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Sharkoliv

La passion du triathlon et des requins

Triathlon CD d'Embrun 2004 | 22 octobre 2005

13 Août 2004.


Embrun, Embrun...
Le mot résonne comme la course mythique qu'elle est : le triathlon longue distance le plus dur au monde. Mais pour ma part, cette année, je m'essaye au CD, « pour voir ».
Arrivé la veille de la course sur place, je me régale du panorama (pourtant habitué des montagnes) et de l'effervescence qui règne déjà. Les cieux ne semblent pas cléments vu l'orage qui se libère ce Jeudi soir, mais le soleil est annoncé pour le lendemain, ça sent la belle journée... Nuit calme dans la petite station des Orres.
6h00 du mat', j'ouvre les rideaux de la chambre et découvre un ciel de rose et de bleu, sans nuages : le rêve ! Petit-dèj avalé, descente en voiture sur Embrun , direction le Plan d'eau.

S'ensuivent les préparatifs habituels et diverses vérifications avant l'entrée dans le parc à vélo. L'organisation est au top, tout est très clairement indiqué et les bénévoles sont charmantes (pardon charmants, il y a des mecs aussi). La température extérieure est idéale, on ne devrait pas avoir trop chaud, l'eau à 22°C autorise la combin', le site est superbe, tout va pour le mieux, on devrait se faire plaisir !

9h00, le public est là, en grand nombre, et accompagne le départ des féminines dans un concert d'applaudissements et d'encouragements. Et ça part vite !
5 minutes plus tard, nous voilà plus de 600 triathlètes rassemblés sous l'arche de départ. Et comme à Cublize, tous commencent à applaudir, de plus en plus vite, juste avant le coup de pistolet qui libère et l'adrénaline et les concurrents.

Nous voilà donc partis pour 1,5 km de nage dans un lac dont l'eau est particulièrement claire. Je me décale aussitôt à gauche du paquet pour éviter la « bagarre » habituelle du centre et me place dans mon rythme. Les 2 passages de bouée sont un peu tendus, vu l'écume, car si on ne passe pas en accélération, on reste sur place (pas d'appui dans l'eau) et tout le monde vous passe dessus... dommage pour ceux-là ! Malgré une petite erreur d'orientation qui me fait perdre 50m, j'en termine avec la nat' en 23' (67ème !) selon le décompte, mais je penche plutôt pour 26' (soit en milieu de pack) ce qui reflète plus mon allure du moment.

Transition ultra rapide, les chaussures, le casque, lunettes et ceinture-dossard et je galope jusqu'à la sortie du parc pour enfourcher mon Scott. Et la c'est très simple, les seuls 200m de plat et on attaque 6km de côte entre 7 et 9%. Des relances, des descentes, de la montée encore et encore, descente, montée .... y'a pas de plat à Embrun ! Je m ‘économise sur la première bosse en suivant les indications du coach (merci Gillou) qui a fait 11 fois le LD et qui connaît le parcours. Pas de répit, on profite des descentes pour gagner quelques places. Les 2 cols suivants se montent bien, en fait, je n'ai pas réellement mis le turbo, étant venu pour « voir » la distance et ne pas exploser au final. Le parcours est en tout cas superbe, les vues sur le lac de Serre-Ponçon absolument fabuleuses, le soleil aidant.

Au bout d'1h50 de plaisir et d'efforts, avec la satisfaction d'avoir repris quelques dizaines de concurrents (et de m'être fait enrhumer par quelques furieux !), je pose le vélo en 300 et quelques-ième position, saute dans mes baskets, chope un gel et m'élance pour 10km de course autour du plan d'eau. Le gel avalé (sans eau, erreur que je vais payé plus loin...), j'essaye de caler ma foulée sur un rythme d'environ 15 km/h et fend, comme tous les concurrents, la foule enthousiaste qui s'étire tout le long de ce parcours : c'est le top, ça hurle de partout, on se croirait dans un championnat du monde. Je croise Toumy Degham qui en termine, puis Laurent Dodet, tous deux à une vitesse incroyable, on se sentirai pousser des ailes... Mais je n'en suis qu'au 1er km, il m'en reste 9.
Je rejoins un gars du Club de Maurepas et nous courrons de conserve, côte-à-côte, rythme identique, je ne sais pas si ça l'aide mais moi oui (merci !). La ligne droite avant le demi-tour est interminable, le seul avantage est que l'on a sans cesse des concurrents en mire, à remonter et doubler: nous en effaçons une trentaine, pas rapidement mais sûrement.
Je sens bien ma course (ça change du Tri-Sapin), l'allure est bonne, le pied quoi ! Petite côte légère, il reste 1 km, je pense déjà à la banderole d'arrivée, quand je sens d'un seul coup comme un coup de poignard me tordre le ventre, côté droit. J'ai du mal à respirer et mon allure chute rapidement. Je me force à respirer à fond, rien n'y fait, je serre les dents et continue de courir. Une vingtaine de concurrents me dépasse, ça me fout la hargne, derniers 400m, je vois la banderole de l'autre côté du parking, il me reste 2 lignes droites. Mais je suis obligé de ralentir pour marcher sur 10 mètres en soufflant à fond. Je repart grâce aux encouragements de plusieurs spectateurs et franchis la ligne d'arrivée en 3h06'.
J'ai mal au bide (ça durera 2 heures !), je crois que le gel sans eau m'a joué un mauvais tour. Je suis néanmoins satisfait de cette course, 334ème sur plus de 600, on peut mieux faire (surtout à vélo) mais cela reste un vrai moment de plaisir !

