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Sharkoliv

La passion du triathlon et des requins

Un petit moi dans la tête... | 30 novembre 2005

Les journées continuent de raccourcir, le temps est clairement au froid et le moral s'en ressent bien souvent (surtout pour les cyclothymiques, ceux qui ont un besoin de lumière naturelle accru).

Pour ma part, je n'ai pas ce problème mais comme je suis sympa, je vous poste (en 2 fois) ce petit article d'Estelle Lozano (parut sur Onlinetri) sur la confiance en soi. C'est un état qui nous touche toutes et tous, en particulier avant et lors des épreuves de triathlon (ou autre). Et c'est bien utile de faire le point de temps en temps dessus et de voir ce qu'on peut améliorer... comme le retse !

Je posterai la seconde partie sur l'imagerie mentale demain.

« La confiance en soi est un état interne permettant d'utiliser aux mieux ses capacités, voire même de les dépasser.

Cette exploitation de son potentiel (conscient ou inconscient) n'est possible que si le sportif se sent capable d'accomplir un acte.

Dans la confiance en soi, le sportif développe une image positive de lui-même et de ses capacités.
Contrairement à l'idée largement répandue consistant à dire que la confiance en soi découle uniquement d'expériences de réussites (même si cela est vrai pour une grande part), la confiance en soi peut également être présente d'emblée chez un sportif sans que des preuves de réussite n'aient été nécessaires.


Pour résumer :

Réussite => Confiance en soi

Confiance en soi => Réussite

 Afin de commencer à faire émerger une image de soi positive susceptible de porter le sportif vers un état mental propice à la réussite, je vous propose un petit exercice très simple : sur une feuille de papier (car c'est bien de pouvoir le voir noir sur blanc, écrit en toutes lettres) notez cinq de vos qualités sportives et cinq de vos qualités humaines; puis demandez à quelqu'un qui vous connaît bien de faire de même à votre sujet. Cet exercice vous permet de prendre le temps (ce que l'on ne fait pas toujours) de réfléchir sur celui que vous êtes en termes positifs; de plus vous serez sans doute surpris de connaître tout le bien que peuvent penser les autres de vous-même.

Il faut bien garder à l'esprit que : "Il arrive souvent ce que l'on croît".
Ceci nous amène à un aspect très important de la préparation mentale pour sportifs : nos croyances.

Celles-ci sont d'une importance primordiale puisqu'elles peuvent être dynamisantes si elles sont positives mais également limitantes si elles sont négatives.

Afin de rester en cohérence avec soi-même, nous tendons inexorablement vers une mise en évidence de nos croyances à travers notre comportement... Vous imaginez donc l'immense portée (bénéfique ou néfaste) de celles-ci.

Elles s'installent à force de répétition et d'intensité émotionnelle. Le sportif, qui est amené à ressentir d'intenses émotions (bonnes ou mauvaises) au cours de sa carrière, associera inconsciemment l'émotion d'une situation avec les éléments qui constituaient cette situation; si bien que vont s'installer certaines croyances.

De ces croyances vont émerger des routines de performances qui viendront augmenter la sensation de confiance en soi. Elles sont en quelque sorte le moyen conscient de "se recharger".


Les routines de performance se présentent sous diverses formes :
- Un geste (ex. serrer le poing, passer la main sur le visage...),
- Un type particulier de respiration (ex. expiration bruyante...),
- Un objet (ex. le maillot de bain fétiche, les chaussettes qui font gagner...),
- Une phrase (ex. je suis plus fort dans l'adversité...).

Il ne faut d'ailleurs surtout pas sous-estimer la puissance de l'autosuggestion par une phrase positive, brève, au présent (ex. je suis fort ; je suis à 100 % ; je gagne...) dans une optique de confiance en soi.

Il est largement établi que le mental et le corps vont de paire et ne peuvent être dissociés l'un de l'autre. Cet état de fait est d'autant plus vrai en ce qui concerne la confiance en soi. Il est donc tout à fait possible d'influencer le mental par l'intermédiaire du corps.

Le langage corporel (positif, neutre ou négatif) se manifeste à travers : la tête ; la démarche ; le regard ; les mains ; la voix. Une attitude corporelle confiante induit un mental confiant.
Pensez un peu à l'attitude caractéristique d'un sportif confiant :

- Il porte la tête haute (dif. pas le menton baissé),
- Il a une démarche assurée et conquérante avec des enjambées franches, d'un pas décidé (dif. pas les pieds qui traînent),
- Il regarde intensément et fixement son adversaire, son regard porte loin (dif. pas le regard fuyant, regarder ses pieds),
- Il a les mains qui tiennent fermement (dif. pas de main molle, pas de bras ballants),
- Il parle d'une voix claire et assurée (dif. pas de voix basse).

