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Laids les faons et l' heureux Nard. | 04 juin 2006

C' est l' histoire d' un éléphant. Un éléphant avec une tronche de pamplemousse. Pas facile à imaginer un éléphant avec une tête de pamplemousse mais va falloir vous démerder avec ça. C' est comme ça. Lalala lala...L' éléphant se baladait depuis fort longtemps et il gambadait lourdement sur la route qui le menait vers son destin.
Jusqu' au jour où les dieux lui firent rencontrer un renard. Un renard tout ce qu' il y a de plus commun. Avec une petite tête de renard, des petits yeux de renard, des petites oreilles de renard, un petit museau de renard et des petites cornes de renard. Oui bon. Je vous l' accorde il est très rare, voire impossible, de croiser un renard avec des cornes de renard, mais ce renard était ainsi fait et dieu sait qu' il avait souffert de ses petites cornes de renard que personne ne manquait de lui faire remarquer. Comme si il ne savait pas qu' il était doté de ces attributs fort peu conventionnels pour un renard.
Ainsi donc, l' éléphant et le renard cornu croisèrent leurs routes respectives et d' un commun accord décidèrent de les continuer ensemble. Nul doute que leurs particularités non moins respectivent eurent un effet des plus décisif dans leurs décisions non moins respectives et néanmoins commune. Afin de ne pas errer sans but comme ils l' avaient fait depuis le début, les deux compères décidèrent de s' unir pour chasser les méchants et aider les gentils, ce qui n' était pas trés original mais comme ils avaient vraiment soufferts de leurs singularités ils trouvaient là un moyen de combattre leur frustation et le sentiment d' injustice à l' égard du monde qui les entourait.
Ils marchaient donc cahin cahan sur la grand route, bravants les moultes dangers que le sort leur réservait. Entre autres: tempetes de sables, averses torrentielles, précipices abruptes, tremblements de terres, politiciens verreux et fonctionnaires corrompus. Ils marchaient en chantant, ils marchaient en dansants, ils marchaient en riants, ils marchaient en pleurants et mêmes ils marchaient en courants mais jamais ils ne s' arretaient de marcher. Du coup ils ne rencontraient jamais personne, et ne trouvaient ni gentils à aider ni méchants à punir.
Putain deux ans à sillonner la Terre dans tous les sens. Deux ans à se trainer l' un avec sa face de pamplemousse, l' autre avec ses cornes de renard. Deux ans à devoir supporter la vue de cet infirme vingt quatre heures sur vingt quatre. Oui lui et sa gueule d' agrume et oui l' autre avec ses cornes minables. Putain deux ans à pourchasser dans le vent des méchants invisibles et des gentils absents. Deux ans à jouer les Don Quichottes de la Mancha sans un Sancho Pansa. Deux ans...
Mais quelle idée à la con avaient-ils bien pu avoir ces deux connards!

Publié par Moinox à 04:08:08 dans les histoires extraordinaires de tonton moino | Commentaires (1) |

Le livreur de sushis. | 02 avril 2006

Je m' éclate dans ma sushimobile, je file plus vite que la lame tranchant les filets de saumon. Pourfendant l' avenue des champs élysées à la vitesse du son, j'enfile arche de la défence et arc de triomphe dans l' indifférence générale jusqu' à ce que je stoppe place de la concorde où fou de rage j' accable les compagnies républicaines de sécurité de violents jets de sushis périmés. Les CRS éceurés rendent alors leurs petits déjeunés qui plongent via les caniveaus tout droit dans la Seine en contrebas. Et là miracle où malédiction, attirés par la nourriture mal digéré, des centaines de saumons et autres thons remontants le fleuve dans un vacarme fluvial viennent se repaitre de la gerbe républicaine.
Et font la joie de mon patron.

Publié par Moinox à 12:19:52 dans les histoires extraordinaires de tonton moino | Commentaires (0) |

Une histoire de souvenir. | 23 février 2006



Il fait beau. Le sable me brûle la plante des pieds. Je suis seul sur la plage et j' ai peur. Mes pieds me brûlent de plus en plus. Je voudrais courir mais j' ai tellement mal que je n' y arrive pas. Pourtant plus vite je quitterai le sable plus vite je serai soulagé. Seulement j' ai beau voir les arbres qui bordent la plage, je n' arrive pas à m' en rapprocher. Je me met à pleurer, autant par douleur que par peur de ne pas y arriver. Il faut m' excuser mais je suis jeune, trés jeune même. C' est la première fois que je me retrouve dans une telle situation. Heureusement, on ne m' a pas abandonné au beau milieu du désert et je me retrouve, sans avoir eu le temps de pleurer davantage, à l' ombre des pins qui me semblaient si inatteignables quelques secondes auparavant. Je suis sauf mais je ne peux réprimer un fort sentiment d' injustice envers les gens qui m' ont laissé dans une si grande détresse.
Plus tard je me suis habitué à ce genre de situations relativements courantes tout en apprenant à ne plus en vouloir qu' à moi-même.