Je retrouve les collègues du TCSQY qui m'ont encouragés tout le long du parcours, on plie le matos, et direction le ravito. Discussions, on refait la course, on s'échange nos expériences, on lance des projets d'épreuves à venir, on profite du moment ....
En tout cas, c'est décidé, je referai Embrun l'année prochaine (le long ?), des courses comme celle-là mérite le détour. Merci à toutes (et tous) les bénévoles, bravo à une organisation parfaite, Embrun vit au rythme du Triathlon et cela se sent !

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Publié par Sharkoliv à 17:30:29 dans 5- Mes courses | Commentaires (0) |

Tri Sapin - Cublize (69) | 22 octobre 2005

27 Juin 2004.

En plein cœur des monts du beaujolais, surplombé par une forêt de sapins, se situe un petit lac répondant au doux nom de lac des sapins. Tout autour, des prairies verdoyantes où paissent des vaches placides, de superbes fermes et surtout un calme apaisant, voici le cadre grandiose que nous découvrons mon pote Laurent et moi, après quelques heures de voiture.
C'est donc ici que je vais faire mes premières armes sur un LD, on peut dire que cela commence bien.

Fin d'après-midi tranquille, 1 petite heure de vélo histoire de se dégourdir les jambes, puis direction la tente de retrait des dossards et le parc à vélo. Le n° 173 (pour un Savoyard, ça devrait porter chance !) se sent fin prêt pour la belle journée annoncée demain. Un dernier coup d'œil au lac qui nous semble quand même particulièrement long avec ses petites bouées jaunes au loin... , il est temps d'aller manger le traditionnel plat de pasta et de dormir un peu.

Un lever à l'aube, petit-dèj rapidement englouti, 1 heure de route et nous voilà dans le parc à vélo comme 600 autres triathlètes, affairés comme des abeilles sur nos sacs de sport : 3 sports, 3 fois plus de choses à régler et d'affaires à préparer ! Puis chacun se dirige vers la rive, où le public s'est déjà massé, enfilage de combinaison plus ou moins aisé et ce sont plusieurs centaines d'hommes-poissons recouverts de néoprène qui commencent à s'ébattre dans l'eau douce (20°C !) du lac des sapins.
9h15 pétantes, les partants du CD se ruent sous les vivas du public et les encouragements de ceux du LD, notre tour venant dans 1 ¼ d'heure.

Dernières recommandations des G.O., et le coup de pistolet retentit, libérant environ 400 triathlètes pour leurs 2,5 kms de natation. Pour ma part, le départ est nickel, placé à gauche du paquet, je ne suis quasiment pas gêné, si ce n'est par un bateau qui, passant à notre proximité, nous envoi une série de vagues qui vous ballote et vous imprime un roulis à donner le mal de mer à un vieux marin breton !
Le rythme est bon, le virage du bout du lac bien négocié, je repars en sens inverse avec toujours une rive en repère sur ma gauche. Un léger courant froid commence à me geler les orteils et j'accélère donc mes battements, encore 200m et j'ai l'arche d'arrivée dans ma ligne de mire. Petite accélération pour se mettre en jambe et me voilà sorti de l'eau en 43'. J'enlève aussitôt (et sans problème) ma combinaison et part en courant vers le parc à vélo, un petit 300m sur des graviers fins. Aucune idée de mon classement natation mais il reste encore beaucoup de vélo dans le parc, ça m'encourage d'autant plus.

