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...malade et gardienne du lit...
plusieurs brisures d'os...
gorge en manque d'eau
mais dur de calmer la soif
le coeur délabré est un délit
la blessure délibérée décoiffe
P.S. corps dévasté par un virus ...
je vous embrasse, vous qui passez...
Publié par annousti à 21:27:31 dans la vie | Commentaires (23) | Permaliens
la voix disait viens
la voix appelle
je monte les marches
l'escalier craque
je suis encore debout
j'imagine la fille
derrière la porte verte
une fille noire
au sourire de houx
aux cheveux d'ébène
aux yeux d'encre de chine
l'allure d'une reine
la voix cristalline
chantonne
la main d'olive
joue une sonate
l'archet du violon
me berce dans ma hâte
de la tenir dans mes bras
je sens venir la transe
la soif des draps
j'interromps ma danse
et je pousse la porte
le violon sur le lit
abandonné et elle
ELLEmais où est elle
(improvisation pour KOK que je n'ai jamais vu et dont j'ai pourtant rêvé)
Publié par annousti à 21:42:47 dans la vie | Commentaires (16) | Permaliens
"
Je te porterais, palpitante,
Dans le sentier :
L'oiseau filerait son andante :
Au Noisetier...
Je te parlerais dans ta bouche ;
J'irais, pressant
Ton corps, comme une enfant qu'on couche,
Ivre du sang
Qui coule, bleu, sous ta peau blanche
Aux tons rosés :
Et te parlant la langue franche...
Tiens !... - que tu sais...
Nos grands bois sentiraient la sève,
Et le soleil
Sablerait d'or fin leur grand rêve
Vert et vermeil.
................................................................
Le soir ?... Nous reprendrons la route
Blanche qui court
Flânant, comme un troupeau qui broute,
Tout à l'entour
Les bons vergers à l'herbe bleue,
Aux pommiers tors !
Comme on les sent toute une lieue
Leurs parfums forts !
Nous regagnerons le village
Au ciel mi-noir ;
Et ça sentira le laitage
Dans l'air du soir ;"
extrait du poème Les Reparties de Nina (Rimbaud)
Publié par annousti à 14:08:15 dans la vie | Commentaires (11) | Permaliens
Publié par annousti à 00:20:11 dans la vie | Commentaires (3) | Permaliens
...pour ceux qui le fêtent ...
ce sourire qui ;j'imagine ; vient de l'Egypte...
(oui je suis moins bavarde que d'habitude)
mais quand même quelques détails sur cette fête (appelée aussi fête du mouton)
Essentiellement, l'Aïd-el-Adha (ou Aïd-el-Kebir "la grande fête") est le souvenir du sacrifice d'Abraham. Dieu lui a demandé de sacrifier son fils unique, et il était prêt à le faire, pour montrer sa soumission à Dieu ("muslim" étymologiquement veut dire "soumis").
Mais Dieu l'a arrêté avant et lui a fait sacrifier un mouton à la place. L'Aïd a lieu le 7 du mois Dhou-l-Hijja, le 12ème mois lunaire, qui est aussi le mois du pélerinage à la Mecque.
Cette explication pourrait être tirée de la Bible où l'histoire d'Abraham offrant son fils apparait telle qu'ici décrite (Genèse chapitre 22).
Ce texte relate bien sûr une épreuve que Dieu envoie à Abraham pour éprouver sa foi. Cependant, ce texte contient également des éléments qui peuvent être lus symboliquement:
Le fils d'Abraham est une image du croyant (Abraham est le "père des croyants") méritant la punition de Dieu. En effet comme tout homme, il n'arrive pas à la perfection que Dieu demande dans ses commandements (tu ne voleras pas, tu ne regardera pas avec envie la femme ou les biens de ton prochain,...)
La Bible affirme "tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu" et encore, "le salaire du péché, c'est la mort"
La miséricorde de Dieu ne peut pas se caractériser par le pardon pur et simple, car l'oubli d'une faute (l'amnistie) est injuste par nature: ceux qui ont commis l'infraction profitent de leur crime. Pour pouvoir pardonner, il faut que les dégats commis soient réparés.
Dieu se révèle à Moïse en lui disant: "Je ne tiens pas le coupable pour innocent". La Torah tout entière met en évidence que "sans sang versé, il n'y a pas de pardon".
N'y a t'il donc aucune solution, le croyant (fils d'Abraham) est il condamné a périr?
Non, Dieu est miséricordieux, il substitue au coupable une victime innocente (le mouton) qui subit la punition à sa place.
La même question se pose aujourd'hui aux croyants, n'y a t'il pas de solution au problème des fautes que j'ai commises? Suis-je aussi condamné à périr? Ou faut-il aussi qu'une victime sacrificielle innocente meure à ma place?
C'est là qu'intervient le message de l'évangile (= la bonne nouvelle). Comme dans l'histoire d'Abraham, Dieu a fourni pour chacun de nous une solution.
Dans l'évangile, Jésus est appelé "l'Agneau de Dieu". Il était pur et sans péchés (A).
Jésus est venu volontairement dans le monde pour donner sa vie (B) afin que nous puissions être sauvés de la punition que nos fautes méritent. Il a été la victime innocente sacrifiée à la place des humains coupables devant Dieu:
"vous avez été rachetés ... par le sang précieux du Messie, comme d'un agneau sans défaut et sans tâche" (1 Pierre 1:19)
"Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, le Messie est mort pour nous." (Romains 5:8)
(ce n'est pas très très bien expliqué mais bon...c'était juste pour la petite histoire)
Publié par annousti à 00:15:06 dans la vie | Commentaires (5) | Permaliens
ils ont dit et vous direz