N'oubliez donc pas, qu'au-delà de la confiance que peut vous apporter cette attitude corporelle, le corps est également un indicateur clair de votre état d'esprit (état d'esprit qui n'échappera pas non plus à vos adversaires dont ils sauront tirer profit le cas échéant). »

Publié par Sharkoliv à 17:12:03 dans 4- Entraînement | Commentaires (0) |

Etre ou ne pas être.. nageur ! | 29 novembre 2005

Les entraînements se suivent et ne se ressemblent pas. Ce n'est pas vraiment une découverte, il y a des jours avec et des jours sans. Mais sans quoi exactement ?

Pas facile de répondre à cette question qui dépend de chacun, de son vécu et de ses envies. En tout cas pour moi hier, c'était carrément de niaque dont je manquais. Et même si la série principale était costaude (8x200 bien nagés avec temps de départ fixe ce qui implique plus ou moins (ou pas !) de récup), j'y étais pas vraiment.
Mais bon, on reste confiant, une chose est sûre, quand on travaille dur, ça finit par payer (y'a intérêt en tout cas !).

Pour celles et ceux qui analyse de temps en temps leur nage dans l'espoir de progresser encore et encore, je vous poste un extrait de l'article de Rodolphe Debureau (Article paru dans Triathlète magazine Numéro 184 - Aout 2002 et édité pour onlinetri.com) dont le sujet est « Amplitude et Fréquence » :


Pour la natation, où l'on situe en chaîne ouverte, et que bien souvent, plus on demande aux nageurs d'aller vite, plus il y a dégradation technique et donc plus l'amplitude a tendance à diminuer. Quand on demande aux nageurs d'effectuer le minimum de mouvements par 50m pour augmenter la distance par cycle, ils ont tendance à modifier fortement leur nage. Temps morts dans la nage, changement de coordination bras/bras ( nage en rattrapé ou en semi rattrapé ), changement de coordination bras/jambes ( battement 4 voire 6 temps ). Toutes ces solutions motrices permettent certes de diminuer le nombre de coups de bras par longueur sur la série, mais sont peu intéressantes dans une logique de progression à long terme.

La plupart des triathlètes ont une distance par cycle suffisante mais une fréquence insuffisante. Garder la même amplitude tout en augmentant la fréquence nécessite une endurance musculaire des muscles moteurs assez développée ( grand pectoral, grand dorsal, triceps, ... ). Nous pouvons citer ici l'exemple de la nageuse australienne Brooke Bennett (médaille d'Or sur le 800 m Dames aux JO de Sydney 2000) qui a su optimiser son rendement dans l'eau compensant une distance par cycle relativement faible : 50 à 51 coups de bras par 50m, soit 1,75 m/cycle si on considère que la distance nagée est de 44 m environ par longueur (coulées et approche de mur.) Mais associé à une fréquence de 54-56 cycles/mn, cela donne un temps final de 8'19''67....

Test simple à mettre en place pour voir où vous vous situez: 3x500m en nage complète avec une minute de récupération en lent / moyen / vite avec suivi du temps de nage, de la distance par cycle et de la fréquence (nombre de cycle/mn).
Quelles séances pour développer l'amplitude ? la fréquence ? la puissance ?


Voici un résumé des différents types de séances permettant de développer tel ou tel paramètre. En fonction de votre profil, vous accentuerez un certain type de séance ( amplitude ou fréquence ).

AMPLITUDE

- Tout éducatif visant à augmenter la distance par mouvement ( travail sur un bras / rattrapé devant / nage poings fermés, ... ).
- Séries en pull buoy paddles en nageant le plus grand possible. 5x400m PPB p=30''.

FREQUENCE

- 10x15m d : 1' en (sur)fréquence.
- Série de 25m en élastique seule (aux chevilles ). 8x25m d :45''.

AMPLITUDE ET FREQUENCE

- 5x140m p=1' pull buoy. (10m p=5'' amplitude maxi + 10m sur-fréquence p=10'', 15m p=5'' amplitude maxi + 15m sur-fréquence p=10'', 20m p=5'' amplitude maxi + 20m sur-fréquence p=10'', 25m p=5'' amplitude maxi + 25m sur-fréquence).

PUISSANCE

- 12x50m PPB d :1'30'' (40m nagé le plus grand possible et avec la fréquence la plus elevée+10m souple ).
- Sprint avec ceinture à godets ou tee shirt. 2x(6x50m d :1'15'') r=200m souple.
- Nage contre courant Ou attaché au mur via un élastique sur des distances courtes mais avec une fréquence 2levée.


Publié par Sharkoliv à 16:08:13 dans 4- Entraînement | Commentaires (1) |

Vive le mauvais temps... | 26 novembre 2005

Quel plaisir, même s'il n'y en a que quelques (petits) centimètres en Ile-de-France, elle est arrivée. Je veux parler de la neige bien sûr... Et dire qu'en Savoie, déjà 10cm minimum dans les collines, le pied intégral, ça sent bon pour la saison de ski de fond !

