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Inès A.

Au café bleu de la poésie

InèsFM

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botte de foin

combien êtes- vous en ligne et d\'où me lisez-vous?

Pas de place pour L'internationale | 06 mai 2007

Internationale
(Inspirée par un texte du slameur Moonir)
  

Pour être franche

Je ne suis pas du tout étanche

Je me considère comme fran-çaise

Même quand j'étais là –bas

Enfant Fanfan jouant sur la falaise         

Mais depuis que je suis là

Sans plus rien d'une reine

Sans même le droit de sauver mes rêves
en votant l'amour qui germe sur la grève
 

Je vous avoue avoir l'impression

De rester pour vous l'étrange tunisienne

Étrange étrangère polygame

Depuis 2001 je fais mes gammes

Et j'apprends de jour en jour

De la France de mes écueils

Que je suis en fait Internationale

De mes seuils à mes feuilles

Comme vous que vous soyez

De Bonneuil ou de Montreuil

De Saint- Denis ou de Créteil

Vous portez une montre à l'œil

Coureurs de rêve et d'idéal

As de pique As de cœur

Comme vous je cherche des sandales

Je suis Alice sans malice ni rancœur

Je rythme ma milice et ma monture

Avec une centrifugeuse de cultures

   

Mes valises débordent de balises

Venant de partout

J'ai ainsi la patience d'une hindoue

Qui sait être au- dessus des remous

J'ai la fierté légendaire d‘un arabe

Ne soyez pas étonnés de voir ici ou là

Des anciennes ballades et des airs de rabab

Je ne les brade pas et Rien ne peut me faire parade

 

J'ai l'abnégation d'une chinoise

Qui me permet de ne pas rester pantoise

J'ai l'imagination d'une américaine

Et si tu me rencontres en poésie sous-terraine

Fais donc gaffe à tes gènes et tes veines

J'ai l'érotisme d'une antillaise

Que ce soit sur une musique Zouk ou raï

Je bouge mes fesses et avec mes entrailles

J'entonne des youyous en fa dièse

 

J'ai une langue adultère une amante française

Et comme elle

Il faut savoir être balèze

J'ai le silence d'une russe

Si Mes pensées sont d'or

 Ma voix ne s'endort pas

Car c'est mourir de remords

Comme un chien mordu par les puces

 

J'ai aussi la gestuelle d'une italienne

Même si je passe souvent pour une Alien (e)

J'ai le rythme d'une espagnole

Et quand je slame mes états d'âme

Je réclame le flamenco des paroles

Des poétesses Ces grandes dames

 

J'ai en plus la finesse d'une anglaise

Et autour d'un thé sans les braises

Et sans l'ombre des parasols

Je sais reconnaître un passé de foutaises

[Ainsi que le charme de Byron  Heine

 Goethe Rilke Nietzsche ou de Grazyna Miller]

 

J'ai l'ouverture d'esprit d'une canadienne

Mon accent comme mes tics est une parure

Qui me donne une carrure qui est la mienne

[Je fais entendre aux ordures la complainte du phoque
 Contre les rois loufoques pour qui je destine le verbe ‘to F..K'
Laissez-moi un mur pour graver l'horreur l'aphasie mentale
Cette bavure monumentale de l'homme nommée l'erreur boréale]
  

J'ai un ancrage dans des origines diverses

Et quand je détache mes cheveux de gitane

Je sais que j'ai Un charme qui renverse

Et si tout s'agite au tour de moi

Je garde pied de Titan sur un sol en titane

 

J'ai le sens de la conversation d'une portugaise

Je sais protéger ceux que j'aime contre la haine

Et je refuse sans en être confuse d'être un port de glaise

 

J'ai le sens du combat d'une Africaine

D'elle j'ai hérité ces mots que je tresse

Cette trace du labeur et de la peine

Le feu dans les mains de détresse

 

Je porte en moi la souffrance d'une palestinienne

Les larmes de l'orpheline

Le deuil des veuves les mots du groove

Des femmes de laves qui louvent

Qu'elles soient libanaises ou israéliennes

C'est toujours la même douleur qui couve

Qui nous fait lâcher des hyènes

Sans nous briser les ailes par un excès de zèle

 