Ma transition est nettement plus laborieuse, ces satanés graviers ne voulant pas se décoller de mes pieds, malgré des coups de serviette appuyés. Finalement, je sort du parc via la petite côte que nous ont réservé les G.O. et enfourche ma monture, bien décidé à me faire plaisir à vélo.
Le début de parcours se passe plutôt bien, les 2 cols du parcours défilent à bonne allure, les sensations sont excellentes et ma moyenne à ce moment de la course (60 km) est de 27,5 km/h. J'entame le deuxième tour de ce parcours que l'on dit usant, avec une légère sensation de fatigue. Je me dis que ce n'est rien et que cela va passer. Mais cela ne passe pas, cela empire même carrément. Je suis scotché dès la première côte sérieuse qui mène au col du Pavillon, à 12km/h et je vois passer des wagons qui me doublent à bonne allure. Il faut dire qu'avec 1/2 barre et 500ml de boisson énergétique en 2 heures, il fallait craindre l'hypoglycémie... Mais le dégoût du sucre m'empêchait de rien avaler. Belle erreur de débutant qui m'a fait ignorer les ravitos placés idéalement sur le parcours. Et maintenant le chemin de croix commence, malgré une tentative de relance pour suivre un coureur, j'ai vraiment pris un éclat et ne continue de rouler que parce que c'est la mode !

Je ne pense qu'à une chose, ne pas m'arrêter avant le prochain ravito. Ca continue de monter, et sec ! Je suis vraiment passer par là tout à l'heure ? Incroyable comme le dénivelé change quand on est à la ramasse.
Enfin, j'aperçois à 10m de moi une charmante dame dont je tombe immédiatement amoureux : elle me sourit et me propose une ½ banane et un verre de coca. J'englouti le tout, ainsi qu'une tranche de pain d'épices, la remercie grandement et me remet en selle avec le moral remonté à bloc.
La fin de parcours se déroule bien mieux et je met les bouchées doubles pour me refaire. Arrivée au parc à vélo, je ne connais pas mon classement mais je m'en moque, j'ai des fourmis dans les pieds et envie de courir !

Transition ultra-rapide, je prends un gel au cas où, bien que le dégoût du sucre soit toujours bien présent depuis le début de mon hypo...
Premier tour de circuit (sur les 3 prévus) bouclé en 30'30'', la monstress en courant (lentement certes mais bon !), il fait chaud et y'a du monde partout, des coureurs, du public, l'ambiance est excellente.
Début du deuxième tour et ... d'une nouvelle baisse de régime : je suis parti trop vite ou quoi ? Je croise mon pote Laurent à mi-parcours, l'encourage, persuadé qu'il en termine, et je me remet dans ma course, alternant coca/eau - marche sur 10m aux ravitos - aspersion d'eau – course. Je le croise à nouveau, au même endroit, et j'ai le temps de lui demander où il en est : il lui reste un tour, comme moi ! J'essaye d'accélérer mais la monstress-bis me clou au bitume, comme beaucoup d'autres. Finalement, 2ème tour bouclé en 40', pas top.
Le troisième tour est à l'identique, 38' mais des sensations meilleures, normal, c'est la dernière ligne droite.

Je franchie l'arche d'arrivée en 6h36', avec soulagement, et reçois mon cadeau d'arrivée : l'ours en peluche Tri-Sapin ! Il est excellent !
Direction le ravito pour boire, et boire encore, et manger un bout, bien que je n'ai pas très faim. Je retrouve Laurent vers les tentes de massage, il a terminé 10' devant moi et attend sagement son tour. Et enfin la décontraction tant attendue, merci à la charmante kinésithérapeute de nous oter ainsi toute fatigue.

Ce fut une course difficile mais quels paysages et quelle ambiance ! Merci à tous les bénévoles, et à la parfaite organisation du tri-Sapin, quand tout tourne comme cela, c'est un pur bonheur.
Et on tentera de faire mieux l'année prochaine...

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Publié par Sharkoliv à 17:21:20 dans 5- Mes courses | Commentaires (0) |

Triathlon Découverte Vélizy | 22 octobre 2005

2 Mai 2004. 1er Triathlon.

Après une nuit honnête (pluie et vent soufflant), réveil vers 8h30 : temps ignoble, pluie et vent fort, ça promet du bon temps pour cet après-midi.

Petit-dèj light, 1 café, 1 jus de fruit, 1 pain au chocolat ''maison''.

Arrivée sur le site vers 11h30 (pour un départ 13h00, en fait 13h30), Gilles arrive vers 11h40, suivi 10' après de Karl et Christophe. Inscrits, en individuel, dans la même ligne d'eau (sauf Karl qui partira seul dans sa ligne !!!).
On cause, on se prépare, pas trop de stress....

Gilles et moi allons poser le vélo et les affaires pour les transitions dans le parc à vélo. Récap de tous les points importants (de vrais débutants !). On se rassure sur ce qu'on ne doit pas oublier et on choisi de suivre les conseils de Phil (Cholet) de ne garder que le maillot de bain et le singlet sur toute la course. Cela s'avérera une idée performante, merci Phil !

