Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Inès A.

Au café bleu de la poésie

InèsFM

Loading

Compteur détraqué

Depuis le 01-10-2005 :
454485 visiteurs
Depuis le début du mois :
15475 visiteurs
Billets :
517 billets

botte de foin

combien êtes- vous en ligne et d\'où me lisez-vous?

la dague ou la drague | 07 mai 2006

...



c'était une question d'air...

une histoire qui commence....alors qu'on y pensait pas du tout...



elle s'appelait Ariane..

une fille comme tant d'autres mais si folle si débordante de délires et de désirs...

tous les jours elle passait devant la même boutique de jouets,

le genre de villages pour enfants dociles et moins dociles..surtout gatés...comme celui pas loin du boulevard Haussman.

Dans une vitrine, un clown en pantin désarticulé se mettait à se mouvoir quand elle passait

elle n'avait

rien remarqué au départ..

un jour elle s'arrêta pile devant la boutique pour attacher ses lacets défaits....qui se défont souvent , toujours même puisqu'elle ne fait que courir...toujours courir...(pourquoi?)

elle s'arrêta et puis une fois les noeuds faits , elle leva la tête ...et ... elle croisa le regard ému du clown ...elle ne pouvait le supporter..y avait quelque chose de culpabilisant d'infiniment triste...malgré le sourire...car le sourire était fissuré...il y avait une felure douloureuse.

le jour suivant elle avait un noeud au fond de la gorge...elle sentit qu'elle ne pouvait plus jamais passer devant cette vitrine...elle était passée quand même. elle s'était même arrêtée.

depuis elle passait tous les jours...le coeur battait. le coeur battait à nouveau..

le soir elle pensait à sa peluche..sa peluche elle pensait toujours à sa peluche alors que

cette peluche préférait prendre le train pour une île au nord...

elle pensait à sa peluche

sa peluche ne cherchait même pas à accompagner ses nuits de solitude...

elle avait quelque chose d'arrogant et d'incroyablement égoiste cette peluche

..elle n'était pas réactive...elle ne souriait pas, ne parlait pas et ne répondait même pas quand on pince son oreille gauche ...sa peluche, un petit ours mais ailleurs on ne veut pas de ses ours!

Ariane avait décidé de

ne pas attendre le retour de sa peluche.

il suffisait de regarder le JOurnal télévisé de france 2.

la décision fut prise.

quelques jours...tout s'était joué en deux semaines..un mois peut-être



le dimanche ...c'était un dimanche ...il fallit que ce soit un dimanche.

elle courut , elle eut besoin

qu'on la prenne dans des bras ,

qu'on la prenne dans des draps

quelque chose la rongeait

des frissons la perturbaient

ses nuits ressemblaient à des spasmes

peur que le coeur ne s'arrête de battre

par trop de vide par un creux avide

le besoin se mêlait à l'envie

envie d'avoir envie

de donner vie à un clown triste

c'était un dimanche

tout était fermé

elle s'est cogné contre la porte

elle frappait fort

personne n'ouvrit

elle avait alors enlevé ses chaussures de plomb

et les avait jeté sur la vitrine...

l'alarme s'est déclenchée...

tant pis

elle ne pouvait plus contrîoler l'envie de vol.

le temps se décomptait

comme son sang sur l'asphalte

elle courut les pieds nus comme elle ne l'avait jamais fait.

elle s'était caché dans une bouche d'égouts...

à bout de souffle

tout en sueur...

dans sa course elle pressait le clown contre sa poitrine..

il y avait quelque chose de maternel...

il avait quelque chose d'attendrissant

ils avaient Faim , très faim....

au petit matin les larmes du clown avaient disparu

il avait enfin un vrai sourire

il n'était plus un simple clown désarticulé...

et elle avait à nouveau des étoiles roses sur le corps et des soleils dans les yeux.

Ariane avait besoin de sa douceur , comme lui avait besoin de ses mains.

elle sait enfin

qu'il faut cueuillir le bonheur là où il se trouve.

il ya des terres qui donnent l'illusion

d'offrir à la vue des champs de coquelicots

mais les coquelicots ne sont que chimères amères.

il faut en posant le pas

détecter les terres stériles

où les mots se muent en mines minantes et morts imminentes...






__________________

dessin de witko (sad moon) dont je salue le talent encore une fois...(je vous conseille de cliquer le lien est dans mon blogroll)

Publié par annousti à 13:06:07 dans amour toujours | Commentaires (6) |

coool ...tomorrow i'll be kidnapped by ...her. But.. | 07 mai 2006

 

....tomorrow is today....that's why i'm so happy baby!

Publié par annousti à 02:59:44 dans amour toujours | Commentaires (2) |

Dora (en a ) maar...a(u) chat.. | 06 mai 2006



oui les belles choses ne durent pas ...car l'homme adore acheter les belles choses (généralement pour les jeter après)

Adjugé ...Vent-dû


encore un des pics -à -sots parti ..



