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Inès A.

Au café bleu de la poésie

InèsFM

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Compteur détraqué

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botte de foin

combien êtes- vous en ligne et d\'où me lisez-vous?

... | 19 janvier 2006

 

Des lits d'Arménie (extrait de Moi-même)

 

J'avais ouvert la porte sans me soucier de qui c'était celui qui frappait à une heure pareille. Enfin ! les stores était baissées et j'avais l'impression que de toute façon je ne pourrais jamais deviner si on est le jour ou la nuit. Abattue,  j'avais les cheveux en broussaille, les yeux  en petites sardines pourries, la bouche en framboise gelée de chez Picard. A peine le temps de mettre un pantalon. Les coups devenaient de plus en plus forts et j'avais peur de subir encore une fois la colère de mon voisin...(ah! mon voisin c'est une autre histoire)

Elle était là, devant moi, en larmes.

Elle  regardait comme si je devenais invisible.

J'avais compris qu'elle essayait de retenir ses flots.

Je lui connais cet effort pour immobiliser les petites choses dont elle ne peut avoir le contrôle. Elle était là et je ne comprenais rien.

J'arrivais à peine à me souvenir de la date et du jour. Normal, après la nuit que j'ai passé hier avec tous ces mélanges et toutes cette fumée. O ces copines elle vont me tuer un jour. Il faut que je les marie toutes pour être enfin ...libre de mes fantasmes...car hier O hier j'étais à deux doigts d'embrasser Alice sans même m'en rendre compte ..hum Alice elle avait des lèvres exquises et ce gloss. dont elle abusait hum ce gloss qui me donne des envies de fraise à dévorer...oui à dévorer à m'en saouler...Alice avec tes délices et tes malices tu me fais tout ingurgiter à en perdre la tête...à devenir malade de tes salades ...à oublier qui je suis ! (...)

Toutes ses images de débauche s'étaient enchaînées très vite dans ma tête comme le rêve ...

une goutte que j'avais recueillie sur mon épaule m'avait poussé vers la surface vertigineuse de la scène...

devant la porte je la tenais dans mes bras et je ne comprenais pas...

je ne posais pas de question...les plus évidentes...comment m'avait-elle retrouvé ?...comment était elle venue jusqu'à moi sans se perdre ?...pourquoi pleurait-elle alors que j'avais pensé qu'elle allait bien suite à notre dernière communication ?...

j'avais pensé que j'hallucinais et que c'était probablement dû à ce médicament que mon médecin m'a recommandé  pour mon mal des yeux...Non , non elle était bien là , très maigre dans sa longue robe en velours noir ...

j'étais pieds nus et je commençais à avoir des crampes, ma peau devenait une multitude d'infimes collines blondes...j'ai mis alors mes mains dans ses cheveux pour l'entraîner vers l'intérieur...j'avais senti quelque chose de gluant que j'avais pris pour du gel ou des gouttes de pluie alourdissant ses cheveux gras ...je sentis alors en même temps  le pli près de mes yeux...la ride qui creuse un profond sillon dans mon front...L'étrange...j'ouvris les yeux pour vérifier ..mes doigts étaient  rouges de ce rouge qui me donne le vertige...

Publié par annousti à 03:28:16 dans peau êtes | Commentaires (19) |

viens me prendre dans tes bras...repêche -moi | 18 janvier 2006

 

Le cœur en coquille

 

Prends mon cœur mais

rappelle- toi

Je n'en ai qu'un

Prends soin de sa couleur

Ne lui fais pas la guerre

Il sait il saigne

Sans même avoir été

vraiment touché

Il se vide ...sur les pierres

Publié par annousti à 15:53:45 dans peau êtes | Commentaires (13) |

feu-naître | 18 janvier 2006

 

De la misère en mystère 

Seule près de ma fenêtre

J'attendais le sourire sans nom

La magie de l'inspiration

La joie de faire naître

Des mots en sursis

Des mais en douceur

Un bourgeon endurci

Ses tâches de rousseur

Qui font que c'est Lui

Son cœur qui luit

Au fond de ma noirceur

Je sais que c'est Lui

Lui mon reflet et mon double

Lui souple mais trouble

La face cachée de ma nuit

Ma décadence et mon harmonie

Un air ancien de mélancolie

Un air chanté pour hâter

La venue de l'âme hantée

Mais où es-tu toi qui m'as ouvert

La porte de ton château de cartes

Où es-tu peintre rêvé des étoiles

Je ne vois pas ta tâche sur la toile 

Je ne vois pas

La rencontre du velours avec le coton

Les ratures de l'immature à coup de bâton

Les pas lourds du balourd marmiton

Je ne te vois pas

Toi qui as décidé de n'être

Qu'un être amnésique sans nom

Au lieu de prendre ma main pour naître

Sur mes lèvres en son fanfaron

ronronnant les pas de tes trépas

 

 

Publié par annousti à 03:34:03 dans peau êtes | Commentaires (18) |

des mots | 18 janvier 2006

 

improvisation en sol mineur

 

la regard dans le vague 

le coeur en sanglot  

la corps en sourdine 

dans un terrain vague 

seul dans le complot 

l'autre se dandine 

et personne ne devine 

si seulement on pouvait s'entendre!

 

Publié par annousti à 03:14:25 dans peau êtes | Commentaires (38) |

JOliment ELle enivre (la guitare) | 17 janvier 2006

"Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare"

La diane française "Il n'y a pas d'amour heureux" chanté par Brassens

Publié par annousti à 11:44:45 dans peau êtes | Commentaires (6) |

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