Par contre, ça devient un peu plus tendu ici pour le vélo, bien qu'il reste le VTT et évidemment le home-trainer. Ca me fait penser à La Marmotte d'il y a 2 ans où il faisait 5°C en haut du Galibier (le géant de la Maurienne) avec de la neige partout : enfin, moi je n'étais pas sur le vélo mais j'imagine que les quelques 2500 concurrents ont dû apprécier à sa juste valeur la blancheur montagnarde... avant de bâcher le vélo dans la voiture pour beaucoup !

Espérons que nous n'aurons pas cette (sic) surprise en Août prochain à Embrun en haut de l'Izoard, déjà que l'an passé, il y faisait 7°C le 15 Août !!!

 Pour vous réchauffer, je vous propose une petite vue de Ténérife où mon pote Riv' (aka Lolo) est en villégiature 1 semaine sur 2, soi-disant pour le boulot, trop dur la vie !

Et vu le climat des Iles du Paradis Eternel (les canaries quoi !), 23°C en cette période, il doit quand même rouler un peu en prévision de l'Ironman de Lanzarote ou d'Embrun. RV l'été prochain mon Riv'...

Publié par Sharkoliv à 10:40:05 dans 2- News | Commentaires (1) |

White shark breaching ou le saut de l'ange | 24 novembre 2005

Bon, je passe sur la séance Cap PPG de Mardi soir (dans le froid, avec des petites séries bien sympas) et la séance de nat' d'hier où j'étais un peu claqué et comme par hasard le coach nous a fait faire un test de 1 500m (j'vous raconte pas mon temps, la misère : une bonne chose quand même, je ne pourrai que l'améliorer...).
Il y a longtemps que je n'ai pas posté un petit article sur le(s) requin(s) alors vamos.

Ce n'est que depuis peu que l'on peut voir des photos ou des films sur une des plus impressionnantes manière de chasser du grand requin blanc (je ne parle pas du montage – au demeurant excellemment fait – de ce grand blanc qui ''attaque'' un plongeur-commando suspendu à un hélicoptère dans la baie de San Francisco. Mais je vous le posterai peut être un jour...).

Aux dires des spécialistes, voir un grand requin blanc bondir hors de l'eau est un des plus fantastiques spectacles à observer dans la nature. La puissance dégagée par l'animal dans ce bond acrobatique est incroyable.
Parmi les proies favorites du grand blanc, il y a l'otarie du Cap , que l'on trouve en colonies à False Bay (Afrique du Sud). Mais les otaries sont bien plus rapides et agiles que le grand blanc et parviennent aisément à s'échapper si elles aperçoivent le requin à temps.
Le grand blanc s'appuie sur l'effet de vitesse et de surprise de ces attaques ''explosives''...

Les photos et films de Charles Maxwell sont parmi les plus réussis, je vous donne le lien pour vous délecter un peu : http://www.underwatervideo.co.za



Publié par Sharkoliv à 15:21:14 dans 8- Le grand requin blanc | Commentaires (2) |

Je sens que ça vient... | 21 novembre 2005

Excellente séance de nat' ce soir, seulement 4 200m mais avec un 15x100 en 5 temps-3 temps, juste précédé d'un 1 200 pull-élastique-paddle (avec 300-3x100 progressifs-300-3x100 progressifs). On a finit par un 8x25 à donf' en variant le travail jambes-bras.

Super sensations, pas de fatigue excessives des bras, le souffle OK, le rythme aussi, ma technique de nage s'affine et je comence à trouver mon placement dans l'eau (enfin, y'a encore du boulot mais bon, c'est un début).

Ca fait plaisir, surtout après la séance de mer... de la semaine dernière où j'ai nagé comme un plomb !

Les conseils du coach finissent par payer (faut bien brosser dans le sens du poil de temps en temps !).

 

C'est p't'ête aussi l'excellente nouvelle de la prochaine édition du Tri Sapin, le 18 Juin 2006 : une distance Ironman (soit 3,8km de nage avec sortie à l'australienne à 1,9 km, 180 km de vélo dans les monts qui entourent le lac et 42,2 km à pied), en plus du traditionnel MD, raccourci en nat' et vélo et allongé en Cap pour l'occasion (1,9-90-21).

Ca va clairement être dur de choisir surtout qu'y a l'Embrunman mi-Août.... Je suis tout excité mais on va laisser passer la nuit avant de réfléchir à tout ça.

En tout cas, ce 10ème anniversaire à Cublize risque de rester dans les annales, ne le loupez pas (et venez nous voir !), ça va être une drôle de fiesta !!!

Publié par Sharkoliv à 22:54:03 dans 4- Entraînement | Commentaires (1) |

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