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Inès A.

Au café bleu de la poésie

InèsFM

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Compteur détraqué

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botte de foin

combien êtes- vous en ligne et d\'où me lisez-vous?

Hêtre où ne pas naître une main de bois ... | 11 octobre 2006

 


on est poète où on naît pas


on naît poète ou on n'est pas


________


le manuscrit du spleen, Les fleurs du mal poussent toujours là où on ne les attend pas


P.S. chut! Je marche sur la pointe des mots.Ici, il est interdit de crier.

Publié par annousti à 01:20:39 dans peau êtes | Commentaires (5) |

En attendant Margot | 25 septembre 2006


Tu es comme moi
Toujours du mal à partir et du mal à revenir
Et c'est toujours comme ça
Qu'on le veuille ou pas
Je saute une ligne

Je saute des lignes



Je fais des blancs ou des blanches
Et des mots des notes bien noires
Rythmer le jour à la double croche
Et faire on sorte que l'on s'accroche
A tout à ce qu'on peut
Même si pour un sursis c'est si peu
Et pour un sursaut c'est trop indécis
On apprend la pêche
à la ligne

sans rien à boire
sans rien à voir
avec ce qu'est la voie
ce qui naît de la voix
(ce kiné ? de la croix ?)

je saute

je sUrsaUte


vous direz

elle est sotte
et il est seau
ça c'est vrai
et à Sceaux
le Parc est beau
et les mariés aussi
pas vrai ?

enfin sauter à la corde
ouuuupsss
ne m'a jamais réussi
et le goût de la discorde
n'a engendré que des drames en si
futilement futiles
ou fatalement fragiles

bref !
je reprends mes anciens tics
passagère----------ment un moment
d'un bonheur les mots j'astique
pourquoi pas un saut à l'élastique ?

et je reviens
à la ligne
in-con-détestablement
je déraille
on me crie
à la ligne
garde à vous
Debout mais debout


Non c'étaient pour d'autres mots je m'invite chez vous en fait je ne savais pas comment ordonner tout ça ça m'a pris comme ça peut –être que ce quart d'heure comptabilisé ne m'a servi à rien et que les phrases désordonnées n'ont su rien donné du blablabla que je pourrai ingurgiter ou régurgiter à volonté ici ou ailleurs au garçon de café qui m'écoute avec une oreille distraite pourquoi vient-elle si ce n'est pas pour prendre un café ou un verre d'eau ou n'importe quoi j'enchaîne sur ce n'importe quoi il est 13h02 vous avez encore 7 minutes 7 minutes c'est à dire précisément 420 secondes je vous ai dit moi et les maths ça fait une pub pour « you'r a star » [eurostar]vous la connaissez cette pub avec pleins de jaunes d'œuf en ovule [je rectifie: un grand ovule et plusieurs petits jaunes d'oeuf en spermatozoîdes ]? heureusement j'ai l'estomac vide et la gorge sèche sinon...sinon quoi ?
Bref !
Je vois que j'arrive à réfléchir quand je suis à jeun mais physiquement à vrai dire à un certain moment qui n'est pas certain disons à partir de 18h il y a des oiseaux qui commencent à gazouiller dans mon ventre eh bien oui je ne raconte pas des salades (tiens pour ce soir elles seraient les bienvenues) c'est comme ça qu'on appelle ça dans ma langue matern--elle...en français on parle de gargouille-ments à vrai dire je n'ai rien contre les gargouilles de tout façon c'est mieux que des chimères au moins elles servent à quelque chose n'est –ce pas ?D'ailleurs, je...
- Melle A.
- Oui !(je sursaute (mais c'est elle qui revient à la ligne))
- Dites- moi
- (silence méditatif : mais je n'ai envie de rien vous dire vous n'avez qu'à m'examiner)


-dring dring [précision: le téléphone de mon médecin traitant sonne au moins deux fois pendant la consultation qui devient du coup une con-sultation à la con pour de bon]Oui demain oui oui oui et vous avez pris ce que je vous ai prescrit
-(mais moi je deviens une alouette plumée là ...grrrr)
-écoutez je suis en consultation
-(merde, il fallait le dire dès le départ pourquoi moi je me presse à dire dans le métro « je suis dans le métro » et je raccroche ou ‘j'arrive' et je raccroche ! de toute façon ce n'est pas pire qu'ailleurs (et c'est ça la pseudo fatalité de l'histoire)


- vous avez une carence en...vous Devez faire une cure de ... (et j'ai un prob-lème de de-en, j'ai mélangé les lettres et entendu ‘cancer')
- (je ferai mieux d'aller au Marché Richard-le -Noir et de louer un chariot électrique hérité gravé Richard –cœur-de Lion qui tout seul reconnaîtra mon adresse Je pourrai ainsi passer un bon dimanche (non c'est jeudi ou/et mardi le marché) mais est-ce que je pourrai tous les jours aménager du temps pour couper tous ces trucs en couleurs il me faut surtout de l'orange et du vert surtout le vert pour fortifier mes vers raisonnés fautes de rouge trop acide à mon goût et parfois même amer éviter tout ce qui est trop chère madame la prochaine fois je viendrai avec un couffin de plaquettes et de notices froissées...oh le décolleté c'est grave...j'ai horreur de tout ce qui est « comprimé tiens est-ce que je n'aurai pas oublié mon cahier dans le Malongo café Oui j'y vais toujours et parfois j'y vais sans y aller vraiment le café est passé de 1euros cinquante à deux youro ...bip bip bip.....on a dit 7 minutes, pas facile d'écrire contre la montre mieux vaut écrire avec) vous avez dit quoi ?pardon...