Je n'ai pas besoin de chars ni de bombardiers

J'écoute l'acharnement de la pierre des quartiers

Le cœur en obus les mots en roquettes

J'ai dans mes poches des poèmes en grenades

Des haïkus de feu et des coups de mitraillettes

Et pour l'amour de vous qui me serrez des sérénades

  

Pour vous plaire je ne me servirai pas des paillettes

Car pour l'internationale desservie qu'on affame

Avec des promesses à la rame du bonheur qu'on émiette

Il y a la mare tourmentée la quête inquiète d'une femme

Une femme de feu d'air d'eau et de terre

Une femme en rose de sable et en étoile de mer

Une femme qui a l'âme des amarres funambules

Arrimée à des embarcadères en la(r)mes somnambules

 © Inès A.
Encore Une pierre levée

Publié par annousti à 22:12:44 dans nostalgies et autres pensées bordéliques | Commentaires (4) |

énigmatiques ratures | 26 mars 2007

quand j'ai commencé il y en avait plus que 4400...5000 peut-être un peu plus ...aux premiers signes de fatigue ils étaient 4200... ne pas garder les traces ...faire comme si on écrivait au bord de la plage...marée basse faire comme si on n'était pas passé par là... chercher dans une autre liste..alphabétique celle-là...chercher tous les noms tous les noms loup-garous..Ne plus hésiter à faire des tours de main...n'être que présent..abracadabra

Publié par annousti à 11:59:08 dans nostalgies et autres pensées bordéliques | Commentaires (0) |

[kiss] chasser le chat... | 12 mars 2007

 

je me rappelle la voix de ma petite maman...

petite maman [ma'ma] avec son tablier de cuisine...affairée...travailler et avoir le temps pour sa famille...il en fallait du courage, de la patience et beaucoup d'amour...L'Amour!

Ce matin, sa voix retentit dans mon coeur quand, dans le métro, par dessus l'épaule d'une jeune femme je vois ces mots: KIss [sur l'écran de son portable]

je me rappelle la voix de la petite maman criant "kiss, kiss!"

oui ...criant car dans ma langue maternelle Kiss n'a pas le sens de bise, bizou, smack...

"KIss" en arabe (non littéraire) servait à chasser les chats qui sautaient d'un toit à un autre pour piquer les sardines qui attendaient patiemment d'être grillées sur des braises ardentes.

____________

[J'ai envie de dire "Miaw"...Que ce beau un miawww au soleil]

Publié par annousti à 13:14:19 dans nostalgies et autres pensées bordéliques | Commentaires (0) |

sauver ce bord d'ailes de moi | 12 octobre 2006


les beaux-baux..




[la lentille a remplacé l'aiguille]




Bobos ? petites douleurs...



allô maman bobo , bobo consacré par Claude François ...



ironie du sort : on ne peut pas appeler sa maman quand on est victime d'un aussi grave incident domestique , remake moderne de MARat avec un sèche-cheveux à la place du couteau ...



Revenons bobo (définition non existante chez Lexilogos), bourgeois-bohème ...



Si on me dit bobo, je m'en défends ...



comment osez-vous ?



« C'est votre main, vos doits si fins, cette façon de faire des mouvements d'ailes dans l'air »



ok ça va ça vA



enfin ! pour ce qui est de mes fleurs du mal qui poussent partout comme des orties (j'apprends à les cueillir) effectivement J'AVOUE je suis un grand bobo ambulant, un cadavre exquis dirait l'Autre avec mes démangeaisons poéthiques...(je me retiens à peine de gratter, gratter, gratter à griser, à briser, à priser les cordes)



Mais bo-bo , non ...je suis loin d'être une bourgeoise (soumise ou pas....) mais bohème oui .. oui je suis l'enfant de Bohème ...Je n'ai pas de certificat de naissance... perdu lors d'un incendie me dit-on ...et nulle envie de m'attribuer une naissance sur l'Esplanade des Invalides comme l'a fait l'Autre (Menteur !)



on m'a attribué une date de naissance approximative pour une vie approximative ..à vrai dire j'aurais pas dit mieux ...J'ai juste souri et on a pris ça pour un oui (le sourire était dû à un papillon que je voyais au plafond ou du moins que je croyais voir et c'est une autre histoire)



zut ! il faut croquer la vie à pleine dents et pas approximativement (tous les moyens seront bons pour aimer aller consulter un dentiste...est-ce qu'on peut faire ça par hypnose, docteur ?)




