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Présentation de la chose

Un souffle
Vent de nulle-part
Ephémère et futile
Naïve, explosive

Seule
Toujours seule
Mais en charmente compagnie
J'observe dans ma petite coque noire et derrière mes murailles de piques... ne me détruisez plus, propriété privée... mon corps est laid.

Grimoires poussiéreux

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Elle... | 26 octobre 2005

Un jour elle riait
Elle lui tenait la main
Elle lui parlait de rien
Simplement elle lui souriait

Elle rêvait d'amour
Elle faisait tout pour
Dans ses bras elle se perdait
Dans son lit elle l'invitait

Des instant de folie
Elle riait à l'envie
Elle croyait être immortelle
Elle lui montrait fièrement ses dentelles

Elle profitait du moment
Elle lui donnait son corps
Elle lui offrait tant
Et il en demandait encore

Et puis la nuit a finit
La matin s'est pointé
Il n'était plus dans son lit
Il l'avait proprement lachée

Elle cessa de sourir
Constatant, pleurant
Et dans un soupir
Elle se décida tristement

Triste, bafouée
Simplement paumée
Incertaine de ses certitudes passées
Trop larguée, par la fenêtre elle s'est jetée.

Publié par petite gothique à 17:44:54 dans Poésie quand tu nous tiens | Commentaires (0) |

Marion dansait | 22 octobre 2005

Si j'étais sûre de moi
Si je savais aimer
Si j'étais sûr d'aimer ou pas
Si j'étais sûr qu'on m'aime ou pas.
Qui me dit que leur claques sont des paroles d'amour ?


Marion dansait
Mais Marion dansait très mal.
Marion chantait,
Mais Marion chantait très faux

Marion riait
Mais le rire de Marion était bisarre.
Marion parlais
Mais Marion parlait mal.

Marion s'admirait dans le miroir
Mais Marion n'étais pas jolie.
Marion se maquillait
Mais Marion était encore pire.

Marion se moquait des autres
Mais les autres se moquaient d'elle
Marion se tappait de leurs moqueries
Mais les autres la tappaient ainsi.

Marion riait, on la tappait.
Marion parlait, on la gifflait.
Marion écrivait, on la battait.
Marion se tuait, on la pleurait.

Publié par petite gothique à 13:50:12 dans Poésie quand tu nous tiens | Commentaires (5) |

Margaut n'est plus. | 19 octobre 2005

Un jour ou plutôt une nuit,
Je fus parti.

Elle ère dans le brouillard,
Mois de novembre au temps gris.
Dans la rue, le soir,
Gambadant sous la pluie.

Son insoucience est enfantine
Ses attitudes, celles d'une gamine
Elle saute dans les flaques d'eau,
Elle fredonne un air rigolo.

Dans une robe verte,
Elle gigote sur le pavé détrampé,
Sa bouche, sur un sourir, largement ouverte,
Inconsciente des regards étonnés.

Et puis une voiture a freiné
Trop tard. Et elle est étendue
Sur le pavé détrempé
Corps mouillé sur lquel il a plu.

Elle s'appellait Margaut
Elle avait 20 ans et avait trop bu
Pour oublier Margaut riait un peu trop
Mais maintenant Margaut n'est plus.

Publié par petite gothique à 15:33:03 dans Poésie quand tu nous tiens | Commentaires (0) |

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