- écoutez je suis absente pendant un mois
- (bof !)
- on peut se revoir le 23 pour voir si le pro----blème se résout
- dans un mois ? euh...(esprit des maths si tu es là manifeste_ toi)
- 11h45 ?
- NON je vous rappellerai (et là tu es bien contente de ton « non »)
- ok ça marche
- (tant mieux on n'insiste pas tant mieux car je me sais capable de ne pas aller à ce genre de rdv...je ne sais pas d'où est-ce que j'ai eu cette affreuse manie)

et claque la porte
Dans la glace je me dis finalement elle a raison j'ai une mine atroce pâle comme un citron bien pressé bein oui il y a une différence entre la pâleur d'un citron et celle du citron pressé c'est comme un diabolo menthe et un diabolo grenadine enfin je déraille

bref
à un certain moment on dit je fais tout et n'importe quoi mais c'est une phrase très longue faite de « choses » qui s'annulent mutuellement et qui témoigne de notre lâcheté à avouer je ne fais Rien et parfois même cette phrase on essaye de l'adoucir en enlevant ce nœud (ne) je fais rien comme si ce rien était déjà quelque Chose ...enfin...non mais si c'est ça le problème ...Mon problème ...j'ai l'impression que ....et ce n'est toujours qu'une impression sur un imperméable qui permet de rentrer bien trempé chez soi...
bref !
je déraille
et le 7 se mue en 27
et quelqu'un me chante « Donne-moi de mes nouvelles » enfin c'est moi ...et après tout c'est normal c'est aux autres de me dire « tu as changé, tu as fait ceci et cela et tu attends de faire ceci et cela en attendant les prochaines nouvelles...dans un mois ? pourquoi pas ?
et je saute


et je ressaute




mais pas de joie
eh bien vous connaissez
bien plus que moi les chaussées de
ce gris pays qui ne pourra être le mien
(ah cet écho en bourdonnement « et bien plus que de toi l'amour de »...mon chéri)
ce gris pays qui ne pourra être le mien
où le matin on ne fait que sauter

le pire est de sauter une... pour tomber sur une autre

donc donc
à un certain moment il faut bien ouvrir les yeux
sinon un post-it indiquera :
ne pas annuler son rendez-vous avec l'ophtalmo

sur ce
donc
à un certain moment on sait qu'on va encore s'absenter pour un mois ...ou deux.
Et comme dirait l'autre soyons (de pas)sage mais pas (de)trop.
_______________

PS faute de temps, sauter les coquilles (saint jacques)
PSS faute de thon, manger des salades
PSS pour le son, ce n'était pas ça mais je n'ai trouvé que ça mais c'est le même artiste Allain Leprest -et c'est déjà grand chose
PSSSST ne dites pas que les jeux dits ne dînent qu'avec moi
PSSSStttttttt etc etc
_____________

sacré problème de mise en (déra)page
et Allain non accepté mais la Moreau je vais essayer en attendant Margot (mais qui est Margot?)

Publié par annousti à 14:44:57 dans peau êtes | Commentaires (9) |

Attention | 25 septembre 2006


Je dis ou je ne dis pas?
______
enfin retrouvé Leprest

Publié par annousti à 13:40:26 dans nostalgies et autres pensées bordéliques | Commentaires (2) |

ven(dan)geuse | 20 août 2006

A quoi penses-tu belle vendangeuse


Aux histoires sulfureuses du vin


Partagé aux baisers qui saignent


Sur la bouche de l'amant régulier


A quoi penses-tu quand tu piétines


Le fruit mûr à ces murmures résigné


Fruit qui se muera en résinée ou raisiné


Quel devenir pour la couleur de tes lèves


Quels rêves tisseront en fil bleu tes yeux


Ou peut-être penses-tu venir à l'avenir nue


Nue comme une caresse des nuits velours


Pour offrir ton corps sans fausse pudeur


Comme une musique de troubadour


Tu offres ta rythmique au regard qui te frôle


Artistiquement Tu joueras alors ton rôle


De Femme Et loin de ces lourdeurs urbaines


Ton balancement sonne en moi comme une


Chanson sépia une vieille rengaine


Rengaine des femmes au visage de lune


Rengaine des femmes des dunes de mon pays


Belle vendangeuse dis à quoi penses-tu


_________


Photo Le piéton de Charonne


 

Publié par annousti à 20:04:52 dans peau êtes | Commentaires (22) |

(...) | 19 août 2006


"Donne-moi de mes nouvelles" Allain Leprest

Publié par annousti à 16:21:36 dans amour toujours | Commentaires (7) |

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y naissent des mots déments





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