Publié par Moinox à 05:15:29 dans les histoires extraordinaires de tonton moino | Commentaires (2) |

Il fait chaud à Acapulco ou le retour de la délicieuse Nina. | 21 janvier 2006

Sur la plage tous les regards convergeaient sur un seul point qui était... Nina bien entendu. Elle bronzait tranquillement en ne se souciant absolument pas d'  être l' unique centre d' interêt des vacanciers affalés sur leurs transats. La plage n' avait jamais été aussi remplie à une heure si tardive et elle se vida à une vitesse record dès que Nina prit la direction de l' hotel après avoir rangée sa serviette. Que faisait Nina à Acapulco ? Prenait-elle des vacances ? Assistait-elle à un séminaire sur les nouvelles techniques d' orthodentisteries.... Ou tout simplement se trouvait elle là par hasard ? Hum hum, difficile à deviner. Même pour moi qui connait bien Nina. Bon déjà Nina n' a jamais été orthodentiste, voilà qui élimine une hypothèse. Ensuite elle n' était jamais là par hasard, quand aux vacances elle ne connaissait pas ce concept. Non si Nina se trouvait à Acapulco ce Jeudi 18 février 1994 c' est qu' elle avait rendez-vous avec quelqu' un. Car un autre illustre personnage était lui aussi à Acapulco ce jour là. A la terrasse d' un café branché de la ville buvant une marguarite glacée il patientait. Il était pépére, cool, de temps en temps il passait la main dans sa barbe. Plus par habitude que pour la coiffer car elle était impeccable sa barbe. De temps en temps il lançait un large sourire aux filles sublimes accoudées au bar qui voyaient en lui l' attitude d' un homme de pouvoir et d' une grande expérience. Sa patience était immense mais cela ne l' empêcha pas  d' éprouver une pleine satisfaction et un certain soulagement quand Nina fit son apparition. D' un coup elle éclipsa toutes les filles sublimes et on ne voyait plus qu' elle. Elle s' approcha tranquillement et sans attendre d' invitation, s' assit sur la chaise vide à coté de lui. Elle commença.
_ Bonjour Grand Shtroumpf.
_ Bonjour Nina.
_ Ca fait longtemps.
_ Oui.
_ Ca va la famille ?
_ Ca shtroumpf.
_ Shtroumpf costaud ?
_ Bien.
_ Shtoumpf paresseux ?
_ Il shtroumpf, tranquille.
_ Shtroumpf menuisier ?
_ Il a eu des petits problèmes de stroumpf, mais il shtroumpf mieux maintenant.
_ Shtroumpf à lunettes ?
_ Nickel.
_ Shtroumpf cuisinier ?
_ Bien, bien.
_ La Shtroumpfette ?
_ Elle se porte comme un shtroumpf.
_ Shtroumpf farceur ?
_ Toujours aussi shtroumpfant celui-là.
_ Ah ah ah. Et Shtroumpf  coquet ?
_ Oh c' est bon tu vas pas tous me les faire ça commence à être shtroumpfant à la fin. Ca te dit pas de passer au pourquoi du shtroumpf de notre rencontre maintenant !
_ D' accord Grand Shtroumpf, je voulais juste être polie moi. Alors vous l' avez ?
_ Bien sùr, je respecte toujours mes engagements. Tenez.
Le Grand Shtroumpf tendit à Nina une malette noire. Puis il s' adressa une nouvelle fois à elle.
_ Maintenant à toi de respecter ton engagement.
_ Pas de problème Grand Sctroumpf, un deal est un deal.
Elle accompagna ces paroles d' un clin d' oeil malicieux. Puis doucement ils se levèrent et se dirigèrent vers l' hôtel tout proche.  
Alors que penser de cette histoire ? N ina n' est-elle qu' une call girl de luxe pour personnage de bande dessinée. Qu' est ce qu' il se trouvait dans la malette ? Un million de dollars, deux ou plus encore ? Le Grand Stroumpf n' a-t-il donc aucune morale ? Non rien de tout ça mes amis. Pas d' argent dans la malette mais la fameuse recette de la potion magique de Panoramix le druide. Recette volée par le méta-baron en personne en échange d' un vieux service que lui avait rendu le grand stroumpf à l' époque où il se cherchait encore et qu' il trainait dans les bars crasseux pullulants de malfrats avides de fric. En échange de ce secret capable de renverser l' équilibre mondial le Grand Shtroumpf, qui reste un shtroumpf avant tout, n' avait souhaité qu' une chose : passer une nuit avec la délicieuse Nina. Et quand on connait un tant soit peu Nina on ne peut que le comprendre...

Publié par Moinox à 02:39:00 dans les histoires extraordinaires de tonton moino | Commentaires (0) |

Un enfant. | 28 décembre 2005

Un enfant est seul au milieu de la foule. Abandonné au milieu de tous il crie son désespoir et sa peur à qui voudra bien l' entendre. Un chat qui se prélassait sur un balcon est agacé par ce vacarme et se dépêche de de rentrer dans l' appartement encore vide pour continuer sa sieste sur le canapé du salon. Plus haut un vieillard en bonne santé regarde la télé. Ses voisins ouvrent la porte à un colporteur qui cherche à vendre des encyclopédies bon marché. De leur fenêtre on peut voir la tour Eiffel toujours aussi droite pointant son antenne radiophonique vers un Univers bien plus vaste que la rue où une mère cherche à calmer les pleurs de son enfant encore terrifié. 

Publié par Moinox à 20:46:55 dans les histoires extraordinaires de tonton moino | Commentaires (0) |

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