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Je suis envouté. Cette fille m' a ensorcellé. Depuis la mort prématurée de femme je vivais dans une sorte de torpeur mélancolique. Je vivais par habitude, pour mon fils aussi. Je n' étais pas à plaindre. Un bon boulot que j' avais choisi, un pote avec qui je pouvais boire un coup de temps en temps histoire de discuter de tout et de rien. Un gosse bien dans sa peau qui ne me considérait pas comme "un vieux con". Et quelques aventures amoureuse histoire de me distraire... Mais il me manquait quelque chose. Le décés de mon épouse avait brisé quelque chose au plus profond de moi. Et c' est bien normal, n' importe qui ayant connu la perte d' un être cher ressent ce vide qui vous accompagne sans cesse. Un sentiment de solitude absolue que ne peuvent combler ni enfants ni amis et ni maitresses. Je continuais donc ma vie sans volonté particulière. Comme si je faisais une randonnée et qu' à mi-parcours j' avais envie d' arreter. Il serait vain de revenir en arrière et ridicule de s' arrêter au milieu du chemin. Alors je poursuivais ma route, sans convictions, au ralentis. Tout en sachant que si je ne faisais rien je prenais le risque de devenir aigri.Publié par Moinox à 03:15:38 dans les histoires extraordinaires de tonton moino | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourd'hui je me suis levé de bonne heure. J' étais de bonne humeur, tout allait bien. Mes yeux étaient à la même place que la veille, mes oreilles aussi, ainsi que ma bouche, mes narines, mes doigts, mes orteils, mon nombril, mon sexe, mon anus et même mes cheveux.J' avais de quoi être heureux.Publié par Moinox à 01:40:47 dans les histoires extraordinaires de tonton moino | Commentaires (1) | Permaliens
New-York, année 2012,
Je suis fatigué, je n'en peux plus, aveuglé par la sueur qui dégouline de mon front, suffoqué par la moiteur torride de l'athmosphère blindé de fautes d'orthographe je décide de laisser tomber. Oui. Enfin se laisser aller à une coupable paresse, refuser le combat et changer de sujet...
Nina était nue et affalée sur le divan face à la grande baie vitrée de sa chambre de l'hotel California. Devant elle s'exposait la beauté irréelle de la baie d' Ha long. Encore perchée par son trip opiacé, elle laissait vagabonder son esprit parmi les jonques qui crevaient la brume mourrante de cette fin de matinée.
Pendant ce temps au village des schtroumpfs c'était déja l'heure du diner. Schtroumpf cuisinier goutait la soupe de salsepareille, particulièrement bonne ce soir là, tandis que chacun finissait ses taches quotidiennes. Schtroumpf bricoleur bricolait, Schtroumpf musclé musclait, Schtroumpf pervers pervertissait, Schtroumpf dormeur dormait et ainsi de suite jusqu'a la Schtroumpfette qui se faisait draguer "mine de rien" par le Grand Schtroumpf...
Il est grand temps de se poser des questions. Quel peut être le rapport entre ces différents événements : moi, fatigué et dans je ne sais quelle atmosphère suffoquante, Nina, qui se prélassait à poil et à moitié foncedée au-dessus de la baie d'Ha long et les Schtroumpfs schtroumpfant leurs schtroumpfs avant d'aller schtroumpfer???
Franchement je ne l'ai jamais su. Et j' ai eu beau chercher dans les plus grandes encyclopédies des plus anciennes bibliothèques, demander aux sages les plus renommés des quatres coins de la planète, makash. Keutchi. Nada! RIEN!!! Et pourtant je suis sur qu'il y avait quelque chose dessous... Mais parfois l'homme doit savoir s'arreter de poser des questions. Il doit accepter les mystères que lui propose l'insondable univers. Et ainsi résigné à son ignorance il peut continuer sa route imprévisible, triste et monotone, pavée de renonciations et de perpetuelles interrogations...
Ainsi finit cette histoire de tonton moino.
Bonne nuit.
Publié par Moinox à 01:53:32 dans les histoires extraordinaires de tonton moino | Commentaires (0) | Permaliens
D'un coup les dauphins sortirent de l'eau et, munis de leurs lunettes à visée infrarouge, tirèrent sur la foule hébétée. Plus personne n'y comprenait rien. Comment ces foutus dauphins avaient-ils pu se procurer des armes? Un éléphant que je connaissais bien pour avoir fréquemment hébérgé son frère me souffla un indice. Malheureusement je ne compris pas un traitre mot de son barrissement. Du coup je l'envoyais paître avec quelques moutons fraîchements tondus. Je voyai d' ici le loup se pourlécher les babines. Pensez-vous donc, un éléphant! Cela faisait belle lurette qu'il en avait marre de bouffer du mouton le pauvre loup. Il prit alors son élan et se jeta sur l'animal avec défenses, ce qui eut pour effet de l'éventrer. Du coup les moutons, devenus carnivores depuis leur dérnière modification génétique, le dévorèrent goulûment n'en laissant que des os broyés. Pendant ce temps les dauphins avaient fini le travail et trinquaient gaiement à leur victoire, en se disant que le loup s'était énormément trompé sur l'éléphant.
Publié par Moinox à 02:26:08 dans les histoires extraordinaires de tonton moino | Commentaires (0) | Permaliens
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