Mais revenons



je suis bohémienne, sortie tout droit d'une comédie musicale à l'échelle d'une politique sociale complètement...délurée et délirante



mais On a dit qu'on ne parlera pas « poulitique » (décomposez le mot comme vous voulez... toute décomposition participe activement à la biodiversité linguistique) ...



Mais revenons, revenons à nos croûtons...(cris d'indignation)




Bein Ko--AA ? Il faut être réaliste : vous voyez des moutons, vous, autour de vous ? même pas en rêve !



Mais revenons, revenons à nos croûtons qui sont si bons à l'ail ...ça donne une haleine de terroirs et de tiroirs à nos idées aussi fixes soient-elles.



Enfant de Bohème, donc donc

Ne vous inquiétez pas depuis que le Parvis Notre Dame est baptisé place Jean Paul II je ne risque pas de tomber de si haut car je reste bien sur cette terre aussi basse soit-elle aussi plate soit-elle...je ne peux pas tomber plus bas...sur le bitume qui sent la pisse du chien ou de l'homme. (c'est tout comme)


Il m'arrive de dormir avec ma ceinture de sécurité car je n'ai jamais appris le code de la route alors j'ai peur de perturber la circulation de mes rêves et de créer des embouteillages qui se transformeront en cauchemars



je fais dans Le taire-à-taire mais c'est clair que je n' arrive pas à plaire ni à distraire



Alors laissons Braire laissons braire cet âne qui sommeille en nous



Bref !




[retour à l'aiguille :



J'attenndraiiiiii ...le jour et la nuit (surtout la nuit) ....ton retourrrr]



.....je disais ?



J'ajoute trente ans ...



[contre qui comment contre quoi...



Je vous prie de faire silence...



ne plus parler de poésie,



ne plus parler de poésie]



je voulais dire donc...



« Tu nous barbes avec ta Barbara »



regard médusé dans le miroir – « barbe à rat ? c'est de la barbe à papa dans mon soda»



Revenons Rêvenons au fin mot de l'histoire



« avec tout ce qu'elle fait bouffer à ses mots- meus quand ils ont faim ils ne risquent pas d'être fins »




Les bobos n'ont jamais ou presque un sale air , tout est under control... Le Monde entre les mains, des solaires (pour protéger leurs cheveux colorés ou pour ne pas voir la misère qui les entoure) un café (sans sucre...il faut faire attention à sa santé quand –mêmE) et une cigarette (Bio de temps en temps, hummm...zut ça me fait tousser)...



oupppsss plus le chic de la cigarette à partir de deux mil sets...ah ! je les vois ces yeux de Saint Bernard battu, perdu, profondément délaissé, blessé dans son identité, dans sa marque de fabrique ..Et attention ! plus de mégots non plus ...plus de marquage de territoire ...




On verra une autre touche s'ajouter au portrait :



Ils ont marre de se faire chasser



Des cafés branchés du Marais



Pour de jolies blondes désirées

Ils traitent les gens de tarés


Ils vont vite vite acheter



A la Confo. du quartier



Une senséo pour se venger



Et une terrasse improvisée





Je serai la moitié d'un bobo , un demi-bobo comme un lait demi -écrémé ça ne fait de mal à personne c'est mieux qu'un demi tout court (je déteste la bière et la mise en bière ) et c'est bon pour la ligne ° !°



surtout quand elle se couche ___________




Enfin je suis « bo » ah oui je suis beau ! et la vie est belle et le soleil Sébastien et c'est très bien...



Je soustrais dix ans



[No RRRienn de ghiennn no jeu nœud rot grotte RRr et le gramophone a déraillé ]




Il faut lire Michel Onfray ! (mais qu'est-ce que cette phrase vient faire là ? allez oust !)