________________



P.S. Non cette photo n'est pas un tableau.

Publié par annousti à 20:55:54 dans amour toujours | Commentaires (3) |

ces petits riens | 03 mai 2006



une chanson de Gainsbourg...

par amour pour les petits riens qui font un tout

"

Mieux vaut n'penser à rien
Que n'pas penser du tout
Rien c'est déjà
Rien c'est déjà beaucoup
On se souvient de rien
Et puisqu'on oublie tout
Rien c'est bien mieux
Rien c'est bien mieux que tout

Mieux vaut n'penser à rien
Que de penser à vous
Ça n'me vaut rien
Ça n'me vaut rien du tout
Comme si de rien
N'était je pense à tous
Ces petits riens
Qui me venaient de vous

Si c'était trois fois rien
Trois fois rien entre nous
Evidemment
Cà ne fait pas beaucoup
Ce sont ces petits riens
Que j'ai mis bout à bout
Ces petits riens
Qui me venaient de vous

Mieux vaut pleurer de rien
Que de rire de tout
Pleurer pour un rien
C'est déjà beaucoup
Mais vous vous n'avez rien
Dans le cœur et j'avoue
Je vous envie
Je vous en veux beaucoup

Ce sont ces petits riens
Qui me venaient de vous
Les voulez-vous ?
Tenez ! Que voulez-vous ?
Moi je ne veux pour rien
Au monde plus rien de vous
Pour être à vous
Faut être à moitié fou.
"____________________________

en marge mon commentaire chez EVA
à la question "qu'est-ce que tu deviens"
je réponds par l'absurde :
j'avais commis beaucoup de meurtres mais la victime était toujours la même:)
ou exaspérée
je peux répondre
(avec le sourire----comme toujours)
bein je deviens rien de rien
qui me retient
comme un chien dalmatien
ou un martien
sans les siens
sans les siens
qui devient
un carnassien
un raté de musicien
un héros balzacien
ou anti-héros camusien
avec un tragique cornélien
qui rompt les liens
et puis revient
l'air de rien
mais l'air qui fait du bien
l'air il n'en manque pas
et c'est déjà très bien

(presque dit façon "rap" pour raper comme du fromage les mots qui ne me font point hommage:)

_______________________
sur la photo

c'est sûr qu'elle pense à quelque chose, au moins la chupa chups qu'elle a dans la bouche (fraise/vanille)

Publié par annousti à 21:31:24 dans amour toujours | Commentaires (14) |

au luxembourg, un ange m'a mumuré ces mots | 03 mai 2006

............

Mais on s'en fout
Que tes ailes soient noires
Noires de quoi de ta soi- disant souillure
Non elles sont noires de tous ces mots d'amour
Ecrits en égrenant les grains de beauté
Tes ailes sont rouges de tes passions
N'aie pas honte
Y a pas de honte à aimer
Y a pas de crime à aimer une femme
O ce n'est pas une femme ce n'est pas grave
Si ce sont des femmes
Ne reste pas sur ton nuage et descends
Car sur cette putain de terre
Les femmes ont soif d'homme qui les respecte
Et les mène en consentement mutuel
Vers son lit dont l'oreiller est de plume d'oie
Dont les draps sont faits de fils de soie

Descends mais descends
Ne reste pas sur ton nuage
Je te promets
Je ne serai pas sage
Descends et rapporte moi en passant de là où tu es
Une étoile ou une constellation de toiles
et un peu de toi si tu peux
Embrasse-moi
comme tu peux
où tu veux
quand tu veux
comme tu veux
où tu peux
quand tu peux
embrasse-moi
embrase-moi
Oui je le veux

Mais on s'en fout de la foule
qui nous regarde la bouche bée
et qui s'offense de ce déphasage
pour une question d'âge
faisons les fous de passage
et qu'ils fassent les clowns de l'ermitage
on sourira de leurs index courbés
on rira de leur sale gueule car
toi et moi on a beaucoup galéré
pour être Libre
Libre d'aimer
Ce nectar qui enivre
Qui nous fait battre le coeur
Dont seuls toi et moi ou moi et toi
Et ceux qui nous ressemblent
Connaissent la nuance et la cadence
On rira de leur sale gueule
Et on criera dans toutes les cours
A crever les yeux des sourds
Ce n'est pas un crime AIMER

Et tant pis si en fin du compte
Tu t'appelles Gabrielle tout court
Et tant mieux si dans l'irréel infâme
Je vois naître de ton aile une femme




___________________________

POur la photo, c'est par ici (quel plaisir!)
http://absolumentfemmes.com/

Publié par annousti à 01:10:11 dans amour toujours | Commentaires (8) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| >>

y naissent des mots déments





Creative Commons License



Référencé par Blogtrafic 

cliquez/adoptez

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03