On court 15' avec Gillos pour reconnaître le début du parcours Cap et on revient se déshabiller à côté de nos vélos pour aller vers la piscine (250 m quand même), il fait 7°C ! On fait un peu sensation en maillot de bain et tee-shirt léger, pieds-nus...

Quelques longueurs dans un bassin pour gosses et on est fin prêt à attaquer. Placement dans la ligne d'eau (n° 5) : Chris, Gillos et iom (quel courage !), suivis de 3 athlètes peu motivés pour nous passer devant. On décide de se relayer mais Gilles nous largue (normal !) quand il passe en tête aux 200 m. Chris ne me laisse pas passer, on sort ensemble du bain, Gillos et Karl devant à 10''.

Christophe m'enrhume sur les 250 m qui mène au parc à vélo (merci les gravillons !) et j'arrive alors que Gillos est presque prêt à partir rouler. Ma transition est pas top (vive le singlet, que j'aurais du garder sur iom pendant la nat', roulé dans le maillot comme me l'a suggéré Phil (encore lui) après la course : on essayera au prochain tri), les 3 autres sont devant à 20''.

Je bourre comme je peux mais me gourre au 1er rond-point (que je contourne 2 fois donc !) et trace ma route à 40 km/h (un peu mou). Pas de vent dans la ville mais le retour en ligne droite le long de la voie rapide de Vélizy promet du sport. Je me tire la bourre avec un triathlète (pas de drafting, attention !) qui finit son 2ème tour, quand je rattrape Karlou qui peine un peu sur son bike (entraînement, entraînement ....). Je le dépasse en trombe (n'exagérons rien) et me concentre sur le trajet sinueux du parcours, virages serrés .... et glissants.
Le 2ème tour de vélo se passe mieux que le premier et je vois l'aire de transition.

Voulant regagner le temps perdu sur la transition nat-vélo, je déscratche mes chaussures et me prépare à les ôter sur le vélo : j'en oublie donc de freiner et pose un dérapage sur 2 mètres juste avant le trottoir, devant Christophe (Lecoq) et Séverin qui apprécient le talent ( !!!).
Cap vélo en main pour la transition suivante, qui se passe mieux malgré les doigts gelés qui m'empêche de boucler mes lacets (vive les serrages rapides....). Je pars au taquet (que je crois) pour 5,6 km de Cap.

Le 1er km est vraiment dur, mal au sternum (le froid ?, la gorgée de boisson au départ du vélo ?, le rythme trop rapide ?, le stress ?, va savoir...) mais cela s'améliore et ma foulée se fait plus ample. Je passe en 4'45 au 1er km, 9' au 2ème, 13'40 au 3ème, 18'20 au 4ème et finis en 25'24'' aux 5,6 km (soit une moyenne misérable de 13,23 km/h).
J'arrive content de finir (3ème de ma catégorie) mais ma 1ère impression est que je ne me suis pas donné à fond réellement.

Gillos et Chris sont déjà arrivés, Karl me suit à 2'. Ravito et rhabillage car le vent souffle, fort et froid. On en oublie de s'étirer vu qu'on cause de la course et chacun de ses impressions, assez contents tous de l'épreuve (très bien organisée d'ailleurs, et merci aux bénévoles qui vous sourient à chaque passage).

Vivement le prochain tri, par équipe peut-être ce coup-là si on s'organise mieux (ou s'organise tout court d'ailleurs !!!!).

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Publié par Sharkoliv à 17:12:50 dans 5- Mes courses | Commentaires (0) |

Contact | 22 octobre 2005

Publié par Sharkoliv à 11:33:36 dans Contact | Commentaires (4) |

C'est donc moi ! | 22 octobre 2005

COGITO TRIATHLETICUS ERGO SUM !

Date de naissance: 2 Octobre 1968 (bonne année donc).

Taille: 1,85 m. Poids: 78-82 kg selon les saisons.

Responsable Commercial Export en Haute Technologies (long et compliqué mais ça peut changer).

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Club: TCSQY (Triathlon Club de St Quentin-en-Yvelines), depuis 3 ans. http://tri.tcsqy.free.fr/

Entraineurs: Séverin Fabre, Alain Roux (Cap), Gilles Kachma (coach "mental" pour Embrun).

Objectifs: Embrun 2006, le long, THE course Ironman. Et c'est fait !!!!!!!!

Passions: le triathlon, les requins (surtout le grand blanc), la montagne (Savoie), les potes, U2 et les bonnes soirées.

Publié par Sharkoliv à 11:29:49 dans 1- Presentation | Commentaires (4) |