteille que me tend une bénévole et, posant mon vélo contre le muret, je me trempe (eh oui) directement un pied puis l'autre dans le bassin, chaussures aux pieds. Le plaisir et le soulagement sont immenses, je sens mes pieds se recroqueviller dans mes pompes et le mal s'évanouir : les plaisirs simples en somme !
Sur ce, c'est pas tout, y reste du chemin. Cette petite minute de répit passée, j'enfourche mon Scott et repart sur la route des balcons de l'Oisans. Ca va mieux mais je sais que la chaleur ne va pas nous laisser tranquille.
Cette portion de route est plaisante mais dangereuse, avec un parapet de 30cm de haut pour nous éviter le plongeon dans la vallée (400m de vide environ !) : s'agit pas de rêvasser !
3km plus loin, on rejoint la célèbre route des 21 lacets qui monte à l'Alpe d'Huez. Il nous reste 3 bornes avant d'y arriver mais on ne sera pour autant pas au bout de nos peines. La montée au Col de Sarrenne nous attendra...
En attendant, bien que scotché sur la route de l'Alpe par la chaleur et le pourcentage de la côte qui s'est sensiblement élevé, je bois et bois encore pour ne pas me dessécher. Arrive enfin le ravito suivant, dans l'Alpe : j'en profite pour manger un peu (abricots secs et pain d'épice) et remplir mon bidon.
Je repart presque aussitôt, la route monte gentiment et le paysage est grandiose. Passé les hauts de l'Alpe d'Huez, la route redescend dans une petite vallée, enfin la route, ce qu'il en est : des trous un peu partout et des passages à gués qui sont pires que les pavés de Paris-Roubaix : c'est top dangereux, le vélo vibre saute, je prie pour que mes pneus ne me fassent pas de misère. Heureusement pour moi, tout ira bien.
2km plus loin, on franchit un pont de bois, en fond de vallée, et la remontée est là. Un panneau nous annonce (heureusement) 2km avant le Col de Sarenne. Mais ces 2km seront terribles (et pas que pour moi semble-t-il, après discussions avec d'autres cyclistes) : du 7-8% bien senti, en plein cagnard, même à plus de 2000m d'altitude, un revêtement nul en rendement et la fatigue qui est là. 23km de montée, y'en reste 2 mais y'en a marre !
Je m'accroche et finit par passer ce superbe mais difficile Col avant d'attaquer, prudemment la descente de 14km vers la vallée qui mène au Galibier. Prudemment est un doux euphémisme, l'état de la route étant pire que celui de la montée. Imaginée des à-pics de quelques dizaines de mètres au-dessus de pentes rocailleuses à souhait, une route gravillonneuse farcie de trous en tout genre avec quelques passages à gués (pour rire !) et une pente de 10%. S'agit pas de rêver ni de péter un câble de frein...
On commence donc cool à 35 km/h puis comme la pente et la route deviennent plus praticable, je lâche les chevaux.
Je rejoins la route qui mène à Bourg d'Oisans 20 minutes plus tard. Après ce gros morceau de Col, il nous reste à filer au pied de Vaujany pour une grimpée sèche de 5km à 9%. Et on y est.
Nous sommes 8 à nous relayer sur ces 10kil de plat avant la bosse de 2km que nous avons déjà prise avant de monter à Villars-Reculas. Le ravito se trouve toujours là à 1km dans la bosse. Comme j'ai à nouveau les pieds en feu, je choisi de m'arrêter comme un autre concurrent. Les 6 autres, trop pressés d'arriver, tracent la route, sans pause.
Pour ma part, j'ai besoin de souffler 30'' et de me rafraîchir les pieds : vivement les chaussures climatisées...
1' plus tard, nous repartons avec l'autre cycliste, filant à 40km/h vers le pied de Vaujany. Enfin, la terrible côte est là, un final sympa, sous un cagnard phénoménal, il fait 37°C au soleil, autant vous dire qu'on va souffrir sur l'asphalte neuf mais bien foncé de la route.
Effectivement pour moi, 1km de grimpe plus loin, je suis scotché à nouveau à 9 km/h (pas si mal en fait, vu que je double du monde... !). Reste 4 kils, terribles sous la chaleur. Olivier, mon beau-frêre est redescendu 2 bornes pour m'encourager, il a finit 6ème !
Je franchit la ligne en 7h35', bien cuit (à tous les sens du terme) avec une soif terrible : vive le coca ! Belle course en tout cas, longue, dure et éprouvante. Mais du plaisir d'arriver et une bonne répèt avant la Marmotte de samedi prochain et surtout Embrun le 15 Août.
Après avoir récupéré (assis !), nous redescendons cette petite côte pour reprendre la voiture et renter au bercail pour récupérer avant la prochaine course de mercredi, dans 2 jours.
Publié par Sharkoliv à 21:37:15 dans 5- Mes courses | Commentaires (0) | Permaliens
Hello hello à tous !
Me revoilà de ma semaine en Oisans, bien claqué mais content des 3 cyclosportives et 600kils de vélo en montagne. Comme je suis vraiment un peu cuit ce soir, je vous posterai le récit (de quoi lire donc) de la 1ère course demain.
Bonne nuit à tous...
Publié par Sharkoliv à 22:03:15 dans 2- News | Commentaires (2) | Permaliens
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