Bref Pépin (le) !



Je suis roi tout pètement sans biseaux ni grues




Je suis moi tout bêtement sans ciseaux ni glu



tous les accessoires nominaux sont superflus



je préfère rester dans la lumière crue nue



ou dans l'ombre sans les bruits de grelots



que font mes mots quand ils ne font pas dodo



quelqu'un peut suivre là , à la guitare ou au piano



vas-y mélo mélo les trémolos






« Elle est vraiment timbrée »



bein oui sinon elle me sera retournée et ce sera trop tard pour poster vous savez....



(plus personne)



J'ajoute trois pièces, ce n'est pas un juke-box




Dommage j'avais encore des choses à vous raconter concernant cette chanson





-Il faut que quelqu'un m'explique ce mystère propre à la langue française : le charme des jumelles syllabiques : coco, dodo, bobo, lolo...



- C'est clair : on reste enfant ou du moins nostalgique d'une certaine enfance des mots.



[Nathalie... Nathalie ...



J'adore le mouvement de l'aiguille quand elle ne chasse pas le fil ...de mes idées...JE sais je fais trop dans le décousu...



Toi , Tu sais que je ne suis pas Brodeuse ]




P.S. c'était juste pour dire que Renaud roule toujours en ... Rouge et ça dérange les bobos et c'est parce que ça dérange que j'aime ça...à condition que ..non pas de condition..bein si si il y a une condition: IL A MIEUX FAIT AVANT avec sa mer qui prend l'homme (et la femme aussi) et ces carembars qui nous n...les dents de ce mistral gagnant (à coup sûr sauf pour euromillion où la somme supérieure à 99 millions d'euros fait rêver des millions de gens désespérés et déçus par cette p. de vie qui nous empêche de rêver en restant réaliste... qu'est-ce que vous voulez j'ai le droit d'ajouter des choses quand bon me semble, d'être un peu vulg-air quand je me demande de quoi j'ai l'air, je n'ai pas d'air, juste des mots qui dansent le twist à la place du tango olé olé ...juste un bordel de sons, de sens que je traîne , non sans plaisir derrière moi...il m'arrive cependant de raccourcir la jupe, de rapiecer une chaussette de coller des papillons à ce voile etc etc. "Tu n'as rien remarqué chéri?" tous les chéris finissent par ne rien remarquer et c'est pareil pour mes textes ici ou là... on finit par être invisible, on efface, on s'efface sans perdre la face



P.S. si vous êtes arrivés jusqu'à la fin (peu importe comprendre ou pas) c'est que vraiment vraiment vous êtes concernés et par ce concert cacophonique complètement confus et non concluant.


____________
l'auteure de ce texte certifie l'avoir écrit sous l'emprise d'aucun stupéfiant à part une céphalée (droite) atroce et la lourde pesanteur d'une course à contre coeur contre la montre ...
pourquoi condamner le texte à la destruction ? je ne sais pas ...peut-être parce que je veux laisser aux vestiaires de l'oubli ce poème de chair qui vit en moi , que j'entends battre très fort quand des étoiles s'allument dans mes yeux, cet être qui est moi et que je ne veux plus alimenter d'acrobaties risquées... [4h du matin]
___________

avant l'autodestruction ratée de ce texte:

j'aimerais bien (la faire) changer d'avis. je ne sais pas comment.

il faut que quelqu'un puisse lui expliquer les raisons pour lesquelles elle n'arrive plus à supporter voir cet écoulement de mots, d'ailes...
oui ça a tout de l'univers d'Ionesco ou de Beckett (tiens on le célèbre cette année) ...
elle penche vers une théâtralité dans l'écriture , de l'absurde dans l'enchâinement qui devient plutôt déchaînement d'effets météorologiques
Résultat: attentat déjoué [Midi pile]

Publié par annousti à 11:47:49 dans nostalgies et autres pensées bordéliques | Commentaires (8) |

Attention | 25 septembre 2006


Je dis ou je ne dis pas?
______
enfin retrouvé Leprest

Publié par annousti à 13:40:26 dans nostalgies et autres pensées bordéliques | Commentaires (2) |

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y naissent des mots déments





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